DB M. WILLARD A M. DB PRéFONTAUtB
10 janviar 1699.
....Lb mariage fiit cëlébr^ le 7*. Monsieur de Saint-S^rerin en fit la cérëmonie à Saint-Snlpice avec Tagrëment du cure ; car c'est depuis quelques années la paroisse de M. Bacine, aupararant de celle de Saioi-SëTerin, sur laquelle est M. de Moramber. M. Racine donna le diner des noces. Monsieur le Prince lui aroit enrojé pour oda, deox ou trois jours aupararant, un mulet charge de gibier et de Tenaison. U y aroit un jeune sanglier tout entier. Le soir il n'y eut point de souper chez le père de Tëponx, arec lequel on ëtoit eonrena qu'il donneroit plutôt un diner le lendemain, afin qu'il n'y eât point deux grands repas en un jour. Tout finit donc le soir des noces par une courte et pathétique exhortation de Monsieur de Saint- Sérerin sur la bénédiction du lit nuptial qu'il fit. M. et Mme Racine se retirèrent à huit [heures] et demie. Les jeunes gens firent la lecture de piété ordinaire à la prière du soir arec la famille. Le père , comme pasteur domestique, répéta la substance de l'instruction de Monsieur le curé ; et tout étoit en repos comme de coutume arant onze heures. Il n'y eut point d'autres garçons de la noce, ou plotdl amis des époux, que M. Despréaux et moi. Ainsi l'on y rit Vtffet des prières de la bonne Mère abbesse de Port-Royal, gnuMletante de l'épouse, et de l'excellent ami que tous allex reconndtret Monaienr, a son style ordinaire, auquel tous êtes fait'. Comme il est ami de M. Racine, qu'il avoit su mon Toisin à la me des Maçons, il lui en donne toujours le nom *, J'arois recommandé cette alliance à ses prières. Voici donc sa réponse : «c Je félicite l'illustre foUin de l'heureuse alliance dont tous êtes l'entremetteur ou plutôt le médiateur, médiateur entre Dieu et tos amis ; car un bon mariage ne peut Tenir que de Dieu : Domtu et diçUim dantur a p«t~ rtmtihmt^ a Domino amiem pbopais uxor prwlens*. Le Seigneur tous a donc choisi pour ménager, de sa part et en son nom, un mariage qui, selon Totre rapport, a tant de marques de la destination et du choix de Dieu. Je m'acquitterai du deroir de l'offinr à Dieu, et en
Lama 6. — 1. Ce fragmant de lettre ait tiré da V Appendice da tome YI da Porê-Bûxelt p. ^53 et «54.
a. Yoyas Tacte da mariaga da Mari^Othariaa Racine, au tome I, p. i83 tt 184.
3« 11 s'agit da P. Qaasnel, alors retiré àBruxellas. {Note de M. Sainte-Beuve,)