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a4 mars 1699.
.... Il {tahhé Renaudot*) me laissa chez le malade parce que je voulus voir lever le premier appareil d'une incision qu'on lui avoit faite la veille au côté droit, un peu au-dessous de la mamelle. C'est une incision cruciale. U en sortit une demi-poilette* de pus bien cuit. U n'en est point sorti depuis ; mais il lui faut quelques jours pour se former. On ne sait s'il n'j a point d'abcès au poumon on
Lama 9. — i. Ce fragment est tiré de V Appendice da tome TI de Fort" Rofol^ p. a55.
a. L'état effrayant où Raeîne fat alors, et qui fit bientôt place à aae amé- Koration de pea de dorée, est attesté aussi par le Journal de Dangeam^ à la date da dinunche i5 mars 1699 : « Raciae est à Pextrémité; on n'en espère plos rien ; il est fort regretté par les coartisans, et le Roi même parott affligé de l'état où il est, et s*en informe avec beaacoop de bonté. »
LimB 10. — I. Ce fragment est aai pages a55 et a56 de V Appendice da tome VI de Port^Rojal,
a. Voyei d-dessas, p. 67, la note 3 de la lettre 107.
3. PoiUtte, pour palette (cette dernière forme, seole nsitée aojourd'liui, 8*est introdaite par corraption), a été aossi employé dans le même sens par Mme de Sévigné, lettre 994, tome TIf , p. 5o6. Toyei le Lexique Je Mme de Sévigné, au mot PoiLtm.
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an foie. La patience et la douceur du malade, naturellement ^^ prompt et impatient, est un yrai ouvrage de la miséricorde du Seigneur. Il est en danger, mais si bien dispose qu'il témoigne plus craindre le retour de la santé que la fin de sa vie. « Je n*ai jamais eu la force de faire pénitence, disoit-il confidemment le dernier jour à une personne. Quel avantage pour moi que Dieu m*ait lait la miséricorde de me donner celle-ci ! • Il est tout plein de semblables sentiments. U lui en échappe quelques-uns quand il sent près de lui quelqu'un de confiance. Je le recommande. Monsieur, très-instamment à vos prières. Tout Paris prend grande part à son danger, comme toute la cour; et tout le monde souhaite passionnément sa conservation. H est dans une réputation de candeur, de droiture, de probité, qui le rend plus précieux à ses amis et aux honnêtes gens que son bel esprit. Son gendre et sa sœur, Mlle de Moramber, sont sans cesse à le servir avec son fils et son épouse, et tous se surpassent chacun en sa manière.
Ce a5 mars, vert le soir*.
Je sort de chez le pauvre M. Racine. On le trouve toujours en danger*, quoique les accidents diminuent : je crains beaucoup la fin. Elle peut n'être pas si proche ; mais, selon les apparences, elle sera triste pour nous. U est entre les mains de celui qui deducit ad in feras et reducit*^ qui eripit de poriis mortW ^ qui dixit populo suo : c Rgo sum DominuSy sanator tuus*^ » et de qui saint Augustin dit : Omnipotenti medico nihii est însanabUe^, U est le Seigneur tout-puissant et le médecin tout-puissant aussi. Rien donc n'est hors de son pouvoir. Nulle maladie n'est incurable pour lui. H n'y a qu'à l'adorer et à le laisser faire.
i. Cest dans la même lettre qae WiUard continae ainsi à cette date.
5. Boileau écrÎTait anssi à Brossette le même jour : « La maladie de M. Radoe, qmi est encore en fort grand danger^ a été cause. Monsieur, que j*ai tardé quelques jours à vous faire réponse. »
6. « Qui fait descendre an tombeau et qui en ramène. > (LÎTre I des RoU^ chapitre n, verset 6.)
7. « Qui arradie des portes de la mort. » La citation n*est pas textuelle, si elle est empruntée, comme nous le croyons, au Psaume ix, verset i5 : Qui exaltas me de portis mortis,
8. « Qui a dit à son peuple : «c Je suis le Seigneur, qui te guéris. » (Exode^ chapitre xt, verset a6.)
9. «c Pour le médecin tout-puissant rien n'est inearable. » (Enarratio im pealmum en.) Voyex an tome IV, a'* partie, col. 11 14 F, des Œuvres de saint Augustin (édition des Bénédictins, Paris, M.DC.LXXXI).
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