VI. Le Barbon. — Paris, in
VII. Carminuin libri très : Ejusdem EpistolsB selectae. — Paris, in-4%
"VIII. Socrate Chrestien. — Paris, in-8% 1652. "IX. Entretiens. -— Paris, in-4*, 1657.
" X. Aristippe. — Paris, in-4*, 1658.
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Le pRiiNG£ parut en 1631 , trois ans après la jtrise de la Rochelle, (j'est à la fois le' tableau de la situation politique de la France sous le règne de Louis XIII, et le poHrait de ce roi, embelli par une flatteuse éloquence et élevé jusqu'à Tidéal du prince chrétien. Cet ouvrage, qui ne rappelle celui de Machiavel que par le titre, fut moii)s bien accueilli que les Lettres, publiées en 1624, et, pour comble de disgrâce , il acheva de perdre Fauteur dans Tcsprit de Richelieu. S'il faut en croire certains témoignages contemporains, choqué de n'avoir pas reçu Thommage des premières productions de Balzac , le cardinal am'ait dit dans son mécontentement : « Se croit-il assez grand seigneur pour ne pas dédier ses hvres? » Mais ce qui l'aurait surtout blessé y ce sont deux lettres imprimées à la iin du Prikce, où, revenant avec une éloquente indiscrétion sur les dissentiments de la reine mère et du cardinal, l'écrivain, mal inspiré cette fois, rappelle au ministre, plus puissant que jamais, l'importun souvenir des vicissitudes de sa fortune à la Journée des Dupes, — Apologie de la Franco contre l'Espagne , et de la religion catholique contre l'hérésie, le Prince fut brûlé à Bruxelles* et en Angleterre. A Paris même, il
* Balzac rapporte lui-même, dous ses Enireliens, que son livre fut brûlé par le marquis d'Ayetonné dans un conseil qui fut tenu à Bruielles.
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suscita à son auteur quelques observations de la paît de la Sorbounc ; mais cet incident n'eut point de suites. Les propositions susceptiblci^ de censure avaient reçu un développement satisfaisant dans la plus correcte des deux éditions du Prince publiées ensemble , et c'était sur un exemplaire de la moins correcte, représenté en Tabsence de Tauteur par des mains ennemies, que la Sorbonne s'était alarmée. Ce piège de Tenvic, facilement découvert , et une profession sincère de soumission à l'autorité ecclésiastique, arrêtèrent les juges, et tout se termina par une lettre flatteuse que lui écrivit le doyen de la faculté de théologie*.
* Voici ce que Dal/ac écrivait de Paris sur ce sujet à M. Girard, oflicial de l'cgllsc d'Angoulèmc :
1 Mon intention ne fut jamais, comme vous sçavez, que de recounoistre la monarchie pour la meilleure forme de gouvernement, et TEglise catholique pour Tunique cspouse du Fils de Dieu. D'ailleurs je n'escris pas avec tant de négligence que je ne sois prest à rendre raison de ce que j'escris, et que je ne puisse défendre mes opinions contre les particuliers qui les attaquent; car, pour Taulhorité souveraine, vous estes tesmoin de l'humilité avec laquelle je m'y souînets... Noslre bon Terc a pris copie (de la lettre du doyen de Sorbonne ). H adjoU5te qu'Erasme ne receut jamais cet honneur de la Sorbonne, et qu'au lieu de condamner inu théologie, elle a rendu tesmoignage à mon éloquence... Pour vous, vous sçavez bien et je vous prie d'en advcrtir nos amis qui ne le sçavent pas, que tout ce qui est de ce tesmoignage et de cet honneur m'est venu d'une mesprisc. J'avois satisfait au désir de la Sorbonne longtemps avant que j'eusse appris qu'elle dcsirast quelque chose de moy ; mais deux éditions de mon livte ayant paru à la fois. mes parties lui présentèrent en mou absence un exemplaire de la moins correcte, où ma proposition n'estoit pas tout à fait développée, et dissimulèrent que dans l'autre j'avois osté tout prétexte à leur chicane et justifié par advance ce que je m'imaginois qu'ils voudroient me contester. » (25 janvier 1632.'i