FIN DE LA TABLE DV SOCRATE CHRESTIEN
TABLE DES MATIERES
ET
DES CHOSES LES PLVS REMARQVABLES
CONTENVES DANS L'ARISTIPPE
Action. 11 est aisé de se tromper dans le jugement qu'on fait des actions des hommes, puisque ceux qui les font y sont les premiers
trompez I9G
Affaires publiques. La spéculation en est plus honneste que le maniaient 161
Agrippa (d'), Ministre d'Estat de l'Empereur Auguste. ..... 262
Alcibiade(d') et de la vivacité de son esprit 212
l'Amitié (de). Sans elle la félicité est imparfaite et défectueuse, et la
Vertu foible et impuissante i6T>
Amis (les) sont les plus vtiles et les plus désirables des biens estran-
gers 165
Amour extravagant et ridicule de certaines Reynes hypocondriaques. 17t» Amour (de 1*) qui gouverne la Politique, lorsqu'vne Femme s'empare
de l'esprit d'vn Favory 255
Aristippe, nom de lAutheur de cet Ouvrage, qui il estoit. ^ . . 160
Artisan fameux dont parle l'Histoire d'Alexandre 202
Assemblées politiques. L'esprit y doit agir librement et sans contrainte, et la Prudence y exercer ses opérations en repos. ... 209
Autheur (de T) de cet Ouvrage 16'
Authorité (d'vne) aveugle et muette, 179. — Il y a des Grands qui
ne sont remarquables qne par leur Grandeur, 179.— Semblables à ces bautes montagnes infructueuses qui ne produisent ny berbc ny plante 179
Barberoussc (de), qui avoit intelligence avec Àiidiù* Dorie .... 2J8 Rirague (du Cardinnl). Bassesse remarquable 268
fi
Caton estoit vn austère Républicain, mais hors d'vsage, qui ne sçavoit pas s'accommoder à la portée de son Siècle, 232. — Application d'vn Vers de Virgile bien à propos 233
Christine (de), Reine de Suéde. Bel Eloge 163
Ciceron estoit courageux et vaillant, pour le moins dans le Sénat. . % 210
Citoyens (peu de) luy sont semblables aujourd'nuy 211
Cleon, Gouverneur de la Republique d'Athènes, mocqué pour son
extravagante probité 239
Gommines (Philippes de). Estonnement et surprise remarquable. . 264 Conférence. Quelque connoissante naturelle que nous ayons et quelque lumière qui nous vienne d'en haut, nous ne devons point mespriser ce surcroist de raison et ce plus grand esclaircissement
de vérité qui se tire de la Conférence lfltt
Conqueste (la) de la Grèce proposée à vn des plus petits Princes
d'Italie 203
Conseil (du). C'est le grand Elément de la vie civile, il n est gueres moins nécessaire que l'Eau et le Feu, 166. — Les Iugements les plus vils manquent de clarté en leurs propres inlerests, 167. — Celuy qui prend et reçoit conseil ne doit pas estre estimé moins
sage 171
Conseillers. Il y en a qui, par vne humeur chagrine et fantasque, opinent ordinairement à la mort et qui s'endorment quelquefois
sur les Fleurs-de-Lis 240
Cour (de la) et du commerce de piperies que l'on y exerce .... 215
Délibération. Gomment s'entend ce que les Romains disoient, qu'on devoit délibérer avec l'Occasion et en la présence des Affaires . . . 201
Demosthene parut trop pointilleux dans le Conseil d'Athènes sur le subjet d'vne petite Isle qui estoit contestée entre les Athéniens et le Roy Philippes 237
Dieu (de). 11 n'y a que luy seul qui soit pleinement content de soymesme 160
Discours (des) de cet Ouvrage, de leur autheur et la grande approbation qu'ils ont eue deçà et delà les Monts 162
Dorie (André) avoit intelligence avec Barberousse, quoy qu'il fust bon serviteur de l'Empereur Charles-Quint 218
Equivoques plaisans d'vn Homme de longue robbe qui avoit peu de connoissance des bonnes Lettres 185
Espernon (du Duc d') 159
Esprit (1') prend un merveilleux plaisir dans le raisonnement, 199. — Ce qui lui puroist amy et favorable dans la pensée, se révolte et devient contraire dans l'opération 200
Evenemens. Les plus grands ne sont pas tousjours produits par des grandes causes 19i
Faveur (la) est vne Fille qui lue bien souvent sa propre Mère. . . 255 Favoris (des), et leur description, 245. — Comment et par quels moyens ils s'introduisent et s'esleventà la Cour; et comment peu à peu ils s'emparent de l'Esprit d'vn Prince, 244. — De quelles ruses et de quels artifices ils se servent pour assujettir lout-à-fait le Prince, atin de régner eux-mesmes à descouvert, 244, 245. — De la captivité malheureuse en laquelle sont réduits les Princes par leurs Favoris, 252. — Il n'y a point de plus malheureux interrègne que la Vie d'vn Prince qui se laisse gouverner de la sorte par ses Favoris, 253. — Vn Prince en cet estat-là est mort civilement et s'est comme déposé soy-mcsrae ; ce n'est plus que son Effigie que l'on sert en public, 254. — Exemple d'vn Roy de Castille qui n'osoit pas mesme aller à la promenade ny prendre vn habillement neuf sans la permission de son Favory, 255. — De Testât malheureux auquel est réduit vn Estât ou Royaume lors qu'vn Favory obéît luy-mesme à vne maistresse et que l'Amour gouverne la Politique, 255. — Belle Leçon aux Rois et Princes touchant le choix et l'eslevation de leurs Favoris ou Ministres . . . 256 Favoris. Les Rois ne sçauroient presque vivre sans Favoris, 176. — Ce seroit vne tyrannie d'empescher les Rois d'en avoir, 176. — Ce n'est pas vn crime d'avoir vn Confident, 177. — Dans le Ciel il y a des regards bienfaisans et des inclinations favorables pluslost pour ccux-cy que pour ceux-là, 177. — Le Fils de Dieu a eu mesme en ce monde des Favoris, 177. —De la prudence et discrétion que doit apporter vn Prince au choix de ses Favoris et Ministres cl 'Estât, 178. — Souvent les Princes se trompent dans le choix qu'ils en font, eslevant des personnes de néant, sans vertu,
Digttizedby VjC
sans science et sans aucune expérience au Gouvernement et à l'administration des Affaires d'Eslat, 179 — Belles pensées touchant ces Grands-là, qui ne sont remarquables que par leur Grandeur, 179. — De la cause de cette nouvelle Faveur et de la naissance de cette mauvaise Aulhorité, 180. — Celte Faveur n'est point vne Créature de la Vertu, non pas me?me de la Vertu du Sang, 181. —Ces nouveaux agrandis se trompent, s'ils se persuadent que Dieu soit obligé de leur envoyer de l'esprit pour bien gouverner, et de faire valoir l'élection du Prince par la subite illumination de ses Ministres, 182. - Pour bien gouverner, il faut de l'instruction et de l'expérience, 18*2. — La bonne opinion qu'a de soy-mesme vn ignorant Favory, le jette dans vn perpétuel danger de se perdre et de perdre le pays 183
Femmes. De l'insolence de celles qui possèdent l'E>prit d'vn puissant Favory ou Ministre d Estât ; et combien vn Estât se trouve alors malheureux 255
Femme (vne) se voyant mesprisée par son Roy, jette de despit son mary dans la révolte pour se venger, sans qu'il sçeust par quel
mouvement il estoit poussé 193
Foi blesse d'Esprit. C'est vn subjel de consolation pour nostre pauvre Humanité de voir qu'il y ait eu de l'Homme dans les Héros !>59
Fortune (de la) et de ses productions extravagantes et ridicules. . 119
Fortune (la) est estimée Maistrcsse des evenemens et Arbitre des batailles, 209. — Cette puissance aveugle n'a point d'entrée ny de pouvoir dans les Assemblées Politiques 209
Fortune (la) veut que ceux qu'elle favorise se fient en elle. ... 20b*
Giberti, Evesque de Veronne et Dataiie du Pape Clément Vil, parut trop pointilleux parlant de la réconciliation du Royaume de Bohême avec l'Eglise 236
Guerres. Les passions des Valets mettent souvent en feu toute la Terre, non pas les interests des Maîtres, 192. — La guerre que le Roy de Perse entreprit contre la Grèce ne fut que pour conduire
vn Charlatan en son pays 192
Jalousie. Vne jalousie d'Amour entre des personnes particulières a esté la matière d'vnc guerre générale 191
Ignorance (I') est fort dangereuse en vne personne qui a le gouvernement et l'administration des Affaires d'vn Estât 184
Ignorance (Y) audacieuse a souvent présidé à la conduite des choses
humaines 182
Jnterest (de 1'). Il l'emporte tousjours sur l'Honneur, sur la Raison, 207. — Vn homme trop attaché à son interest n'est pas capable du Gouvernement et de l'Administration de l'Esiat. . . . 2(J6 Joseph, le Patriarche, grand Ministre d'Estat, merveilleusement honoré par Pharaon son Maistre 175
Italie (1') fournit d'cxcellens Trompeurs *. 225
Justice (la) trop severe et rigoureuse n'est pas tousjours la meilleure; elle est mesme quelquefois pernicieuse et dommageable, 233. — Quand on nous fait lustice, il faut s'imaginer qu'on nous fait grâce, sans s'amuser à pbintiller, 257. — Il vaut mieux n'avoir pas la veuë si bonne et si pénétrante dans la discussion des droits, de peur d'y trouver trop de lustice 238
Lanlgrave (le) de Hesse va aux Eaux de Spâ, et de là vient à Mets visiter le Duc d'Espernon . . 159
Lune (Alvare de), Favory d'vn Roy de Castille; à quel point d'insolence parvint sa faveur et sa puissance à l'endroit de son Maistre. 255
Mariage. Vne femme et des enfans sont de puissans empeschemens pour arrester vn homme qui court à la gloire . 271
Maximes pour gouverner heureusement et pour travailler au bien de l'Estat avec succez, 253. -~ 11 y a des Maximes qui ne sont pas justes de leur nature, mais que leur vsage justifie 2î5
Mecenas (de), Ministre d'Estat et Favory de l'Empereur Auguste, et de la facilité de ses mœurs 262
Médecin (Ici de la Rcyne de Perse fut cause de la guerre que le Roy Xcrxes fit en Grèce 192
Médecin (vn) se glorifie d'avoir tué vn homme avec la plus belle méthode du monde 197
Meleagre, à la suscitation de sa femme, se jette dans la révolte, et s'embarque dans le party du Tyran contre le Roy son Maistre, sans sçavoir au vray par quel mouvement il y estoit poussé. * . 195 j
Ministres d'Estat. Les Rois et les Princes ne sçauroient régner sans Ministres, 1(57. — Les Princes à faire ne peuvent se passer de ces gens-là, et les Princes faits en ont grand besoin, 169. — Explication de ce que dit Platon : « Que Dieu donnoit deux Esprits aux Rois pour gouverner, 169. — Divers degrez de Serviteurs, qui trouvent tous leur place dans l'administration de l'Estat, 169.— Beaux Eloges d'vn vray et parfait Ministre d'Estat, 170.— Outre les Dieux et les Démons dont les Anciens ont accompagné leurs Héros,
ils leur ont encore donné des Hommes pour les assister en leurs entreprises, 171. — Le Prince qui, au besoin, se sert du conseil d'vn Ministre, ne doit pas estre estimé moins sage ny moins souverain • 171
Ministre (le) sage et fidèle se peut dire le tempérament de la Puissance d'vn seul et le bien commun de la Republique, 175. — En Grèce les Ministres d'Estat regnoient avec les Rois, 175. — En Perse ils estoient nommez les Yeux du Roy, 173. — Les Empereurs Romains les honoroient du titre d'Amis et de Compagnons, 173. — Ils leur ont fait ériger des Statues vis-à-vis des leurs et leur ont rendu de grands honneurs, 175. — Ceux qui ont vne probité passionnée, indocile et impétueuse, ne sont pas ceux que Ton doit appeller auprès de la personne du Prince; leur employ réussit mieux en estant esloignez, 224; voy. Probité passionnée. — Maximes que doivent apprendre ceux qui sont appeliez au gouvernement des Affaires d'Estat, 225. — Il sVn trouve qui, pour paroistre vertueux et incorruptibles dans leurs Charges, se rendent ridicules par vne extravagante probité 226
Ministres (des) d'Estat et du Ministère, 261. — Des soins qu'vn Prince doit apporter au choix d'vn* Ministre, 262. — Deux vrais et parfaits Ministres d'Estat, 263. — C'est vne chose bien rare qu'vn brave Ministre ou vn Favory, 263. — Portrait d'vn vray et parfait Ministre d'Estat.. . 265
Ministre d'Estat (vn) doit avoir autant de hardiesse que de sagesse; 11 doit avoir vne égalité d'Esprit, qui doit paroistre dans les divers changemens des choses humaines, dans le flux et reflux de la Cour, 264. — Il doit estre constant et résolu, sans s'estonner d'aucune mauvaise nouvelle ou d'aucun mauvais succez, 265. — L'Eslude et la Sagesse n'est pas vn secours inutile à la magnanimité et au jugement d'vn Ministre, 266. — Il doit aimer la personne du Prince aussi bien que son Estât, et Pvn et l'autre également, 268. — Si le Ministre se marie, il ne prendra point d'alliance qui soit suspecte à l'Estat, ny qui luy donne jalousie, 269.-11 doit renoncer au Sang et à sa Parenté, 269. — S'il ne se marie point, ce sera vn avantage aux affaires de son Maistre 269
Minisire Espagnol (vn) ne put jamais se résoudre à reconnoistre pour Roy de France le feu Iloy Henry le Grand; il ne le put jamais appeller que le Bearnois, ou le Prince de Bearn, lors qu'il luy vouloit faire faveur '226
Mucien, Ministre d'Estat de l'Empereur Vaspasian 1<î8
Ni'slor bon Ministre d'Estat. Souhait d'Agamemuon 171
Nui et. Pour quoy les Poëtes Grecs luy ont donne le nom de Sage et de Conseillère , . . . . 170
530 ŒUVKES DE BALZAC.
Occasion (V) est subjetle au changement ' .201
Orange ( du Prince Maurice d' ). 11 n'a jamais voulu se marier pour diverses considérations 272
Peinture (la) a beau représenter la chose, ce n'est pas elle pourtant, il y a tousjours de la différence 200
Phocion (de) et de la solidité de son esprit 212
Pisani (le Marquis de) grandement affectionné pour le service du Roy. . . 268
Poêles (les) ont esté les anciens Précepteurs du genre humain. . . 170
Politique (la) ne laisse pas d'estre malheureuse sans que le Ciel s'en mesle 203
Présomption. 11 y a quelque chose de plus noble dans la Présomption que dans la Foiblesse, et pareils excez sont moins blasraables que pareils défauts 260
Probité passionnée, ridicule et impétueuse, que l'on peut autrement appeller Vertu brutale, 224. — Ceux qui ont cette obstination naturelle et qui ne connoissent et ne veulent connoistre d'autre raison que la leur, ne sont pas fort propres à gouverner va Estât, 2*25. — Ils tombent souvent dans des abysmes au milieu du chemin et heurtent sans cesse contre des Escueils pour avoir l'honneur de ne point gauchir, 225. — Ils ne s'expriment qu'en termes affirmalifs et décident les matières les plus douteuses et les plus embrouillées par vn Cela est, 228. — Ils sont à préférer aux Timides, 228. — Celle audace et cette fierté ont eu de l'approbation en quelques rencontre?, et ont quelquefois réussi, 228. — Ces genslà qui sont de ce naturel, difficilement s'entendent avec l'Ennemy, mais ils se cabrent facilement contre leur Maistre, 229. — Ils ne sont pas propres auprès de la personne d'vn Prince; leur ewploy réussit mieux en estant esloignez, 250. — Ils aiment l' Estât et la Patrie; mais ils haïssent la dépendance et la subjetion, 250. — Ils sont bons gouverneurs de Province et bons Gardiens de la Frontière, mais iis ne sont pas propres pour eslrc bons Ministres d'Estat ny bons Courtisans, 251 . — Dans les Affaires où il se peut prendre divers partis, et où de plusieurs qui s'offrent l'on doit choisir le plus propre pour les bien manier, on les voit tousjours dans Pvne ou dans l'autre cxlremité, 251. — Ils sont ennemis de tout accommodement, et ne connoissent point ces lemperamens ou ajustemens qu'on employé si vtilement pour la perfection des Aftàires,23*2 . — Dans vn Estât qui meurt de vieillesse, ils voudroient faire la mesme chose que s'ils gouvernoientdans vne Re-
TABLE D'ARISTiPPE. 557
publique nouvellement cstablie, 232. — Semblables à Galon, opinant dans la cause de César, 232. — Maximes qu'ils devraient apprendre pour bien gouverner, 234. — 11 ne faut estre ny trop severe ny trop rigide, et faut quelquefois s'accommoder au temps et à la saison, 235. — 11 n'est pas nécessaire de pointiller sur les formes ny sur les paroles. Grands Personnages blasmez pour ce subjet, 236, 237. — Il vaut mieux n'avoir pas la veuë si bonne et si pénétrante dans la discussion des Droicts, de peur de descouvrir trop de Iustice, 238. — - Il s'en trouve qui, pour paroistre vertueux et incorruptibles dans leurs Charges, se rendent ridicules par vne extravagante probité, 239. — Il y en a qui, de peur de favoriser quelqu'vn, desapprouvent, blnsment et condamnent tout le monde, et le plus souvent sans savoir pourquoy, 240. — Telles gens ne sont pas ceux qui doivent estre appeliez aux Conseils des
Rois 241
Prudence. On peut estre imprudent du consentement de la Prudence 206
Raison (la), mesme la plus droicte et la plus esclairce, s'égare sou- vent ; et les hommes les plus habiles et les plus intelligens sont
subjets à se tromper 199
Remèdes. Il y en a de sales, ce sont neantmoins remèdes .... 235
Royauté (la) n'est point compatible avec la subjetion 258
Rois (les) ne se doivent pas contenter d'vne innocence personnelle et particulière, et il ne leur sert de rien d'estre justes s'ils se perdent par l'injustice de leurs Ministres, 256. — Saillie assez bonne et bien à propos que fit vn Religieux italien preschant devant vn Prince du mesme pays, 257. — Response du sçavant et sage Lipse sur ce subjet 258
Sagesse. Réfutation de ce que disent certains Philosophes, que le Sage n'a besoin de personne, et que tout ce qui est séparé de luy ne luy sert de rim 165
Sages (des) de la Cour qui se conseillent eux-mesmes au lieu de conseiller leur Maistre, 207. — Vn homme sage ne peut pas garantir les succez; mais doit respondre de ses intention* et de ses advis, 209. — Nos Prudens politiques devroient imiter le Courage et la Magnanimité de Ciceron, 21t. — La Timidité s'empare de leur Esprit, de sorte qu'ils désespèrent avant qu'il faille craindre, 211 . — Ils règlent leurs délibérations comme si tous les accidens qui sont douteux dévoient advenir ; et d'ordinaire ils n'agisn 30
scnl point pour vouloir agir trop seu rement, 211. — Us doivent considérer que tout le mal qui peut arriver n'arrive pas, 211. — Ils n'enfoncent gueres les Affaires et ne les conduisent que rarerement à leur dernier point, 212. — Leur sagesse se haste dés la sortie de leur Ame, et sans en venir à l'action, 212. — C'est vne erreur de s'imaginer que la Sagesse ne puisse jamais estre courageuse, qu'elle doive tousjours craindre et tousjours trembler, 212. — Il faut appelle r le péril au secours du péril, et sortir d'vn mal par vn autre mal. 215. — Mauvaise conduite de ces Sages Ministres lors qu'il arrive quelque mauvaise affaire, quelque trouble ou quelque rébellion dans l'Estat, 214. — Us sont aussi le plus souvent amis des Estrangers: et appréhendent beaucoup plus de dcsplaire au Roy leur Voisin que de desservir le Roy leur Maistre, 216. — Si quelque injure sensible et qui ne se peut dissimuler oblige l'Estat à vn ressentiment public, alors ils blasmenl la chose, non dans son principe, mais dans les suites et par ses effets, 216. — Ils sont semblables aux Ministres de Carthage,qui ne pouvoient se consoler des Victoires d'Annibal en Italie, 217. — Pareils Ministres ont esté cause de la iin de deux Empires et ont perdu Rome et Constantinople, 217. — Us ne voudroient pas vendre et livrer leur Maistre, mais ils ne sont pas faschez que le Monde sçache qu'ils le peuvent faire, 217. — Ils ont mesme quelquefois intelligence avec les Minisires des autres Princes, quoy qu'en pleine guerre, 217. —Dans les affaires particulières, ils ne donnent que de belles paroles et de bonnes responses en gênerai» sans jamais obliger précisément, et sçavent ainsi lasser la patience des Solliciteurs et les mettre souvent au desespoir, 219- — Rien ne se peut imaginer de plus doux ny de plus tranquille que leur malice ; ils frappent (comme l'on dit) sans lever le bras. . . 220 Société. Les hommes ne peuvent ny bien vivre, ny estre hommes, ny estre heureux lcsvns sans les autres, 166. — Avantage qu'a la Société sur la solitude, 166. — Des avantages de la Société sur la
Solitude, Voy. Société 167
Solitude (de la). 11 n'y a que Dieu seul qui jouisse d'vne Solitude
bien-heureuse 166
Stilicon finit malheureusement sa vie pour avoir eu trop d'ambition
pour ses enlàiis »..-.. 272
Subtilité. De ceux qui ont l'intelligence trop vague et trop estenduë et qui raisonnent avec excez, 188. — Semblables à des Tireurs d'Essences^ 188. — Ce sont des Hérétiques dJ Estât, 188. —11 y a eu de ces Spéculatifs en tout Pays qui ont donne plus de liberté qu'ils ne dévoient à leurs conjectures et à leurs soupçons. 189. -— Visions estranges et ridicules que produit en eux vne fausse subtilité, 189. — Ils présument trnp avantageusement d'vn Homme qui est souvent moins que médiocre ; qui n'a que le quart ou la moitié de la partie Raisonnable, 191. — Les grands eveneinens ne sont pas tousjours produits par les grandes causes.
Voy. Evenemens, 191. — La mauvaise subtilité est cause que les choses ne se font point, 195. — Il n'est pas nécessaire qu'vn Ministre d'Estat ait tant de subtilité, 196. — Vn grand esprit tout seul est vn grand instrument à faire des fautes, 197. — La sobriété de sçavoir et de connoistre est vne bonne chose 197
Timidité (delà). Elle est dangereuse et préjudiciable en vn Ministre d'Estat ou Favory 208
Timides (les) sont mis au nombre des Empoisonneurs et des Assassins ; Gomment cela s'entend, 209. — Ce sont les derniers et les pires de tous les Lasches, 209. — Vn homme sage doit attendre sans s'estonner que la mauvaise Fortune soit venue 210
Traité. Il seroit expédient de quitter quelque chose de la Raison et de l'Honneur, plustost que de manquera faire vn bon et honneste accommodement 238
Tyrans (dos), el comment ils se font et se forment peu à peu. 244, 245