Vojez ci-deuus, p. 140, k note i de la lettre i
5. Ce prince, ne le 6 août 1689, aTait alors près de treize ans. Ce fht le 17 norembre 1698 qu'il aatitta pour la première fois à la représentation d'une tragédie {Brîtanmau) ^ et sans doute d'une pièce de théâtre, quelle qu'elle fât. Voyez à la page a34 de notre tome n.
6. Le duc de Beanrilliers, son gouverneur; Fénelon, son précepteur ; l'abbé Fleurjr et Tabbé de Beanmont, ses sous-précepteurs.
7. Racine a ainsi écrit : • quelles gens, » malgré les masculins, estimée et ceiu;, qui suivent.
compliinents a M. de Qvoye et à MM. Félix, sans ^^^ oublier M. Vigan.
Pai décacheté exprès ma lettre pour vous dire de ne point parler de jambons à Mme d'Udicour. Ma femme a peur que comme Torthographe de du Fresne est fort mauvaise, ce présent ne nous ait été envoyé par Mme d'Héricour*. Ainsi n'en dites pas un mot : je ferai moi-même mes compliments à qi^ il conviendra de les faire. Dites seulement à Mme d'Udicour combien je suis touché de toutes les honnêtetés qu'elle vous a laites, et Tenvie que j'ai d'être à Versailles pour la remercier. Tout le monde vous fait ici ses compliments. Votre mère a pris grand plaisir à votre lettre, excepté à Tendroît où vous parliez de la cire qui est tombée sor votre esprit*. EUe a demandé tout aussitôt pourquoi TOQs laissiez ainsi gâter vos habits. Il pleut ici et fait assez froid. Je prendrai patience, pourvu que les chemins ne soient pas gâtés.
8. Elle ëtait femme de du Trousset, commis de Pontchartraîn, qui artit pris le nom de d*Hërîcoart, comme son frère arait pris le nom de Valincour. Mme de Simiane fait assez souvent mention de M. et de Mme d^Héricourt dan« les lettres qu'elle ëcrivait à leur û», Bt'nigne-Jërôme d'Héricourt ; une de ces lettres nous apprend qoe dHéricourt, frère de Valincour, vivait encore en 1783, et sa femme en 1786. Voyez au tome XI des Lettres de Mme de Sévtgné^ les lettres de Mme de Simiane, p. i63 et p. 363.
9. U y a bien esprit dans l'autographe. Est-ce par inadvertance qoe Racine a ëcrit ainsi? Les précédents éditeurs Pont pensé, à commencer par Louis Racine, qui termine la lettre à cette phrase, et ih ont remplacé esprit par habit, Nous nous demandons cependant ti Jean-Baptiste Racine ne s'était pas plaint de U cire qui, tombée P>r accident sur sa lettre, j avait effacé quelque trait d'esprit. Kme Racine, entendant mal la plaisanterie de son fils, aurait songé, m ménagère , à quelque habit gâté. Le passage serait ainsi plus piquant.
J. RÀcnm. vn
jlj 5 l36. DE BACUnS A MADEMOISELLE RIVIÈRE ^
A Paris, ce 3« juillet [1695 *].
J'ai vu tantôt la lettre que vous avez écrite à ma femme, et j^ai beaucoup de chagrin de tous les embarras où vous vous trouvez. Il eût été à désirer que M. Rivière m'eût conmiuniqué la proposition que M. de Saint-Quentin lui avoit faite d'acheter la charge de receveur en commun ; car je vous aurois conseillé assez volontiers d'entrer en part avec lui, et il ne vous en auroit coûté que six ou sept mille francs, que vous auriez pu hasarder, d'autant plus que je vous mandois qu'au cas que M. Rivière achetât la commission, Messieurs des gabelles ne lui donneroient point de contrôleur. Mais puisque c'est une affaire faite, il faut attendre en patience que ces Messieurs puissent exécuter la parole qu'ils m'ont donnée. Cependant je suis surpris qu'on vous presse de déloger; car M. Lhuillier m'a dit positivement qu'on avoit envoyé à tous les commis
Lbttbx i36. — I. M. l'abbé de la Roque, qui a publia ceue lettre parmi les Lettres médites de Jean Racine^ l*a copiée sur l*ori* ginal déposé à la Bibliothèque de la rille de Laon, à qui elle a été donnée par Mme Pacquenot, née Aubry, arrière-petite-nièce de Racine. M. Mathej, bibliothécaire de la ville de Laon, a eu Tobligeance de collationner, sur notre demande, le texte donné par M. de la Roque avec celui de la lettre originale, et Vj a trouré entièrement conforme.
a. M. Fabbé de la Roque a proposé pour cette lettre une des deux dates 1694 ou 169$. Racine demande qu*on lui renvoie son jeune fib, Louis ; ce ne pouvait être qu'en Tune des deux années entre lesquelles Péditeur des Lettres inédites laisse le choix. Mais ce qui nous a plutôt décidé pour Tannée 169$, c^est ce passage : « Je sou* halte que vous puissiez avoir la maison de M. Regnand. » D est probable qu'il s'agit de la maison de François Regnault, et que les Rivière voulaient Tacheter après sa mort, dont la date est, comme nous l'avons dit ailleurs, du mois de novembre 1694* Voyez au tome VI, p. 5i9f la note 6 de la lettre 48.
des ordres imprimés de ce qu'ild avoient à feire, et '^^ J m*avoit dit aussi que M. Rivière ne devoit point quitter le grenier tant qu*il resteroit du sel de l'ancienne masse. M. de Saint-Quentin auroit dû, ce me semble, me faire faire quelque honnêteté avant que de s'associer avec M. Hardy; mais il faut prendre patience. Je souhaite que vous puissiez avoir la maison de M. Regnaud, car pour celle de M. Champion, à la vérité elle est plus belle ; mais, comme vous dites, elle est un peu loin de toutes vos habitudes, et il faudroit changer de paroisse'. Je vous suis très-obligé de Tamitié que vous avez pour notre enfant^, et de la peine que vous ressentez à vous en séparer. Mais il ne vous a que trop incommodé par le grand soin que vous avez pris de lui, dont j'aurai toute ma vie beaucoup de reconnoissance. D'ailleurs je ne suis point d'avis de vous le laisser plus longtemps, à cause de l'embarras où vous êtes. Ainsi j'espère qu'à la première occasion, ou, pour mieux dire, au premier beau temps, vous aurez la bonté de nous le renvoyer. Tapprouve la charité que vous voulez faire au cousin de la Haye*. Tout débauché qu'il a été, il ne faut pas l'abandonner dans l'extrême misère où il est, et je don-
3. D j aTait deux paroUaes à la Fertë-Milon, la paroisse de Saint- Vaastf et celle de la Chaussée. La famille de Racine demeurait SOT la première. Il paraît donc que la maison de M. Champion était sur la paroisse de la Chaussée.
4. Louis Racine , qui arait ëtë enroyé à Mme Rivière. Voyez d-dessns, la lettre 109, à la page 73.
5. Les de la Haye étaient une famille d*huissiers et de sergents, alliée â la fiunille des Racine. Un Jean de la Haye arait épousé Élisabetfa Durand, que nous pensons avoir été la petite-fille de Madeleine Racine, grand'taiite de notre poète, qui avait épousé, on 16 16, Pierre Durand, huissier. Celui que Racine nomme ici le Cf»uan de la Haje serait, d'après M. Tabbé de la Roque, le m^mc qu'il nomme ailleurs le cousin Henri. On peut conjecturer qu'il était ùiê de Jean de ce la Haye.
^^ ^ neraî même quelque chose de plus, si vous le jugez à propos. Je crois vous redevoir beaucoup d*argeut, et vous me ferez plaisir de me mander ce qui en est et à quoi le tout se monte. Prenez le moins d'inquiétude que vous pourrez dans tout ce changement, et croyez, ma chère sœur, que j*aurai une continuelle attention à vos intérêts. J'embrasse ma nièce de tout mon cœur, et vous prie de faire mes compliments à M. Rivière. Ma femme et nos enfants vous saluent.
Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Rivière, à la Feité-Milon.