‹ Œuvres de J. RacineChapitre 144 sur 222 · DE DIVERS A DIVERS · texte numérisé non relu

DE DIVERS A DIVERS

Ce 10. aTril 1691.

Cl ne sont pas les scrupules du frère François* qui ont été cause que j'ai tant diffëré à tous écrire de VAthaCie^ pour remercier Tau-

LiTTEa I (rerae sur raatographe, conaerré à la Bibliothèque impériale pêmû les manmcriti de Racine). — i. En tète de l*aatogniphe on a écrit : M' Ammmié^ et ao-deMons : Antoine ; puia encore : « Cette lettre n*a point été écrite à Racine. EOe n*ett point exacte dans l'imprimé. 1» Qnelqnes éditeurs des OBturrés de Racine Pont intitulée : Lettre d^Arnaiild à BoUeau, Aimé- MartÎA, arertî par M. Cousin, a substitué le nom de Willard (il écrit FieiU Urd) k eeki de Boîlean. Le doute sur la nécessité de cette rectification d'adresse ■^éCaît pns possible. Une copie de cette lettre, qui est à la Bibliothèque de Troycs, Kaiae n* a537, porte à la marge : « Cette lettre est écrite à M. Vieil* lard {iitez Willard) , qui logeoit auprès de M. Racine, dans la rue des Bflaçoos. » On remarquera qu*Amauld, dans un passage de sa lettre, dit à son coiiespondant, en parlant de Racine : <c votre voisin. » On la trouve împrioaée an tome T1II, p. 3a6 et 3^7 des Lettre* de M, Antoine Amauld (Haacy, 1717. in-ia), avec oea mots en tête de la lettre : « X M. Ynillart. » Loois Racine Fa insérée dans ses Mémoiree (voyex notre tome I, p. 3 17), avee quelques suppressions et sans dire à qui elle est adressée.

a. Les mots m scrupules du frère François » ont été, à l'exeeption dn second, bilTés dans l'autographe, mais se lisent assex distinctement sous les lateres. On a remplacé ,^re Franeoie par des points, et dm par de^ dans l'im* priminn de 1727 des Lettres tPAmamtd, et dans la copie de Trojes. Germain Gemier (1807), et, après lui, Aimé-Martin ont mis : « les scrupules du P. Maasillon, » ce qui n*est nulleoMUt dans la lettre originale, et n'avait d'ailleurs, sous la plume d* Amauld, aucune vraisemblance. On a pensé è Mas* oBoB uniquement en souvenir de Pentretien qui avait eu lieu entre Boileau, Maasillon et Montcbesnay sur la comédie, et qui a été l'occasion de la lettre de Boîlean à Montcbenay, en date de septembre 1707. Cet entretien fiit bien

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r teur du prëfent qu'U m'en a fidt. Je l'ai reçae tard, et l'ai lue aot- ^ sitôt deux on troif foif arec grande satisfaction; mais j'ai depnb été si occupa, que je n'ai pas cm me pouToir détonmer pour quoi que ce soit : à qnoi ont succëdë des empêchements d'écrire qui renoient d'autres causes. Si j'arois plus de loisir, je tous marqnat>is plus au long ce que j'ai trouTé dans cette pièce qui me la frit admirer. Le sujet 7 est traite arec un art menrmlleux, les caractères bien soutenus, les Ters nobles et naturels. Ce qu'on 7 fidt dire aux gens de bien inspire du re^ect pour la religion et pour la Tertu; ce que l'on fidt dire aux méchants n'empêche point qu'on n*ait de l'horreur de leur malice : en quoi je trouTe que beaucoup de poètes sont blâmables, mettant tout leur esprit à fidre parier leurs personnages d'une manière qui peut rendre leur cause si bonne, qu'on est plus porté ou à approurer ou à excuser les plus méchantes actions qu'à en aToir de la haine. Mais, conmie il est bien dif> ficUe que deux enfimts du même père soient si également parfidts qu'il n'ait pas plus d'inclination pour l'un que pour l'autre, je toudrois bien saToir laquelle de ses deux pièces Totre Toisin aime daTantage. Mais pour moi, je vous dind franchement que les charmes de la cadette n'ont pu m'empêcher de donner la préférence à l'ainée'. J'en ai beaucoup de raisons, dont la principale est que j'j troure beaucoup plus de choses très-édifiantes et trèscapables d'inspirer la piété. Je suis tout à tous^.

portérieor k l'époque i^Mkalie. Le frère Fraaçoi* doit être Flmçob Caelphs (▼oyes ci-dMiiis, p. 41 , note 5 de la lettre 98), qui atait ^purenuMAt qôalqnet objeetions contre les pièces de thèâtie, même quand «Des étaient eoMpoaées sur des aajett Mcrés.

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