XL VII
« La mort est un acte de la vie, cl cet acte esLle dernier i\ a dit Montaigne.
Dans la nuit du 17 octobre 1703, qui fut la dernière de sa vie, Mademoiselle de Lenclos, ne pouvant dormir, écrivit quelques vers qui se terminaient ainsi : «... Je suis en âge de mourir ~ Que ferais-je ici davantage... »
« Le dix-sept octobre 1705, Dcunoiselle Anne Delenclos, fdle majeure, est dccédée en sa maison de la rue des Touinelles, âgée de quatre-vingt-dix ans environ, de laquelle le corps a été inhumé dans l'église de Saint-Paul, sa paroisse, le dix-septième du présent, en présence de Messieurs de Gourville et Arouel qui ont signé : Hérault de Gourville. Arouel. »
l'exemple de NINON DE LE N CLOS 311
Vers le mois de novembre 1751, il fut tout à, fait à la mode, chez les dames de la cour, d'affecter la dévotion d'avoir sans cesse une tête de mort auprès de soi...
On les garnissait de rubans et de cornettes, on les entourait de petites lumières, et l'on restait de temps en temps une demi-heure en méditation devant elles...
La reine avait celle de Ninon de Lenclos... Le ^Marquis d'Argenson nous apprend qu'elle l'appelait « sa belle mignonne »...