Voyez la lettre suivante, à la page lag
6. Ridne a ainsi ^crit par inadrertance. C'est le cinquième eha^ fi^ qa*il eât fallu dire. Quelques ^tenrs ont substitue eimqmème iseptihte.
7. Son nom se troure dans les premières éditions de la satire m ^Boilean, rers 45. (Noie de Ndition de 1807.) — U est pourtant peu probable que Raeine eût oêé se sidistituer un mauvais poète ^t Boilean Tenait seulement (édition de 1694) d*ôter le nom de mSetira, (Noie de Berriat^oint^Prix,)
8. « Le Roi eut nourelles que le prince Louis de Bade aroit repiMé le Rhin ; les troupes de Saxe l'aroi^it joint le as, et ils ont 'ep^ité le s4 arec un peu de préeipiution. On leur a tué trois ou ?i*^ eents hommes. >» (Journal de Dûmgtuu , wmrdi s8 [septem- ^ '^]« à Foniomebleau.)
de confirmation de cette nouvelle*. On dit qae Milord Barclay est devant Calais pour le bombarder^*. M. le maréchal de Villeroy s*est jeté dedans. Voilà tontes les nouvelles de la guerre. Si vous voulez, je vous en dirai d'autres de moindre conséquence. M. de Tourreil^^ est venu ici présenter le Dictionnaire de U Académie aa roi et à la reine d'Angleterre, à Monseigneur et aux ministres '*. U a partout accompagné son présent d'un consument^*, et on m'a assuré qu'il avoit très-bien réussi partout. Pendant qu'on présentoit ainsi le Dictionnaire de V Académie^ j'ai appris que Leers, libraire d'Amsterdam, avoit aussi présenté au Roi et aux ministres une nouvelle édition du Dictionnaire de Furetiere^^y qui a été très-bien reçu. C'est M. de Croissy et M. de Pomponne qui ont présenté Leers au Roi. Cela a paru un assez bizarre contre-temps pour le Dictionnaire de VAcadimiey
9. « On mande d'Allemagne à Madame qu'il y a en trois oa quatre miUe hommet des ennemis noy^ en repaisant le Rhin, et que cette armëe-li est fort dispersée ; mais le Roi n*a point eu cette nonrelle. » {Journal de Dangeau^ mercredi 19 [septembre 1694], à Foniainebleau,) — On reconnut que la nonrelle ëtait fausse, (^oie de rédiiion de 1807.)
10. c Les raisseaux ennemis sont derant Calais ; ils j jettent des bombes, et il j a déjà trois ou quatre maisons de bràlëes ; le maréchal de Villeroy est dans la place. » (Jourmalde Damgeau^ mercredi 29 [septembre 1694] , à Fontaineàisau.) — Berriat-Saint-Prix avertit, dans une note sur ce passage de la lettre de Racine, que ce n'était point Barklai, mais Schowel, un de ses officiers, qui ëtait devant Calais.
XI. Jacques de Tourreil, reçu à PAcadéDiie française en 169». Voyez au tome I, p. 3oo, note 4.
la. Dès le mardi «4 août 1694, l'Académie avait présenté le Die tiomuUre à Louis XFV, par une députaticm, à la tête de laqueUe était déjà Tourreil, en qualité de directeur. Voyes le J<mnted de JDmmgeaMf au jeudi a6 aoât.
i3. U en fit vingt-huit différents, tons fort applaudb selon de Bose, Jeed, des intcript,^ III, xxvm. {Note de BerriaiSami^Pris,)
14. Cest l'édition de 1694 (a volumes in-folio), imprimée à la Haye et à Rotterdam.
LETTRES. i«5
qui me paroit n*airoir pas tant de partisans qne Fautre. "TôTT TaTois dît phisieurs fois à M. Thierry" qu'il aoroit dû fidre quelques pas pour ce dernier dictionnaire, et il ne fan auToit pas été difficile d'en avoir le privilège ; peutêtre même il ne le seroit pas encore. Ne parlez qu^à lui seul de ce que Je pous mande là^dessus. On commence à dire que le voyage de Fontainebleau pourra être abr^é de huit ou dix jours, à cause que le Roi y est (brt incommodé de la goutte ". Il en est au lit depuis trois ou quatre jours ; il ne souffire pas pourtant beaucoup, Dieu merci, et il n'est arrêté au lit que par la foiblesse qu*il a encore aux jambes.
n me parott, par les lettres de ma femme, que mon fils a grande envie de vous aller voir à Auteuil. J'en serai fort aise, pourvu qu'il ne vous embarrasse point du tout. Je prendrai en même temps la liberté de vous prier de tout mon cœur de l'exhorter à travailler sérieusonent , et à se mettre en état de vivre en honnête homme. Je voudrois bien qu'il n'eût pas l'esprit autant dissipé qu'il l'a par l'envie démesurée qu'il témoigne de voir des opéra et des comédies. Je prendrai là-dessus vos avis quand j'aurai l'honneur de vous voir, et cependant je vous supplie de ne pas lui témoigner le moins du monde que je vous aie fidt aucune mention de lui. Je vous demande pardon de toutes les peines que je vous donne, et rais entièrement à vous.
Ràcins.
iS. L*Aaidéiiii« c^da fon priril^ge à Jean-Baptiste Gngnard, son ÎBprimear. Denis Thierry est le libraire chez qui, cette même année, furent publiés les Caittiques spirituels de Racine. Nous avons TU, ci-dessos, p. 6i, note 4 de la lettre io5, qu'il était un des deux libraires à qui la Fontaine avait cédé le privilège de ses FabUs, Enfin fl était aussi le Hfaraire de Boileau.
i6. Voyez, le Journal ée Dwtgeûu^ k la date du mardi a8 septembre 1694.
i%6 LETTRES.