‹ Œuvres de Jean Lemaire de Belges, publiées (volume 2)Chapitre 43 sur 67 · SUR LE TRESPAS DU SAGE ET VERTUEUX · texte numérisé non relu

SUR LE TRESPAS DU SAGE ET VERTUEUX

cheualier feu de bonne mémoire, messire Guillaume de Byssipat, en son viuant seigneur de Hanaches, Viconte de Falaise, et lun des gentilzhommes de Ihostel du tresuictorieux Roy Loys douzième de ce nom. (1)

Le iour que Mars desployant ses banieres, Peit tirer hors par estranges manières, D'abymes creux sulphurines minières, Centres profonds, cauernes, et taisnieres Outilz tresords

Du forgeron Vulean, et ses consorts, Soudains hazards, et auentureux sorts,*" Prindrent effect de si cruelz ressors, Que maints souldars Suiuans guydons, enseignes, estandars, Tant sur coursiers, cheuaux légers, hedars, (2) Que pietonnans, succombèrent souz dards

(1) Lemaire explique plus bas, dans une lettre adresses à un conseiller de la reine Anne de Bretagne pourquoi il insère ici cette pièce de Guillaume Crétin, disciple de Molinet. C'est ce même poète qui a fait aussi la Déploration sur la mort du musicien belge D'Ockeghem. La strophe de seize vers est la plus longue que les lyriques Provençaux aient admise.

(2) ou hédart, espèce de cheval.

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