‹ Œuvres de J. RacineChapitre 60 sur 222 · Le eommencement du livre XVI · texte numérisé non relu

Le eommencement du livre XVI

ri8 LETTRES*

j^ j le point d'entrer. Denys d'HaUcamasse, ayant rapporté tout cet endroit, jRadt cette réflexion, que ce n'est point le choix des mots qui en fait Tagrément, la plupart de ceux qui y sont employés étant, dit-il, très-vils et trèsbas, eÔTfi^9TècTCi>v Ts xttl TaicttvoriraiVy et qui sont tous les jours dans la bouche des moindres laboureurs et des moindres artisans; mais qu'ils ne laissent pas de charmer par la manière dont le poète a eu soin de les arranger.

En lisant cet endroit, je me suis souvenu que dans une de vos nouvelles remarques, vous avancez que jamais on n a dit qu'Homère ait employé un seul mot bas. Cest à vous de voir si cette remarque de Denjs d'Halicamasse n'est point contraire à la vôtre , et s'il n'est point à craindre qu'on vienne vous chicaner làdessus. Prenez la peine de lire toute la réflexion de Denys d'Halicamasse, qui m'a paru très-bdle et merveilleusement exprimée; c'est dans son traité IIcpl owitçtia^ ^{lixcov^, à la troisième page*.

J'ai fait réflexion aussi qu'au lieu de dire que le mot d'âne est en grec un mot très-noble, vous pourriez vous contenter de dire que c'est un mot qui n'a rien de bas *, et qui est comme celui de cerf, de cheval, de brebis, etc. Ce très-noble me parott un peu trop fort.

Tout ce traité de Denys d'Halicamasse dont je viens de vous parler, et que je relus hier tout entier avec un grand plaisir, me fit souvenir de l'extrême impertinence de M. Perraut, qui avance que le tour des paroles ne

4. C*est-à-dire , comme noas aTODS dëjà traduit ce titre plot haut (p. 117, note a) : de t' Arrangement des moU. , 5. Voyez au tome II de l'édition de F. Sylbnrg (Francfort, i586, • volumes in-folio).

6. Voyez la ix* Réflexion critique^ au tome III, p. ai3, ligne i, des ORuvres de BoUeau (édition de Berriat-Saint-Prix). La phrase s^j trouve corrigée, conformément k la remarque de Racine.

fait rien pour Féloquoice, et qo^on ne doit regarder fi^an sens; et c*eft pourquoi il prétend qa*on peut oûenx ^iger d^un auteur par son traducteur, quelque nannûs qa^il smt, que par la lecture de Fauteur même. Je ne me souviens point que tous ayez relevé cette CKmmgance, qui vous d<mnoit pourtant beau jeu pour le tonmer en ridicule.

Pour'' le mot de lAiotcToSou, qui signifie quelquefidis cow- Atr Sfvec une femme ou avec un homme, et souvent tcnverser simplement, voici des exemples tirés de rScri* taie. Diea dit à Jérusalem, dans Ézéchiel* : Congregabo ati atmatoares tuos cum quibus commUta e^ *, etc. Dans le prophète Daniel, les deux vieillards, racontant comme ils ont surpris Susanne en adultère, disent, pnhmt d^elle et du jeune homme qu'ils prétendent qui éloit avec elle : Fidimus eos pariter commisceri^^. Us disent aussi à Susanne : Jsseniire nobis , et corn-' miscere nobiscum^^. Yoï\à commUceri dans le premier sens. Toici des exemples du second sens. Saint Paul dit aox Corinthiens ^* : Ne commisceamini^* fomicariiSy

7. Ce qui soit ne se rapporte plus à la Bé/lexian ix , telle aa moins qoe Boilean Pa pnbliëe. C'est dans la Réflexion m que Ton tromre Texplication que Boileau donne sur le rerbe (nfTftoOat, a propos des mots àvSpdoi |i(oYvjTat,au lirre YI de VOdfstéê^ rers 188, qui avaient M pour Perrault Poccasion d'une bëvue. (Vojez les OKtÊfreê de BoUêmm^ édition de Berna t-Sain^Prix, tome lÙ, p. lyS- 17$.} Boilean a ëridemment profité, dans ce passage aussi, des con* seîla de Racine. H n*y cite pas Tusanus. — Racine a écrit, par erreur, |AC0Ytfb6a(, au Ûeu de (iUoytaOat.

8. Chapitre xtt, rerset 87. Dans la FulgaU^ le texte d'Ézéchiel est : Ree9 ego comgregmho ommes ammiores tuos^ quihus eommUta es.

9. A la marge, dans Tautographe : hn^fiji^. ■o. Chapitre xm, Terset 38.

1 1 . tèidem^ rerset so.

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