Voyez oi-demif, p. 89, la note 1 de la lettre
3. La ville t'ëtait rendue le 5 juin; le château ne capitula que le 3o. Le Roi partit du camp devant le château de Namur le 3 juillet suivant.
loi. DE RACINE ▲ BOIUUU.
Au caiiq> près de Namor, le i5. juin [169a].
Is ne vous ai point écrit sur Tattaque d*avant-hier^ : je suis accablé de lettres qu*il me faut écrire à des gens beaucoup moins raisonnables que vous, et à qui il faut faire des réponses bien malgré moi. Je crois que vous n^aurez pas manqué de relations. Ainsi, sans entrer dans des détails ennuyeux, je vous manderai succinctement ce qui m^a le plus frappé dans cette action. Gonmie la garnison est au moins de six mille hommes, le Roi avoit pris de fort grandes précautions pour ne pas manquer son entreprise. Il s'agissoit de leur enlever une redoute et un retranchement de plus de quatre cents toises de kmg, d^où il sera fort facile de foudroyer le reste de leurs ouvrages, cette redoute étant au plus haut de la montagne, et par conséquent pouvant commander aux ouvrages à corne qui couvrent le château de ce côté-là. Ainn le Roi, outre les sept bataillons de tranchée, avoit commandé deux cents de ses mousquetaires, cent cinquante grenadiers à cheval, et quatorze compagnies d^autres grenadiers, avec mille on douze cents travailleurs pour le logement qu*on vouloit faire; et pour mieux intimider les ennemis, il fit parottre tout à coup sur la hauteur la brigade de son régiment, qui est encore composée de six bataillons '. U étoit là en personne à la tête de son régiment, et donnoit ses ordres à la demi-pcntée du mousquet. Il avoit seulement devant
Latbx ioi (re?ae sur Paatographe, conserve à la Bibliothèque impériale). — i. Sur cette attaque, on peut comparer arec la lettre de Raeine le JomrMtl de Dtmgmuy à la date du pembttU i3 [juin]« demni U ekdieau de Nammr»