ArchidiAore de Notre-Dame
7. Jean Lixot. Voyez aa tome I, p. 186, Pacte de baptême de Madeleine Racine (mars 1688), et p. i83 et 184, Pacte de mariage de Marie-Catherine Racine (janrier 1699), qui ont été tons deux •ignët par lai.
8. Nicolas Blampignon, qui fat oaré de cette paroiite de 1668 à 1710.
LETTRES. i37
trèt-Tokmtien d^aller trouver M<msieiir rArcheyéqne 7^^ qotnd je Baarai vos intentioiis*....
l32. DE BACnrB A B0ILEAU\
A Compiègne, le 4* mai [169$] .
M. des Granges* m'a dit qu'il avoit fait signer hier nos ordonnances, et qu'on les feroit viser par le Roi
9. M. de U Barde refîifa la ehai^ge de supérieur, et TArclieTêqne, qui avait annoncé qu'il aurait pour agrëable M. le Caron, curé de Saint4Herre aux Bœuft, changea d'aris. Ce fut alors qu*il engagea Radne k demander un supérieur au R(h, et que Racine s'en dëfendit, en r^Km^ant que le Roi lui dirait : « Dq)uis quand donc. Racine, ètea-Tons derenu directeur de religieuses? » Vojez au tome l, b Natiem èiogrûphique^ p. i36. L'entrerue de Racine avec de Harlaj eut lien k Versailles au commencement de mars 169$. Comme mettait beaucoup de chaleur à presser l'Archeréque de tercecte affaire, l'éréque de Soissons, qui se trouvait dans la e, où il 7 avait beaucoup de monde, lui dit tout bas : « Ayez patience, ne tous pressez point ; ne Tojez-rous pas bien la mort peinte sur ton visage? » On suirit ce conseil, et l'aHaire en resta là ivee de Hnrlaj, qui mourut le 6 août 1695.
Imtokm, i3a (reme sur l'autographe, consenré à la Bibliothèque npériale). — 1. Un autre autographe de la même lettre se uoure an Br'u'uk Muséum^ qui Ta acheté en i856. Nous indiquerons les variantes de ce manuscrit, dont l'authenticité peut paraître douteuse ; au moins faut-il faire remarquer que la lettre du Bntish Mmtewm est signée, quoique Racine signât bien rarement ses lettres à Boîleaa; et qu'elle porte la date de l'année (169$), quoique Racine n'eât coutume de dater ses lettres que du jour et du mois. Ce simple billet d'ailleurs arait-il assez d'intérêt pour que Racine le recopiât de sa propre main?
a. Ce nom est écrit Desgrangtt dans le manuscrit du Britith Musemm, —M. des Granges était premier commis de Louis Phélippeaux de Pontchartrain, contrôleur général des finances : vojez VEtat de Im Frmmeé^ année 1694, p. 658.
i38 LETTRES.
après-demain; qu'ensuite il les cnvoyeroit* à M. Dongois, de qui vous les pourrez retirer. Je vous prie de me garder la mienne jusqu'à mon retour. Il n'y a point ici de nouvelles. Quelques gens veulent que le siège de Oisal soit levé ^; mais la chose est fort douteuse, et on n'en sait rien de certain '.
Six armateurs de Saint-Malo * ont pris dix-sept vaisseaux d'une flotte marchande des ennemis, et un vaisseau de guerre de soixante pièces de canon. Le Roi est en parfaite santé, et ses troupes merveilleuses.
Quelque horreur que vous ayez pour les méchants vers, je vous exhorte à lire Judith '', et surtout la préface, dont je vous prie de me mander votre sentiment. Jamais je n'ai rien vu de si méprisé que tout cela l'est en ce pays-ci, et toutes vos prédictions sont accomplies *. Adieu, Monsieur. Je suis entièrement à vous*.
Je crains de m' être trompé en vous disant qu'on en-
3. Dans Tautographe du Britîsh Muséum : « enverroit, » et de même à la fin de la lettre.
4. Dans le même autographe, il j a, avant le mot levé, le mot termUtéy qui a été biffe.
5. « On a nouvelles de Pignerol et de Gènes que les ennemis se sont retirés de devant Casai.... On attend des confirmations de cette nouvelle. » (Journal de Dangeau^ samedi 3o [avril 169$], à Cornpiègne,) ^ M. de Crenan rendit Casai au duc de Savoie le 11 juil* let suivant.
6. Commande par Jacobsen {Gazette de France du 7 mai), et non, conune le croient des éditeurs, par Duguay-Trouin, qui éXMÀX alors au Spitzberg. {Note de Berrîat^amt-Pris.)
7. Tragédie de Boyer, qui avait été jouée pour la première fois, le 4 mars 169$, à Paris, et le 19 mars à la cour. Voyez au tome IV, p. 189, note I.
8. Boileau, ainsi qu*il est rapporté dans le Bolssana\, p. 88 et 89, disait à ceux qui vantaient la JudUh : « Je l'attends sur le papier, m
9. C'est après ces mots : t entièrement k vous, » que l'autographe du BrUUh Muséum a la signature : RAOïmt. Dans celui de la Bibliothèque impériale, les mêmes mots terminent la page, et sont suivis de cet avertissement : c Tournes, t Le Post-scriptum est an verso.
foyeroit nos ordomiaiices à M. DoBgois, et je crob que "T^T^ e*est à M. de Ke, diez qui M. des Granges m'a dit que M. DiHigois n'aoroit qu'à envoyer samedi prochain.
l33. DE BACINB À JE4N-BÀPTISTB EAGINI.
A Paris, ce samedi ai* mai* [1695].
Jk voos envoie ce soir le petit carrosse pour vous amener demain dtner avec nous. Yoos j trouverez M. Deqpréanx, qoi y doit dtner aossi. Plût à Dieu que M. ^^gan * pût être de la partie ! Mais j'espère le voir mardi aa soir, qui est le jour que je vous remènerai à Versailles. Tai fiât mettre un petit placet* dans le carrosse, afin que Henry revienne avec vous. Dites -lui qu'fl aillé ce soir de ma part chez Mme d'Heudicoor^, pour savoir des nouvelles de sa santé. Elle
i33 (renie tnr Paatographe, conserrë à la BibUothèqiie e). — I . L'autographe porte : c ao* mai ; » mais Racine t'est
■ le quantième du mois. Le samedi veille de la Pentecôte teit CB 1695 le ai. Quant à la date de Tannée, il n'j a pas de raison de croira qu'elle ait éU mal donnée par ceux qui l'ont ajoutée sur rerigianl. Les deux années suirantes, qui seraient, avec l'année 169S, les seules possibles, n'ont pas non plus de samedi ao mai*
a. Le jeune Racine avait obtenu, à l'âge de seiieans, la surrivance de la cliarfe de gentilhomme ordinaire du Roi. Il était à Versailles pour faire ses exercices, et il travaillait en même temps dans les bureaux de M. de Torcj, ministre des af&ires étrangères. M. Vigan.... l'avait en pension chez lui. (Noie de Sédition de 1807.) «— Sur M. Vigaut ▼ojes ci-dessus, p. 33, la note a de la lettre 9$.
3. Plus bas, p. i6a. Racine emploie tmkomrei^ au lieu depimeet.
4. Bonne de Pons, mariée k Bfichel Sublet d'Heudicourt, grand karrcticr. Elle était nièce du maréchal d'Albret, et s'était de bonne heure liée, à l'hôtel d'Albret, avec Mme de Blaintenon. Saint-Simon a vauaé son eq[uit, aon agrément, son savoir; mais s'il la dépeint tifs amusante et trèa divertissante, il la représente aussi comme très-
i4o LETTRB8.
,5^5 loge au-dessus de rappartement de fea Mme de Barbesieux ', au bout de la galerie de Monsieur. Je voudroîs aussi qu'il allât avec le cocher visiter mon appartement, et y porter les bardes que j'y envoie. Adieu, mon dier fils : faites mes compliments à M. et à Mme Yigan.
Suscription : Pour Monsieur BAcine le jeune.
l34* DE RACniE A JEAK-BAPnSTB RACIITI.
A Paris, ce 3* juin [1695].
Cbst tout de bon que nous partons aujourd'hui pour notre voyage de Picardie ^ Comme je serai quinze jours sans vous voir, et que vous êtes continuellement jNrésent à mon esprit, je ne puis m' empêcher de vous répéter encore deux ou trois choses que je crois très^mportantes pour votre conduite. La première, c'est d'être extrêmement circonspect dans vos paroles, et d'éviter avec grand soin la réputation d'être un parleur, qui est la plus méchante réputation qu'un jeune homme puisse
m^hante : Tojez an tome Vn,p. 56, de let Mémoires, Mme d*Headicourt moamt à Versailles le a4 j^n^î^ 'T^Qi ^^ê^ ^^ soixantecinq ans. — Nous trouTons dans les lettres originales de Racine la triple orthographe : d^Heudieour^ ^Hudicour^ et J^VJ&eout,
5. Mme de Barbezieux (Catherine-Louise de Crussol d'Ucès) ëtait morte de U petite rërole à Versailles, le 4 laai 1694, à Tige de Tingt ans.
LvTTBB i34 (reme sor Pautographe, conserr^ à la Bibliothèque impériale). — i . Il partait pour Montdidier, où ëtait la famille de Mme Racine; et il allait Tisiter, près de cette Tille, on domaine que sa femme loi arait apporte en mariage, {fioî* de téMtion de 1807.) — Ce domaine ëtait situe sur la paroisse du rillage de Gri- TiUer, dont Racine, dans son testament, n*a pas oublie les patirres habitants.
tfoîr dans le pajrs où tous êtes. Ia seconde, c'est d'ay<nr ""TTT* me extrême docilité pour les avis de M. et de Mme Yigan, qoi toos aiment comme leur enfimt. Tai oublié de vous recommander d'être fort exact aux heures de leurs repas, et de ne feire jamais attendre après vous. Âinn ajustez si bien vos promenades et vos récréations que vous ne leur soyez jamais à diarge. N'oubliez point vos études, et cultivez continuellement votre mémoire, qui, comme tous savez, a grand besoin d'être exercée. Je vous demanderai compte à mon retour de vos lectures, et sortoiit de l'histoire de France, dont je vous demanderai à voir vos extraits. Vous savez ce que je vous ai dit des opéra et des comédies qu'on dit que l'on d<Ht jouer à Marly. Il est très-important pour vous et pour miH-méme qu'on ne vous y voie point, d'autant plus que vous êtes présentement à Versailles pour y faire vos exercices , et non point pour assister à toutes ces sortes de divertissements. Le Roi et toute la cour savent le scrupule que je me fais d'y aller, et auroient très-méchante opinion de vous si, à l'âge que vous avez, vous aviez si peu d'égard pour moi et pour mes sentiments. Je devois, avant toutes choses, vous recommander de songer toujours à votre salut, et de ne perdre point l'amour que je vous ai vu pour la religion. Le plus grand déplaisir qui puisse m'arriver au monde, c'est s'fl me revenoit que vous êtes un indévot, et que Dieu vous est devenu indiffSèrent. Je vous prie de recevoir ces avis avec la même amitié que je vous les donne. Je vous conseille d'aller quelquefois savoir des nouvelles de M. de Cavoye, à qui vou3 ne pouvez ignorer que je suis si attaché. Quand vous verrez M. Félix le père, faites-lui bien mes compliments, et demandeztoi s'il n'a rien à me mander au sujet de mon logement : 3 entendra ce que cela veut dire, et vous me ferez sa-
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