‹ Œuvres de J. RacineChapitre 85 sur 222 · DS EACniB A JBAN-BAPTISTX EAGUIE · texte numérisé non relu

DS EACniB A JBAN-BAPTISTX EAGUIE

A Paris, ce vendredi au soir [5 avril 1697*].

Tai reçu deux lettres de vous, Tune où vous me rendiez compte de plusieurs choses que je vous avois reeommandées, et Tautre d'hier au soir, où vous m*avertissez , de la part de Mme Noailles *, d'aller trouver Monsieur rArchevéque. Tai été sur-le-champ pour avoir

8. Vojes an tome VI, p. 539, la note 4 de la lettre 54* LsKiax 148 (reroe sur Taotographe, oonserrë à la Bibliothèque lapériale). ^ i. Louis Racine (p. 997), dans une note sor on paslige de cette lettre, dit qu'elle Ait écrite pendant la semaine sainte. Ce serait donc le Tendredi saint, 5 arril.

s. Louise Boyer, duchesse de Noailles (le dit est omis dans Tautographe), mère de rarcheréque de Paris. Elle mourut le s s mai ndrant. Voyez ce que Saint-Simon dit d'elle au tome I de ses MémoiFti, p. 438 et 439.

^^ rhonneur de lui parler; mais il est à G>iiflaiis, et on m*a dit que je ne pourrois le voir que demain matin * après sa messe. Mon dessein est d'aUer dimanche au soir ou lundi matin à Versailles, pour revenir avec vous à Paris le lundi même ou le lendemain. Je viens d*mivoyer demander chez M. de Cavoye s'il ne vient pcnnt demain à Paris, comme il me Favoit dit, et j'ai une grande impatience de le voir. Le sermon du P. de la Rue ^ fait ici un fort grand bruit, aussi bien qu'au pays où vous êtes, et Ton dit qu'il a parlé avec beaucoup de véhémence contre les opinions nouvelles du quiétisme; mais on ne m'a pu rien dire de précis de ce sermon, et j'ai grande envie de voir quelqu'un qui l'ait entendu. L'amitié qu'avoit pour moi Monsieur de Cambray ne me permet pas d'être indifférent sur ce qui le regarde, et je souhaiterois de tout mon cœur qu'un prélat de cette vertu et de ce mérite n'eût point fait un livre * qui lui attire tant de chagrins.

Si par hasard vous voyez M. l'abbé de G)aslin *, dites-

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