Catuiqiu m, stance a : Tojes an tome lY, p. i
Lima 5. — I . Ce fragment de lettre est nn de ceux qne nons emprantoBs kV Appendice dn tome YI de Port-Royal^ par M. Sainte-Beuve; il s'y trouve aux pages a5i et a5a. Yoyez ci-dessns, p. 292, la note a de la lettre 190.
a. Le bean-père de la fiUe atnée de Racine, Marie-Catherine, est noauné dans Tacte de mariage de celle-d M* Claude Collin de Moramber , ancien «Tocat en la conr. On Toit par la lettre que nous donnons ici qa*il était lié d'amitié arec Willard et avec de Préibntaine.
3. Il 7 arait neuf mois seulement que Marie-Catberine Racine aTatt qmtfeé Port-Rojal. Elle était rerenne auprès de ses parents après les fêtes de Piques (fia de mars 1698). Yoyes ci-dessos, p. ii3 et ai4, la lettre 168, datée da 16 mars 1698.
LETTRES. 3i9
fait, je dis & M. Racine ce que j*apprenois, et le priai de former TT" hii-mdme le langage que je tiendrois aux personnes qui m'en par- ^ leroient comme me croyant son ami. Alors il m^ouTnt son oosnr, et mVxpliqoa confidemment ses idëes sur le mariage et la qualité de Talliance qu'il cherchoit pour sa fille, ajoutant que s'il trouToit de quoi remplir solidement ces idëes, comme seroit un jeune aro* eat de bon esprit, bien élerë, forme de bonne main, qui eât eu d^jà qudque succès dans des coups d'essai et premiers plaidoyers, ■Tec un bien raisonnable et légitimement acquis, il le prëfëreroit MBS boiter a un plus grand établissement, quoi que lui fissent entreroir et espérer des gens fort qualifiés et fort accrédités qui vonloient marier sa fille. U m'invita bonnement à j penser. M. de Moramber le fils, qu'on nomme Riberpré, du nom d'un fief qu*a le père â Ëdaron^, me vint voir quelques jours après, â son retour de la campagne. H y avoit passé deux mois, à un autre lieu près de Beaumont-sur-Oise, où ils ont aussi du bien, et me dit que, durant ces deux mois, il avoit étudié sept beures par jour avec son père. Outre que je lui savois tout ce que M. Racine desiroit, je le trouvai de plus si formé et plein de tant de raison, de bons sentiments et de bon goût, qu'après avoir pris langue du père et de la mère, qui m'applaudirent, je fis la proposition à M. Racine. 0 l'agréa fort. On a fait ensuite toutes les démarcbes qu'il convient pour parvenir k ces bons comptes qui font les bons amis. Tout a cadré à ioubait. On est très-content de part et d'autre et des personnes et des biens. M. Racine ne donne que vingt mille écus, mais en très-bon bien*. M. de Moramber ne veut pas qu'on le sache, en donnant plus de quinze mille à son fils, qui a de grandes eq>â«nces encore, de père, mère, et de sa scsur ainée *, qui ne se vent point marier.... La demoiselle a dix-huit à dix-neuf ans% et le cavalier vingt-cinq à vingt- six. Chacun les trouve assortis à souhait. M. Racine me nomme le Raphaël de cette alliance, et dit le
4. fioorg en Champagne, dioeèse et intendance de Chàlons , anjonrd*hnl dans la Haute-Marne, arrondissement de Vassy, canton de Saint*Dizier.
5. Par son contrat de mariage, passé le 5 janvier 1699 derant M* CaiUet, notaire à Paris, Marie-Catherine Racine fut dutée de trente mille llTres tant en deniers comptants qa*en fonds de rentes. Cest ce qne nous arons trouvé consuté dans le partage de la succession de Catherine de Romanet, Teure de Jean Racine, lait à Paris le ao décembre I73a, par-derant M* Sellier, notaire à Paris.
t, Dorothée-Marguerite CoDin de Moramber, qui dans l*acte de mariage de Marie-Catherine Racine est nommée parmi les témoins. Yoyei an tome I ,
7. Elle était dans sa diz-neuTième année, étant née le 1 7 mai 1680.
3ao LETTRES.
"^TZT dernier joar an pasteur et bon ami de Saint-S^rerin * qa*U n^oobUeroit jamais Tobligation qa*il a k Tentremetteor. Comme je sois t^ moin et charme de la bonne éducation qu'ils ont eue tous deux, je n*ai qu'à souhaiter que le Raphaël valût prix pour prix la jeune Sara* et le jeune Tobie. Ils seront mariés le 7 de janrier. Les articles furent sign^ le a3 de ce mois. On publie les bans à trois ibis, selon l'ordre et selon l'inclination de si bons paroissiens de part et d'autre. L'alliance est tout à fait belle du côte de Mme deMoramber'*. Sa mère ëtoit cousine germaine du pr^ident de Perigny", père de Mmes Daguesseau et de la Houssaje '*, et alliée des Montholon, Seguier, le Picard, le Coigneux, Angran '*, etc. H n'7 aura que neuf ou dix conviés de part et d'autre, et M. Despréaux avec le Raphaël, les deux amis des époux et des deux familles. Cet article est un peu long; mais tous estimez M. Racine, et tous aimez M. de Moramber, et tous daignez avoir mille bontés pour moi. Je recommande cette alliance à tos prières, Monsieur.