ET CONVALESCENCE DE LA ROYNE
remède à nostre fragilité, saduisa promptement de son tresdigne et tressaint tiltre, qui est de Chrestienté en degré superlatif, au moyen duquel il ha acheué maintes hautes besongnes, et cuite maints grans perilz, et infortunes dressez à luy et à son peuple. Par ainsi comme Roy treschrestien, il ha eu recours au ciel dont son tiltre, sa consécration, son enseigne et ses armes sont descendues en terre. Et puis quil ha eu recours au ciel, le Souuerain dominateur céleste nous ha esté propice et fauorable, et ha reïteré audit seigneur Roy vn second miracle, dont le premier à tousiours mémorable, ha esté veu en sa personne mesmes : et cestuy cy, en sa seconde personne : cestasauoir la Royne Anne nostre princesse souueraine et tresredoutee. Pour la convalescence de laquelle, soient à Dieu célébrées par toutes nations, tant subiettes comme amies et beniuoles, (1) infinies actions de grâces : et rédigées par escrit en mémoire (2) perpétuelle, à fin quon cognoisse cy après par exemples certains, ou plustot histoires approuuees, de combien les puissances supercelestes et vltramondaines, sont plus familières et enclines au secours de la sacrée couronne et maiesté treschrestienne, que ne sont les choses terrestres et visibles.
Fait à Bloys au iardin du Roy, Lan de grâce mille cinq cens et douze. (3)
^1) henevolentes (raser, de G.)
(2) perpétuelle, omis dans le mscr. de G.
(3) Le msci'. de G. poi'te : Fait à blois le second jour dauril Lan de grâce mil cinq cens et unze avant pasques. — Est-ce la date de la composition ou de la copie ? — Jean Marot fit également (en mars 1512) des vers pour célébrer la convalescence de la reine Anne, après une fausse couche.
LE TRAIGTÊ
INTITVLÉ LA CONCORDE DES DEVX LANGAGES.