LE BLASON? DES ARMES DES
Lyon nageant, Lyon trotant, Lyon yssant, Lyon passant, Lyon mordant et rauissant.
Tu te disois Lyon volant,
perdit la bataille d'Agnadel. Plus tard, allié de la France, il décida par son arrivée sur le champ de bataille la victoire de Marignan. Il mourut en 1515. C'est à Piei re-Encise qu'il fut prisonnier.
(1) V. plus haut, p. 229. La formule de Téd. 1528 se retrouve identiquement dans l'éd. 1533. Dans Téd. 1548 la Légende des Vénitiens et le Blason sont remplacés par le Temple d'Honneur.
Lyon courant, Ljon saillant, Et t'allois si fort Lyonnant, Que Mer, et Terre, et Ciel luysant, De gouuerner faisois semblant.
Mais vne Dame au cœur vaillant, Fille au grand Aigle triomphant, Tante à l'enfant gent et plaisant, (1) Qui est le vray Lyon rampant :
Par son parler doux et cliquant, Et par la paix des Roys faisant :
T'ha pendu mat, poure et tremblant : Si qu'on dira d'orenauant.
Que tu n'es pas Lyon croupant, (2) Lyon couchant, Lyon fuyant.
Mais pis qu'vn Chien ord et puant.
Là ou on void desmaintenant Que le Porc espic trespuissant, Est plus fort qu'vn Lyon bruyant, Plus redouté qu'vn Eléphant.
Et sa hauteur resplendissant, Qui fait au monde des biens tant.
Chacun ira par tout louant.
Disant, chantant et escriuant, Viue le Roy Loys le grant.
En cestedite Légende, (3) y ha plusieurs Prophéties alléguées de leur ruine : mais depuis ien ay trouuees encores deux, lesquelles il mha semblé bon dinserer (4) en la fin de ceste œuure.
(1) Le futur Charles-Quint n'avait alors que neuf ans.
(2) mact, coupant, pir (1528 et 1533).
(3) « En la légende des Vénitiens que j'ay faicte imprimer a Lyon. il y a plusieurs.... » (1528 et 1533).
(4) « ien ay trouve bon insérer » (ibid).
ÂQtiquum propheticum (1) de Francorum Rege contra Venetos.
Floribus adiuncius, Ranas per prata vacantes, Arctahit Coluber propnas reweare paludes.