DE BOUILLON
[Man 1699.]
Jb me suis prirë du plaisir de tous écrire les deux derniers ordinaires. Monseigneur, pour tous épargner la peine de lire des lettres qui ne tous auroient rien appris. Je n*en userob pas ainsi si j'osois me flatter que tous eussiez autant de goût à receToir les marques de mon attachement que j*en ai à tous les donner. Je suis persuadé que tous serez tout à fait fâché d'apprendre Textrémité de la maladie du pauTre Racine : il a une grosse fièTre continue
4. L'abbé de Hmte-PontuiM, M. le Roi, dont Willard «rait été le secrétaire, comme nous Parons dit ci-detcas, p. ai, à la note 1 de la lettre 89.
LsTTBn 8. — I . L'aatograpbe de cette lettre, que Bons ne donnons qn*e& partie, parce qu'elle n*ett pas tout «tière intéressante punr nous , appvtieat i M. L. Yejdt, ancien député d* Anvers et anden nûmstre des finances du royaume de Belgique, qoi a bien Toalo nous en communiquer une copie. M. Sainte-Benve en arait déjà cité les lignes oà le correspondant du Cardinal parle de la maladie de Racine. Toyes V Appendice du tome YI de Port-Rojral, p. a56, note 1. — La lettre originale est sans snscription ; mais il n*est pas douteux qu'elle n*ait été adressée an cardinal de Bouillon, dont fabbé de Yaubrun était leconrespon» dant onlinaire, pendant que le prélat était à Rome, et, dit Saint-Simon, m son cspioa, son agent. » (Yoyez les Mémoires de Sédmt'Simom, tome II, p. 41S, et tome IX, p. a5 et a6.) Ce qui ne peut laisser aucune incertitude, c'est que, dans nn des passages de la lettre supprimés ici, l'abbé de Yaubrun parle longuement du parti que prend Mlle d'Aurergne (c'était, croyons-nous, une des sœurs du Cardinal) de se fiûre carmélite. On remarquera surtout la dernière phrase de notre fragment. Cétait du cardinal de Bouillon qu'on attendait la BouTelle de la décision sur le livre des Maxime* de» sainte : on sait la part qu'il prit à cette affaire. Nous trouvons dans cette même pbrase une indication de la date approximative de la lettre. La condamnation de rarchevéque de Cambrai fut signée le jeudi ta mars 1699, et la nouvelle, d'après le Journal de Dmngeau^ en parvint à Yersailles le dimanche aa mars. La lettre de l'abbé de Yaubrun est donc certainement antérieure à cette dernière date. EQe doit avoir été écrite dans les environs du ta mars, époque oà Racine fut ans pertes de la mort, comme Willard l'écrivait le jeudi suivant (19 mars). Yoyes le fragment de lettre que nous donnons immédiatement après celui-ci, et le passage de Dangean cité dans nae note de ce firagment.
3ii4 LETTRES.
— avec des redoublements, causée vraisemblablement par un abcès
' dans le (oie. U est sans espérance et quasi sans connotssance. Vous
jugez aisément à quel point M. de Caroye en est toucbé ; car tous connoissez mieux qu*un autre son cœur pour ses amis. Le Roi et Mme de Maintenon ont paru prendre un fort grand int^ét à sa maladie.... On attend ici arec beaucoup d'impatience la décision • de raffaire de Monsieur de Cambraj.