‹ Œuvres de J. RacineChapitre 75 sur 222 · Vojez ci-dessus, p. 79, U note 4 de la lettre m · texte numérisé non relu

Vojez ci-dessus, p. 79, U note 4 de la lettre m

l35. — 1» BACnffB A JEAlhBAmSTE BACIKE^ Ts^S* A Mondidier, le 9 jaiii 1695.

Tons lettre nous a (ait ici on très-grand plaisir, et qiioiq[a>lle ne nous ait pas appris beaucoup de nou- ▼eDcs, elle nous a du moins fait juger qu'il n'y avoit pts on mot de vrai de toutes celles qu'on débite en ce pijs-ci. Cest une plaisante chose que les provinces. Tout k monde y est nouvelliste dès le berceau, et vous n'y lenoontrez que gens qui débitent gravement et affirmatrrement les plus sottes choses du monde.

Je stds bien honteux que Mme d'Hudicour* vous ait prérenu, et que vous ne l'eussiez pas encore été saluer chez elle, rapprends tout présentement, par une lettre de du Fresne, qu'on a apporté de sa part au logis une demi-douzaine de jambons. Ne manquez pas, au iKnn de Dieu, d'aller chez elle, et de lui en faire mes très-humbles remerchnents. Je lui écrirois bien volontiers; mais j'espère partir demain ou tout au plus tard tfvâs^lemam, et dès que je serai à Paris, je me rendrai à YersaiUes pour l'aller remercier de toutes ses bontés. Et d'ailleurs, que lui pourrois-je mander, de ce payi-d, à quoi elle pût prendre intérêt? Pour vous, qui ^es vous y intéresser davantage, je vous dirai que je •ois très-content des dames de Variville, et que Babet* a me grande impatience d'entrer chez elles. Votre sœur dnée a trouvé ici une compagnie dont elle est charméei

lAm i3S. — 1. Reme tor rantographe, conienré à la Bi- ^^Mièqne impériale.

1. Vojex ci-detsot, p. xSg et 140, la note 4 de la lettre i33.

3. Élbabedi Raebe. Elle arait alors prêt de onze ans, étant née ie 3i juDet 1684. Le ooaTcnt des dames de Variville, où elle fit P^^feMÎOD, mais a on» époqne où elle avait déjà perdu son père, ^ une maison de Tordre de Fonfevranlt, an diocèse de Sentis.

i44 LBTTRB8.

"TeTF ^ ^^^ raison : c'est sa oonsine de Romanet, qui est très-aimable, très-jolie et très-bien élevée. Noos allons cette après-dtnée à Griviller ^. Tai fSût tous mes comptes avec mon fermier, et j'ai renouvelé bail avec lui. Voilà des nouvelles telles que Ton peut vous en mander de ce pays-ci. Pespère que je recevrai encore une lettre de vous avant que de partir; car si nous partons demain, ce ne sera que Taprès-dhiée. On Ml pourtant tout ce qu'on peut pour nous retenir ici. Je vous sais un trèsbon gré des égards que vous avez pour moi au sujet des opéra et des comédies; mais vous voulez bien que je vous dise que ma joie seroit complète si le bon Dieu entroit un peu dans vos considérations. Je sais bien que vous ne seriez pas déshonoré devant les hommes en y allant; mais ne comptez-vous pour rien de vous déshonorer devant Dieu? Pensez-vous vous-même que les hommes ne trouvassent pas étrange de vous voir, à votre âge, pratiquer des maximes si différentes des miennes? Songez que M. le duc de Bourgogne', qui a un goût merveilleux pour toutes ces choses, n'a encore été à aucun spectacle, et qu'il veut bien en cela se laisser conduire par les gens qui sont chargés de son éducation*. Et quelles'' gens trouverez-vous au monde plus sages et plus estimés que ceux-là? Du reste, mon cher fils, je suis fort content de votre lettre. Faites bien mes

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