‹ Œuvres de J. RacineChapitre 79 sur 222 · LfOms Racine, âge alors de deux ans et quatre mois · texte numérisé non relu

LfOms Racine, âge alors de deux ans et quatre mois

7. Sillj, dans le Toisinage de la Ferté-Milon, fief monrant de Fabbaje de Sainte-Generière.

Larnui i4i (reme sor Taatographe, appartenant à M. Bootron- Charlard). — i . Cette lettre aTait été pabliëe d*abord par Desmolets, en 17*9, dans sa Comtmuçtlon iet Mémoiretde littérature et (F histoire^ tome Vn, p. 993 et a94« pais par Louis Racine dans ses Mémoires (▼o^rex notre tome I, p. 3a5 et 3^6), et dans son Recueil des latres de Jhêm ttmcime^ p. a55. Il 7 a quelques légères différences entre le texte de Desmolets et celui de Louis Racine; Beiriat-Saint-Prix {(Mmru àê BciUau^ tome IV, p. 993-996) les a indiquées.

iS8 LETTRES.

^ g part de sa compagnie. Je n^avois point encore entendu parler de la harangue de leur régent de troisième * ; et comme ma conscience ne me reprochoit rien à l^égard des jésuites, je vous avoue que j'ai été un peu surpris d'apprendre que Ton m'eût déclaré la guerre chez eux. Vraisemblablement ce bon régent est du nombre de ceux qui m'ont très-faussement attribué la traduction du Santolius pœnitens^y et il s'est cru engagé d'honneur à me rendre injures pour injures. Si j'étois capable de lui vouloir quelque mal et de me réjouir de la forte réprimande que le P. Bouhours dit qu'on lui a faite, ce seroit sans doute pour m'avoir soupçonné d'être l'auteur d'un pareil ouvrage; car pour mes tragédies, je les abandonne volontiers à sa critique. Il y a longtemps que Dieu m'a fait la grâce d'être assez peu sensible au bien et au mal qu'on en peut dire, et de ne me mettre en peine que du compte que j'aurai à lui en rendre quelque jour. Ainsi, Monsieur, vous pouvez assurer le P. Bouhours et tous les jésuites de votre connoissance que bien loin d'être fâché contre le régent qui a tant déclamé contre mes pièces de théâtre, peu s'en faut que je ne le remercie et d'avoir prêché une si bonne morale dans leur collège, et d'avoir donné lieu à sa compagnie de marquer tant de chaleur pour mes intérêts; et qu'enfin, quand l'ofTense qu'il m'a voulu faire seroit plus grande, je ToubUerois avec la même facilité, en considération de tant d'autres Pères dont j'honore le mérite, et surtout en considération du R. P. de la Giaize, qui me té«

9. Il appartenait au coUége Loois-Ie-Grand. Dam sa harangue il avait examiné cette double question : Racinius an chrUtianus? am poeta ? Et la conclusion de sa thèse était que Racine n*ëtait ni chrétien ni poète. Voyez au tome I, p. i34, et p. 3a4-3a6.

3. Cette traduction était de Boirin. Voyez au tome I, p. i34, note I, et p. 3a4-

mo^e toofl les jours mille bontés, et à qui je sacrifie- "TëgT roîs bien d^aatres injures. Je vous supplie de croire que je suis entièrement à tous.

l42. DE RACINE A JEAK-BAPTISTE RACINE.

 Versailles, ce samedi après midi [, 4 août 1696*].

Tàvois passé exprès par Versailles pour vous voir, et pour savoir de vous si vous n aviez besoin de rien. Je suis fâché de ne vous avoir pas trouvé , et plus fâché encore d'apprendre que vous avez eu la fièvre. Du reste, je sois bien aise que vous ayez été voir M. Despréaux et votre mère, qui aura eu, je m'imagine, bien de la joie de vous voir. Je ferai, si je puis, quelque partie pour Moulineau ', et je vous en ferai avertir. Mais comme 0 (am tout prévoir, je suis bien aise de vous dire, au cas que je ne vous voie point celte semaine, que vous êtes le maitre d'aller passer deux ou trois jours à Paris quand vous voudrez. Vous n'aurez qu'à m'écrire à Marly ce que vous souhaitez, et ma femme ou moi nous vous cnvoyerons le petit carrosse* Mandez-moi de vos nou-

IjEnrnK 14a (reme sur l'aatographe, conserré à la Bibliothèque ÎBpÀiale.) — I . La date du 4 août 1696 a été ajouta, entre parcnthèiet, par P^iteur de 1807, nous ne larons d'après quel të- ■oignage ou quel indice. Rien ne s*oppose à ce qu'elle soit admise; or Racine pouvait être alors k Marlj : le Roi j fit un séjour du jeudi a août au vendredi 18. Du reste, en cette même année, le Roi, diaprés le Journal de Dangeau^ ne se troura pas seulement k Marljr le samedi 4 août, mais aussi le samedi a juin, le samedi 16 juin, le lamedi 7 juillet, le samedi ai juillet, le samedi aa sep-

s. Jolie aiaison entre Meudon et la Seine, qui appartenait k la routasse de Gramont, et que le comte Hamilton, frère de cette dsMe, a sonvent chantée dans ses rers. {Note de Sédition de 1807.)

i6o LETTRES.

jg - velles à Marly, et si vous recevez quelques lettres pour moi , envoyez-les-moi en même temps. Vous me ferez toujours plaisir d'être aussi assidu chez M. de Torcy ' que votre santé vous le permettra. Ne vous laissez point manquer d'argent, et mandez-moi franchement si vous en avez besoin. Adieu, mon cher fils : je vous embrasse de tout mon cœur.

l43. DE RAGIME A ****.

A Paris, le i3* septembre [1696].

Je n*ai reçu aucun papier de P. R. '. Cela est cause, Monsieur , qu'il y a beaucoup de choses que je n'ai pas comprises dans le petit mémoire que vous m'avez envoyé. Vous me donnez un rendez-vous chez M....*; mais votre porteur m'a assez embarrassé en me disant que vous étiez actuellement à Villeneuve. D'ailleurs, ou

3. Le jeune Racine traraillait dans les bureaux de M. de Toroy, ministre des affaires étrangères, pour s'instruire dans la diplomatie. {Note Je PédUioH Je 1807.)

Lkttbb 143. — I. Ce court biDet, que nous croyons inëdit, se trouve dans les manuscriu de la Bibliothèque deTrojes (liasse 2140}. n est ^nt de la main même de Racine. La suscription manque. On Toit seulement qu'il a dâ être adresse à quelqu'un qui était chargé des affaires de Port-Rojal. La lettre semblerait se rapporter an démêlé des religieuses de Port-Rojal des Champs avec les religieuses de Port-Rojal de Paris, au sujet duquel Racine se chargea de composer le mémoire que nous avons inséré aux pages 6i5 et suivantes de notre tome IV. La requête dont il est question dans un passage de la lettre est peut-être celle que les religieuses de Paris avaient présentée au Roi en 1696; le différend fut réglé au mois de mars 1697. Par ces raisons ndus avons proposé, mais simplement comme une conjecture, la date de 1696.

a. Port-Rojal.

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