‹ Œuvres de J. RacineChapitre 158 sur 222 · Dans Tédition de 1807 : mais · texte numérisé non relu

Dans Tédition de 1807 : mais

I " 4 ft primeurs ? lit disent que cet ouTrage est de mon père : je le Teax bien croire ; mais où en est la pretrre? à moins qa*ils ne disent d*où et de qui ils le tiennent'. Il est certain que mon père avoit eu dessein décrire cette histoire, et cela en fareur de M. le cardinal de Noailles *, qui le pria de Touloir bien le mettre au fait des affaires des religieuses de P. R., dont il ëtoit fort peu instruit; et c'est ce qui fit* qu*après la mort de Monsieur le Cardinal ** je m'adressai au maréchal de Noailles d'aujourd'hui**, et lui demandai si parmi les papiers de Monsieur son oncle il n'en aroit rien trourë. Il me r^ pondit que non. J'en fis de même à la mort de M. Dodart**, et j'en demandai des nouTelles au premier médecin son fils '*, qui me dit qu'il n'en avoit jamais entendu parler à son père : si bien que j'ai toujours cru l'ouvrage perdu, et ne puis deviner par quelle voie 0 peut être tomb^ entre les mains des imprimeurs. Je m'en vais t£cher à voir cette seconde partie, dont je suis fort curieux ; car, entre nous, je doutois fort de son existence , et je crojois que ceux qui nous donnoient la première nous auroient sans doute donne la seconde, à moins que ce ne soit une finesse de libraires pour faire acheter deux fois l'ouvrage.

7. Les doates que les fils de Raciiie chercbtient, contre tonte vraisemMaace, à élever s'expliquent assez par la vire contrariété qn*ils éproavèrent de Tiinpression, faite sans lear aveu , d*nn livre qui réveillait contre leur famiDe les accusations de jansénisme. Louis Radne écrivait le 3 juillet 1744 & Chevayt de Nantes t « Je m*étonne que vous B*ayes connoitsaiice qoe depuis peo du fragment de V Histoire dt Port-Royml, Il parut snc mois après le poème d« Im Religion, et m'a porté un coup cruel que je ne mérite pas. Je vous en dirai davantage une autre fois. » {Corrospondamcê Utténdre inédite de Louis Rmàms avec René Chepajre de Wamtes, publiée en i858, i volume in-8*, p. a8.) — Nous ignorons de quel « coup cruel » il est question dans cette lettre^ ai par ces mots il &ut entendre quelque préjudice causé à Louis Racine par cette publication, et non pas uniquement le cbagrin qu'il en ressentit et la crainte qu'il eut du tort qu'elle lui pourrait £iire. Peut-être renouvela-t-il en ce temps ses démarcbes pour entrer à l'Académie firançaise, dont le soupçon de jansénisme lui a toujours fermé les portes.

8. Que ce soit pour l'instmction du cardinal de Noailles que Racine se soit proposé d'écrire son Histoire de Port-Royal ^ c'est ce qui ne parait pas aussi certain que le dit ici Jean-Baptiste Racine. Yoyei à ce si^et notre tome lY, p. 38a et 383.

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