I03. — DE RACINE ▲ BOILEAU
A Fontainebleau S le 3* octobre [169a].
Votre ancien laquais, dont j'ai oublié le nom, m'a fait grand plaisir ce matin en m'apprenant de vos nouvelles. A ce que je vois, vous êtes dans une fort grande solitude à Auteuil, et vous n'en partez point. Est-il
7. M. Chambrjr possède de cette même lettre on autographe doot notu ne ponrons ni garantir ni contester Tauthenticitë ; le mot transcrit semble la rendre assez probable : y oyez ci-dessus, p. 54» note I . Cet autographe ne s^arréte pas à ces derniers mots, mais se termine ainsi : « Je tous conjure de me donner de vos nourelles. M. de Caroye tous fait mille baisemains , et n*est pas moins empresse chaque jour à s'informer si Tordinaire m*a apporte une lettre de TOUS. Je suis bien touche de Tintërét que tous avez pris au r^ tablissement de mon fils, et je suis bien entièrement à tous. Raen». » A part cette addition, et la date de Tannée 169a, le texte est exactement conforme à celui de la Bibliothèque impériale.
LsTTBB io3 (rerue sur Tautographe, conserrë à la Bibliothèque impériale). — i. Le Roi était arrivé à Fontainebleau le aS septembre; il ne retonma à Vertaillet que le aS octobre. Voyez le Journal de Damgeau,
poMble que tous pmssîeK être si longtemps seul, et ne ^^ point fiûre dn toot de yers? Je m'attends qu'à mon retoor je tronverai votre Satire des femmes entièrement tdierée. Pour moi, il s'en faut bien que je ne sois aussi solitaire que vous. M. de Cavoye a voulu encore à toute force que je logeasse chez lui, et il ne m'a pas été possible d'obtenir de lui que je fisse tendre un lit dans votre maison *, où je n'aurois pas été si magnifiquement [que] chez lui; mais j'y aurois été plus tranquillement et avec ^ns de liberté. Cependant elle n'a été marquée pour personne, au grand déplaisir des gens qui s'en étoient emparés les autres années. Notre ami M. Félix* y a mis son caiTOSse et ses chevaux, et les miens n'y ont pas même trouvé place; mais tout cela s'est passé avec mon agrément et sous mon bon plaisir. Pai mis mes chevauxà l'hôtel de Cavoye, qui en est tout proche. M. de Cavoye a permis aussi à M. de Bonrepaux de fiiire ta cnisine chez vous. Votre concierge, voyant que les chambres demeuroient vides, en a meublé quelqu'une, et l'a louée. On a mis sur la porte qu'elle étoit à vendre, et j*aî dit qu'on m'adressât ceux qui la viendroient voir; maïs on ne m'a encore envoyé personne. Je soupçonne que le concierge, se trouvant fort bien d'y louer des chambres , seroit assez aise que la maison ne se vendit point. Tai conseillé à M. Félix de l'acheter, et je vois bien que je le ferai aller jusques à quatre mille francs. Je crois que vous ne feriez pas trop mal d'en tirer cet argent; et je crains que si le voyage se passe sans que le marché soit conclu, M. Félix ni personne n'y songe
9. Bofleaa poM^dait en oommon arec tes frères et tcrart une ■aiiOQ à Fontaineblean. {Note dt féditUm dt 1807.) — H paraît qa*clle Tenait de la toccettion de Pujmorm. {Nou de Berrimt^Smnf Pris,)