Vojex dhdeteas, p. 147, la note 5 de la lettre i
i66 LETTRES.
homme qm 8*e8t mis en cet éttt par ses débauches et par sa mauvaise conduite, vienne ici nous faire rougir de sa gueuserie. Je lui parlai comme il le méritoit, et lui dis que vous ne le laisseriez manquer de rien s*il en valoit la peine, mais qu'il buvoit tout ce que vous aviez la charité de lui donner. Je ne laissai pas de lui donner quelque chose pour s* en retourner. Je vous prie aussi de l'assister tout doucement, mais comme si cela venoit de vous. Je sacrifierai volontiers quelque chose par mois pour le tirer de la nécessité. Je vous recommande toujours la pauvre Mai^erite ^, à qui je veux continuer de donner par mois comme j'ai toujours (ait. Si vous croyez que ma cousine des Fossés ait besoin de quelque secours extraordinaire, donnez-lui ce que vous jugerez à propos.
Je ne sais si je vous ai mandé que ma chère fille atnée étoit entrée aux Gumélites ' : il m'en a coûté beaucoup de larmes; mais eUe a voulu absolument suivre la résolution qu'elle avoit prise. Cétoit dé tous nos enfants ceUe que j'ai toujours le plus aimée, et dont je recevois le plus de consolation. Il n'y avoit rien de pareil à l'amitié qu'elle me témoignoit. Je l'ai été voir plusieurs fois; elle est charmée de la vie qu'elle mène dans ce monastère, quoique cette vie soit fort austère; et toute la maison est charmée d'elle. Elle est infiniment plus gaie qu'elle n'a jamais été. U faut bien croire que Dieu la veut dans cette maison, puisqu'il fait qu'elle y trouve tant de plaisir. Adieu, ma chère sœur : ne manquez pas de me tenir parole, et de m'employer dans toutes les choses où vous aurez besoin de moi.
4. C^it la nourrioe de Raoiiie. U ne Toiiblia pat dans fon testament, (dfoie de Féditum de 1S07.)
5. Vojes ci-deMiu, p. i63, la lettre pr^édente, et la note 3.
SuMcriptUm : A Mademoiselle Rivière, à la Ferté- Miloii.
l47* BB EAGIHS A MADEMOISELLE BIVIÈRE ^
A Paris, le 16. janvier [1697].
Jb vous écris, ma chère sœm*, pour mie affaire où vous pouvez avoir intérêt aussi bien que moi, et sur laipieUe je vous supplie de m'éclaircir le plus tôt que vous pomrez. Vous savez qu'il y a un édit * qui oblige tous ceux qui ont ou qui veulent avoir des armoiries sur leur vaisselle ou ailleurs, de donner pour cela une somme qui va tout au plu9 à vingt-cinq francs, et de dédarer quelles sont leurs armoiries. Je sais que celles de notre fiunille sont un rat et un cygne^^ dont j'aurois seulement gardé le cygne, parce que le rat me choquoit;
i47- — I* L'^itear de 1807, qui le premier a donne i le texte de cette lettre (voyez la note i de la lettre 146), «TCfthqne l'original était entre les mains de M. Jacobë de Naurois, arrière-petit-filt de Racine. Geoffroy, à qoi la lettre autographe avait M commoniqaëe par le même M. de Naorois, Ta datée de 169S. La date de Tannée manque sans doute dans l'original.
a. Une déclaration du Roi avait été publiée le 4 septembre 1696 pour la recherche des usurpateurs de noblesse ; un édit du ao novembre suivant avait foé un délai de deux mois pour le payement des droits d*enregistrement des armoiries â 1* Armoriai g^â^l. Un peu plus tard, un arrêt du conseil d'Éut prorogea ce délai jusqu'au dernier jour de mars, terme après lequel il était défendu à tous officiert, bénéfiders, corps et communautés, de se servir d'aucuns sceaux ou cachets pour sceller des actes publics, et à toutes personnes, de quelque qualité que ce fât,de porter aucunes armoiries, qn'ellet n'eussent été enregiMrées, peintes etblasonnées à l'Armoriai général, à peine de trob cents livres d'amende et de confiscation des meubles où elles se trouveraient représentées. On comptait qu'il reviendrait au Roi au moins sept millions de cet enregistrement des armoiries. Voyez le Journal dé Dangeau au ao novembre 1696.
3. C'était, on le voit, des aimes parlantes. La forme ancienne du
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1 69; mais je ne sais point quelles sont les ooulenrs da die- VTon sur lequel grimpe le rat, ni les couleurs aussi de tout le fond de Fécusson, et tous me ferez un grand plaisir de m*en instruire. Je crois que tous trouTerez nos armes peintes aux Titres de la maison que mon grand-père fit bâtir, et qu'il Tendit à M. de la Qef ^. Pai ouï dire aussi à mon oncle Racine * qu'elles étoient peintes aux Titres de quelque église. Priez M. RiTière de ma part de s'en mettre en peine, et de demander à mon oncle ce qu'il en sait, et de mon côté je tous manderai le parti que j'aurai pris là-dessus. Pai ausn quelque souTcnir d'aToir oui dire que feu notre grandpère aToit fait un procès à un peintre* qui aToit peint les Titres de sa maison, à cause que ce peintre, au lieu d^un rat, aToit peint un sanglier. Je Toudrois bien que ce ftot en effet un sanglier, ou la hure d'un sanglier, qui fàX à la place de ce Tilain rat. Pattends de tos nouTclles pour me déterminer et pour porter mon argent : ce que je suis obligé de faire le plus tôt que je pourrai.
PapprouTC fort qu'on &sse son possible pour sortir d'affaire aTCC le fils de M. Regnaud ^, et on ne sauroit trop tôt finir aTec lui, pourTU qu'il nous fasse Toir nos
•eoond mot ëudt eine^ étme^ cim$: on troure encore an tebûème liède ex9t€, Vojez le Dictionnaire de M. jUttré,
4. Cette vente avait été faite par le grand- père de Racine (Jean Racine des Moalins)yle 3i juillet 1640, au prix de deux mille trois cenu francs. La famille de la Clef était, comme la famille de Racine, alliée à celle des Regnanlt. La maison vendue à M. de la Qef est aujourd'hui située au n» 14 de la rue Saint-Vaast, qui, à l'époque de la vente, était la rue de la Pescherie.