d'aNTOINB ARNAULD a RAGI1fB
Ce a. juin [169a*].
A un aussi bon ami que vous, si généreux et si effectif, il ne faut point de préambule. J'ai des obligations extrêmes à un échevin de Uége nommé M. de Cartier, parfaitement honnête homme, et ce que je considère plus, fort t>oh chrétien. Il craint, et avec raison, ce qui pourra arriver après la prise de Namur, que Ton doit regarder comme indubitable. On cherchoit des recommandations pour lui auprès de M. le maréchal de Luxembourg; mais j'ai assuré ceux qui en vouloient écrire à Paris, qu'il n'y en avoit point de meilleure que la vôtre. Employez donc, mon très-cher ami, tout ce que vous avez de crédit dans cette maison, afin qu'il connoiss^ que la prière que je vous ai faite pour lui n'a pas été inutile. Il voudroit bien aussi avoir des sauvegardes de Sa Majesté pour sa maison de liége, qui est fort belle, et pour une terre qu'il a dans le pays de limbourg, auprès de l'abbaye de Rosleduc'. Cette terre paye contribution, et ainsi on n'a peut-être pas
Lrttrb 98 (revue sur Tamographe, conserve à la Biblioth^e impériale). — i. Une copie de cette lettre te troure dans les manoscrits de la Bibliothèque de Trojes, liasse n^ s337.
s. L*annëe est iiidiçu^ par la mention du si^e de Namur.
3. L'abbaye de Rosleduc ou Rolduc (TOjez le GalUa ehritiUutm^ tome m, col. ioo3) est située à sept lieues de Maestricht. Les éditeurs précédents ont mis à tort Bos^-Duc,
LETTRES. 4t
besoin de nmregarde ^. J'en ai écrit à M. de Pomponne, 1 69 1 et Tai prié inatamment de me faire œ plaisir, s'il y a mojren. Mais yons êtes si bon qne^yous ne trouverez pas manvais que je yons conjure d*en être le solliciteor. Si le petit ami qni est depuis si longtemps knprès de moi ' peot passer jnsqnes au camp*, ce sera lui qui TOQ8 rendra ce billet, et qui yous entretiendra de beaucoup de choses qui se peuyent mieux dire de yiye yoiK. Je suis tout i yous, mon très-cher ami.
SuteripUon : A Monsieur [^Monsieur Racine, gentilhomme ordinaire du Roi.