‹ Œuvres de J. RacineChapitre 87 sur 222 · XjMj^lie€ttion des masimes des saints · texte numérisé non relu

XjMj^lie€ttion des masimes des saints

6. Henri-Charles du Camboost, duc de Coislin. Il avait alors la

lui qii*on m*a apporté de sa part une très-belle Semaine "^^ — saimte'^j et que j'ai beaucoup d'impatience d'être à Versailles pour lui en fieôre mes très-humbles remerciements. D est tous les jours* à la messe du Roi, et vous pourrez le ^oir à la sortie de la chapelle.

Psi vn Totre sœur, dont on est très-content aux Carmélites, et qui témoigne toujours une grande envie de s^j consacrer à Dieu. Votre sœur Nanette nous accable tous les jours de lettres pour nous obliger de consentir à la laisser entrer au noviciat *. Pai bien des grâces à rendre à Dieu d'avoir inspiré à vos sœurs tant de ferveur pour son service et un si grand désir de se sauver. Je voudrois de tout mon cœur que de tels exemples vous touchassent assez pour vous donner envie d'être bon durètien. Voici un temps où vous voulez bien que je vous exhorte, par toute la tendresse que j'ai pour vous, à (aire quelques réflexions un peu sérieuses sur la nécessité qu'il y a de travailler à son salut, en quelque état que l'on soit aj^lé. Votre mère aura beaucoup de joie de vous vcnr, aussi bien que vos sœurs et votre petit frère. Bonsoir, mon cher fils.

ramTanoe de la charge de premier aamdnier du Roi, qui appartenait k- fon oncle, Térêque d*Orl^nt (royez au tome V, p. 167, note 5). Le a5 mai 1697, ^ ^^ nomme ëvéque de Mets. D mourut en 1731.

7. On distribuait des Heures à Tusage de la chapelle du Roi et de» Semm'mes sainte* aux personnes qui avaient des dignités ou des charges d*nn certain rang a la cour. Cette distribution et d'autres avaient encore lieu sous le règne de Louis XV, et même au commencement de celui de Louis XVI ; elles furent supprimées lors des réformes fiâtes par M. Necker dans la maison du Roi. {Note dg rSéUthn Je 1807.)

8. Les mots tous ies Jours sont en interligne, au-dessus de toujours^ biflé.

9. Elle ne tarda pas à y entrer, comme on le Toit par la lettre sÛTante, écrite le a4 mai de la même année.

t7ft LETTRES.

7^~ l49* DE BAGUfB A MADBMOISKLLE RIVliUB.

A Paris, le a4* mai [1697*].

Quoique tous n'ayez pas eu de mes nouvelles depuis quinze jours, je n*ai pas laissé de fidre bien des pas pour vous depuis ce temps-là ; et je puis dire que j'ai remué ciel et terre pour vos intérêts. Pai eu recours même à Mme de Pontchartrain*, et elle a écrit et parlé trèsfortement à M. Lhuillier et à son intendant pour fidre en sorte que M. Rivière fiït rétabli dans sa commission. Ce qui fiât la plus grande difficulté, c'e^ le titre de Mlle Hardy*, que Messieurs les fermiers^ généraux ne peuvent rembourser qu'au mois d'octobre, qui est le temps où commencera leur nouveau bail. Ces Messieurs fHTomettent de placer ailleurs le frère du défunt ; mais ils voudroient que M. Rivière pût faire en s(Mrte que la veuve le prit pour homme*, afin qu'il exerçât la commission pour elle jusqu'à ce qu'elle s(Ht remboursée. Mme de Pontchartrain a fiât écrire à cette veuve par son intendant, afin qu'elle s'accommodât avec M. Rivière. Pai promis de mon côté que M. Rivière lui feroit tous les avantages qu'elle pourroit souhaiter, et lui cé-

LnraB 149 (revue sur l^auto^çraphe, conterré à la Fert^Mîlon). — I. L^annëe est indiquée avec certitude par Feutrée d*Aune Raciue au noviciat des Ursulines de Melun. Au mois d'octobre suivant, elle prit Phabit de novice. Vojez plus bas la lettre i56, p. 186.

1. fifarie de Maupeou, fille de Pierre de Maupeou, président aux enquêtes : yojez ci-dessus, p. 98, la note 5 de la lettre 93. Elle avait épousé, en 1668, le comte de Pontchartrain (Louis Phélippeaux). Elle mourut le 19 avril 1714.

3. Cétaitla veuve de M. Hardj, dont Racine parle dans sa lettre à Mlle Rivière, du 3 juillet 169$ (ci-dessus, p. 147), et qui, depuis peu sans doute, était mort.

4. Fermiers est écrit en interligne au-dessus d'intéreue'Sy biffé.

5. Prendre pour homme ^ en termes de palais, signifiait prendre pour caution : voyez le Dictionnaire de Furetière^ an mot Hoi

deroh même en mi besoin tous les gages de la commis- "^^ — sion. Cest donc à lui à offiîr à cette veuve toutes les conditions qu'elle voudra, et de faire en sorte qu'elle s'accommode avec lui. Faites-lui toute sorte d'honnêtetés là-dessus, afin qu'elle n'ait aucun lieu de se plaindre, et que je puisse dire à Mme de Pontchartrain que M. Rivière lui a fait toutes les propositions du monde les plus avantageuses ; car il importe extrêmement que M. Rivière se treuve en place au renouvellement du bail, et je puis vous assurer que ces Messieurs ne demanderont pas mieux qu'à l'y laisser. Mlle Hardy n*aiira aucun lieu de se plaindre de vous quand on la rembooTsera, et quand on donnera une autre commission à son beau-firère, peut-être meiUeure que celle de la Ferté-Milon. Dites à M. Rivière qu'Q conduise tout cela fort adroitement. Surtout qu'il se garde bien de se vanter de mon crédit, et de dire à personne au monde qne j'aie parlé à Mme de Pontchartrain. Du reste, ma dière sœur, si la chose manque, et ne réussit pas aussi bien et aussi promptement que je le voudrois, il bodra se soumettre à la volonté de Dieu, et attendre en paix quelque meilleure occasion. Vous voyez bien par toutes mes démarches que je m'intéresse plus à vos affiûres qu'aux miennes, puisque assurément je serois fort peu capable de faire pour moi toutes les sollicitations que je fais pour vous. Ne songez point à me remercier : songez plutôt à me mander au plus tôt des nouvelles de la disposition où vous paroît Mlle Hardy à l'égard de M. Rivière. Quelqu'un m'a dit qu'elle viendroit à Paris au premier jour. Ayez soin de m'informer de son départ, et de tâcher même de savoir où elle loge quand elle est à Paris. Adieu, ma chère sœur : faites mes compliments à M. Rivière et à ma nièce. Les Carmélites ont été obligées de nous rendre pour un temps

~ — ma fille atnée, parce qo^elle se tronvoit fort incmimiodée depuis une chute qu'elle a faitf dans leur maison. Ma seconde fille, Nanette, a voulu à toute force entrer an noviciat à Melun; mais nous retardons sa jHrise dliabît le plus que nous pouvons *.

l5o. DE RAGIHE A JBAlf-BAPTISTE BACIUE.

A Paris, le 8' juin [1697].

J'avois prié M. Félix de vous faire dire par son laquais que je n'irois point à Port-Royal, et qu'ainsi je ne passerois point par Versailles. Je fus assez chagiîn de ne vous pas trouver le jour que j'y allai, mais je me douui que vous seriez à MouUneau*, ou en visite chez M. de Castigny *. Je savois déjà qu'on vous avoit donné une lettre à faire; mais je saurois volontiers si on a été content de la manière dont vous l'avez fiûte. On m'av<Ht déjà dit la nouvelle de la prise d'Ath *, et j'en ai beaucoup de joie. Vous me ferez plaisir de me mander tout ce que vous apprendrez de nouveau. Voici un temps assez vif, et où il peut arriver à toute heure des nouvelles importantes. Vous me ferez aussi plaisir d'aller trouver M. Moreau ^ à l'issue de son dîner, et de le faire souvenir de

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