AUX AUTEURS DES DEUX RÉPONSES PRÉCÉDENTES
Je pourrois, messieurs, vous faire le même compliment que vous me faites; je pourrois vous dire qu'on vous fait beaucoup d'honneur de vous répondre : mais j'ai une plus haute idée de tout ce qui sort de Port-Royal, et je me, tiens, au contraire, fort honoré d'entretenir quelque commerce avec ceux qui approchent de si grands hommes. Toute la grâce que je vous demande , c'est qu'il me soit permis de vous répondre en même temps à tous deux; car, quoique vos lettres soient écrites d'une manière bien différente, il suffit que vous combattiez pour la mêmd cause; je n'ai point d égard à l'inégalité de vos humeurs, et je ferois conscience de séparer deux jansénistes : aussibien je vois que vous me reprochez à peu près les mêmes crimes-, teute la différence qu'il y a, c'est que l'un me les reproche avec chagrin, et tâche par-tout d'émouvoir la pitié et l'indignation de ses lecteurs, au Heu que l'autre s'est chargé de les réjouir. Il est vrai que vous n'êtes pas venus à bout de votre dessein, le mondeVous a laissé rù-e et pleurer tout seuls. Mais le monde est d'une étrange humeur; il ne vous rend point justice : pour moi, qui fais profession de vous la rendre , je vous puis assurer au moins que le mélancolique m'a fait rire, et que le plaisant m'a fait pitié. Ce n'est pas que vous demeuriez toujours
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dans les bornes de votre partage : il prend quelquefois envie au plaisant de se faclier , et au mélancolic|ue de s'égayer; car, sans compter la manière ingénieuse dont il nous peint ces Romains qu'on voyoit à la tête d'une armée et à la queue d'une cliarrue, il me dit assez galamment «que si je veux me servir de Tautorité de saint Grégoire en faveur de la tragédie, il faut me résoudra à être toute ma vie le poète de la passion. » Voyez à quoi l'on s'expose quand on force son naturel; il n'a pu rire sans abuser du plus saint de nos mystères ; et la seule plaisanterie qu'il fait est une impiété.
Mais vous voiLS accordez sur-tout dans la pensée que je suis un pocte de tiicâtrCj vous en êtes pleinement persuadés; et c'est le sujet clc toutes vos réflexions sévères et enjouées. Où en seriez-vous, messieurs, si l'on découvroil que je n'ai point fait de comédies? Voilà bien des lieux communs hasardés, et vous auriez pénétré inutilement tous les replis du oœnr du poëte.
Par exemple, messieurs, si je supposois que Vous êtes deux grands docteurs; si je prenois mes mesures là-dessus , et qu'ensuite ( car il arrive des choses plus extraordinaires) on vînt à découvrir que vous n'êtes rien moins tous deux que de savants théologiens , que ne diriez-vous point de moi? Vous ne manqueriez pas encore de vous écrier que je ne me connois point en auteurs, que je confonds les chwnillardes avec les visionnaires , et que je prends des hommes fort communs pour de grands hommes : aussi ne prétendez pas que je vous donne cet
avantage sur moi ; j'aiiro mieux croire , sur votre parole , que vous ne savez pas les pères, et que vous n'êtes tout au plus que les très humbles serviteurs Je l'auteur des imaginaîres.
Je croirai même, si vous voulez, que vous n'êtes point de Port-Royal, comme le dit un de vous, quoiqu'à dire le vrai j'aie peine à comprendre qu il ait renoncé de gaieté de cœur à sa plus belle qualité. Combien de gens ont lu sa lettre, qui ne l'eussent pas regardée si le Port-R.oyal ne l'eût adoptée, si ces messieurs ne l'eussent distribuée avec les mêmes éloges qu'un de leurs écrits! Il a voulu peutêtre imiter M. Pascal, qui dit, dans quelqu'une de ses lettres, qu'il n'est point de Port-Royal. Mais, messieurs, vous ne considérez pas que M. Pascal faisoit honneur â Port-Royal , et que Port-Royal vous fait beaucoup d'honneur à tous deux. Croyez-moi : si vous en êtes, ne faites point de difficulté de l'avouer; et si vous n'en êtes point, faites tout ce que vous pourrez pour y être reçus :,vous n'avez que cette voie pour vous distinguer. Le nombre de ceux qui condamnent Jansénius est trop grand j le moyen de se faire connoître dans la foule ! Jetez-vous dans le petit nombre de ses défenseurs; commencez à faille les importants; mettez -vous dans la tête que l'on ne parle que de vous, et que l'on vous cherche par-tout pour vous arrêter; délogez souvent; changez de nom *, si vous ne
' Messieurs Dubois et Barbier d'Aucour avoient effectivement chaDgé de noraj car M. Dubois s'appeloit Goisbault, et M. d'Au«
l'avez déjà fait, ou plutôt n'cnThangcz point du tout; vous ne sauriez être moins connus qu'avec le vôtre : surtout louez vos messieurs, et ne les louez pas avec retenue. Vous les placez justement après David et Salomon; ce n'est pas assez : racltcz-lcs devant, vous ferez uu peu souffrir leur humilité; mais ne craignez rien, ils sont accoutumés à bénir tous ceux qui les font souflrir.
Aussi vous vous en acquittez assez hien ; vous les voulez obliger, à quelque prix que ce soit. C'est peu de les préférer à tous ceux qui ont jaroais paru'dans le monde, vous les préférer même à ceux qui se sont le plus signalés dans leur parti; vous rabaissez; M. Pascal pour relever l'auteur des imaginaires ; vous dites que M. Pascal n'a que l'avantage d'avoir eu des sujets plus heureux que lui Mais, monsieur, vous qui êtes plaisant, et qui croyez vous connoître en plaisanterie, croyez-vous que le poul'oir prochain et la grâce suffisante fussent des sujets plus divertissants que tout ce que vous appelez les visions de Desmarêts? Cependant vous ne nous persuaderez pas que les dernières imaginaires soient aussi agréables que les premières proinnciaîes ; tout le monde lisoities unes, et vos meilleurs amis peuvent à peine lire les autres.
cour s'appeloit Barbier, ilîe'm. pour servir h l'Iiist. des sciences et beaux-arls , mars 1724, pag. 479' Ce dernier n'adopta le nom de d'Aucour que depuis qu'il fut eliargé de l'éducation de M. d'Ormoy, fils de M. ColbcrU I^Itmoirci pour servir à l'hislcira des (jrands hommes de l'Europe, tom. XIII, pag, 320.
Pensez-vous Yous-mêmes que je fiisse une grande injustice à ce dernier de lui attribuer une chamillarde? Savez-vous qu il y a d'assez bonnes choses dans ces chamillardes? Cet homme ne manque point de hardiesse, il possède assez bien le caractère de Port-Rojal, il traite le pape familièrement; il parle aux docteurs avec autorité. Que dis-je? Savez-vous qu'il a fait un grand écrit qui a mérité d'être brûlé? Mais cela seroit plaisant, que je prisse contre vous le parti de tous vos auteurs -, c'est bien assez d'avoir défendu M. Pascal. Il*est vrai que j'ai eu quelque pitié de voir traiter l'auteur des chamillardes avec tant d'inhumanité, et tout cela parccqu'on l'a convaincu de quelques fautes. Il fera mieux une autre fois , Il a bonne intention. Il s'est fait cent querelles pour vos amis ; voulez-vous qu'il soit mal avec tout le monde, et qu'il ne soit estimé des jésuites ni des jansénistes? Ne craignez-vous point que Ton vous fasse le même traitement? Car qui empêchera quelqu'un de me répondre , et de me dire , en parlant de vous : Quoi, monsieur! vous avez pu croire que messieurs de Port-Royal avoient adopté une lettre si peu digue d'eux! Ne voyez-vous point qu'elle rebat cent fois la même chose , qu'elle est obscure en beaucoup d'endroits, et ûoide par -tout? Ils me diront ces raisons, et d'autres encore, et j'en serai fâché pour vous : car votre belle humeiu" tient à peu de chose; la moindre mortification la suspendra, et vous retomberez dans la mélancolie de votre confrère.
Mais il s'ennuieroit put-être si je le laissois plus long-
temps sans l'en îre tenir; il faut revenir à lui, et faire tout ce que je pourrai pour le divertir. J'avoue <jue ce n'est pas une petite entreprise; car que dire à un homme qui ne prend rien en raillerie, et qui trouve par-tout des sujets (le se fâcher? Ce n'est pas que je condamne sa mauvais? humeur; il a ses raisons : c'est un homme qui s'intéresse sérieusement dans le succès de vos affaires; il voit qu'elles vont de pis en pis, et qu'il n'est pas temps de se réjouir : c'est sans doute ce qui fait qu'il s'emporte tant contre la comédie. Comment peut -on aîlcr au théâtre, comment peut-on se divertir, lorsque la vérité est persécutée, lorsque la fin du monde s'approche, lorsque tout le monde a tantôt signé? Voilà ce qu'il pdbse, et c'est ce qu'allégua un jour fort à propos un de vos confrères; car je ne dis rien de moi-même.
C'étoit chez une personne qui, en ce tcijpips-là, étoit fort de vos amies ; "elle avoit eu Leaucoup d'envie d'entendre lire le Tartuffe, et Ton ne s'opposa point à sa curiosité : on vous avoit dît que les jésuites étoient joués dans cette comédie; les }csuîtes au contraire se flattoient qu'on en vouloit aux jansénistes : mais il n'importe , la compagnie étoit assemblée. Molière alloit commencer , lorsqu'on vit arriver un homme fort échauffé, qui dit tout bas à cette personne : Quoi, madame! vous entendrez une comédie le jour que le mystère de l'iniquité s'accomplit, ce jour qu'on nous ôte nos mères! Cette raison parut convaincante; la compagnie fut congédiée. Molière s'en retourna bien étonné de l'empressement qu'on avoit eu
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pour le faire venir, et de celui qu'on avoit pour le renvoyer.... En effet, messieurs, quand vous raisonnerez dô la sorte, nous n aurons rien à répondre, il faudra se rendre; car, de me demander, comme vous faites, si je crois la comédie une chose sainte , si je la crois propre à faire mourir le vieil homme; je dirai que non : mais je vous dirai en même temps qu'il y a des choses qui ne sont pas saintes, et qui sont pourtant innocentes. Je vous demanderai si la chasse, la musique, le plaisir de faire des sabots, fit quelques autres plaisii^ que vous ne vous refusez pas à vous-mêmes, soHt fort propres à faire mourir le vieil homme, s'il faut renoncer à tout ce qui divertit, s'il faut pleurer à toute heure. Hélas! oui, dira le mélancolique. Mais que dira le plaisant? Il voudra qu'il lui soit permis de rire quelquefois, quand ce ne seroit que d'un jésuite j il vous prouvej-a, comme ont fait vos amis, que la raillerie est permise, que les pères ont ri, que Dieu même a raillé. Et vous semble-t-il que les lettres provinciales soient autre chose que des comédies? Dites-moi, messieurs, qu'est-ce qui se passe dans les comédies? On y joue un valet fourbe, un bourgeois avare, un marquis extravagant, et tout ce qu'il y a dans le monde de plus digne de risée. J'avoue que le provincial a mieux choisi ses personnages, il les a cherchés dans les couvents et dans la Sorbonne; il introduit sur la scène tantôt des jacobins, tantôt des docteurs, et toujours des jésuites. Combien de rôles leur fait-il jouer! Tantôt il amène un jésuite bon homme, tantôt un jésuite méchant, et toujours un jésuite ridicule. Le monde en a
ri pendant quelque temps, et le plus austère janséniste auroit cru trahii' la vérité que de n'en pas rire.
Rcconnoissez donc, monsieur, que, puisque nos comédies ressemblent si fort aux vôtres, il faut bien qu'elles ne soient pas si criminelles que vous le dites. Pour les pères , c'est à vous de nous les citer; c'est à vous, ou à vos amis, de nous convaincre, par une foule de passages, que l'église nous interdit absolument la comédie en l'état quelle est : alors nous cesserons d'y aller, et nous attendrons patiemment que 'le temps vienne de mettre les jésuites sur le théâtre.
J'en pourrois dire autant des romans, et il semble que vous ne les condamnez pas tout-à-fait. «Mon Dieu! monsieur, me dit l'un de vous, que vous avez de choses ù fràre avant que de lire les romans! » Vous voyçz qu'il ne défend pas de les lire; mais il veut auparavant que je m'y prépare sérieusement. Pour moi, je n'en avois pas une idée si haute; je croyois que ces sortes d'ouvrages n'étoient bons que pour désennuyer l'esprit, pour l'accoutumer à la lecture, et pour le faire passer ensuite à des choses plus solides. En effet , quel moyen de retourner aux romans , quand on a lu une fois les voyages de Saint- Amour ' ,
' Racine avoit ici en vue le journal de Louis Gorin de Saint- Amour, filleul de Louis XIII, et docteur de Sorbonne, imprimé eu 1662; ouvrage dans lequel l'auteur se borne à raconter ce (ju'il fit à Rome pour la défense des partisan* de JauâéaiuS'
Weiïdrok ' , Palafox ^ , el tous vos auteurs? Sans mentir, ils ont tout une autre manière d écrire que les faiseurs de romans; i!s ont tout une autre adresse pour embellir la vérité : ainsi vous avez grand tort quand vous m'accusez de les comparer avec les autres. Je n'ai point prétendu égaler Desmarêts à M. Le Maître; il ne faut point pour cela que vous souleviez les juges et le palais contre moi ; je reconnois de bonne foi que les plaidoyers de ce dernier sont, sans comparaison, plus dévots que les romans du premier. Je crois Lien que si Desmarêts avoit revu ses romans depuis sa conversion, comme on dii; c[uc M. Le Maître a revu ses plaidoyers, il y auroit peut-être mis de la spiritualité; mais il a cru qu'un pénitent dcvoit oublier
■ Ce fut sous le nom de Wcntlrock, ou plutôt sous celui Je Cuilhlinus Wendrockhts , que Pierre Kicole publia sa traducLio;! laîiue des lettres au provincial dont il s'agit ici. L'auteur éciaii-èit des entlroits cjui dcmandoicnt quelques discussions par des notes savantes; il y joignit mênie des dissertations qui curent le plus grand succès. Le P. llonoté Fabri , jésuite, entreprit de répondre aux nouvelles observations; il se déguisa sous le nom supposé de Bernardus Slubrocklus ; mais , ccniino !e remarque Cajlc, article Kicole, Vouvrarje de Slubrock , qui ne pliit point, fui mis à l'index à côté des lettres provinciales; el, ce cjui Bit bien éiranjc, celui de Wendrock n'y fut point mis, fjuoifjuc Us jésuites eussent tâché de l'ij faire mettre, et que le P. FaLri càt prédit à son autour qu'il n'échapperoiV point à cette fljtrissure.
' C'étoit don Juan de Palafo?;, évêqr.e d'Osma, famcuri par ses démêles avec les jésuites, contre lesquels il écrivit une lettTC au pape Innocent X , in*-''ce dans le premier volume de ta Morale pr(il'i(fue,
tout ce qu'il a fait pour le monde. Quel péuitent, dlteSvous, qui fait des livres de lui-même, au lieu que M. Le Maître n'a jamais osé faire que des traductions! Mais, messieurs, il n'est pas que M. Le Maître n'ait fait des préfaces, et vos préfaces sont fort souvent de fort gros livres. Il faut bien se hasarder quelquefois : si les sqints u'avoient fait que traduire, vous ne traduiriez que des traductions.
Vous vous étendez fort au long sur celle qu'on a faite de Térence; vous dites que je n'en puis tirer aucun avantage, et que le traducteur a rendu un grand service à l'état et à l'église , en expliquant un auteur nécessaire pour apprendre la langue latine. Je le veux hienj mais pourquoi choisir Térence? Cicéron n'est pas moins nécessaire que lui; il est plus en usage dans les collèges', il est assurément moins dangereux : car quand vous nous dites qu'on ne trouve point dans Térence ces passions couvertes que vous craignez tant, il faut bien que vous n'ayez jamais lu la première et la cinquième scène de l'Andrienne, et tant d'autres endroits des comédies que l'oiTa traduites j vous y auriez vu ces passions naïvement exprimées; ou plutôt il faut que vous ne les ayez lus que dans le françois, et en ce cas j'avoue que vous les avez pu lii'e sans danger.
Voilà, messieurs, tout ce que- je voulois vous dire; car pour Ihistoire des capucins, il paroît Lien , par la manière dont vous la niez, que vous la croyez-vcritalDle. L'un de vous me reproche seulement d'avoir pris des capucins pour des cordeliers. L'autre me veut faire croire que j'ai voulu parler du père Mulart. Kon, messieurs; je sais
combien ce corclelier est décrié parmi vous ; on se plaignoit encore en ce temps-là d'un capucin , et ce sont des capucins qui ont bu le cidre. Il se peut faire que celui qui m'a conté cette aveniure, et qui y étoit présent, nait pas retenu exactement le nom du père dont on se plaignoit, mais cela ne fait pas que le reste ne soit véritable. Et pourquoi le nier? Quoi tort cela fait-il à la mère Angélique? Cela ne doit point empêcher vos amis d aclievcr sa vie qu'ils ont commencée-, ils pourront même se servir de cette histoire, et ils en feront un chapitre particulier qu ils intituleront : De l'esprit de discernement que Dieu avoit donné à la sainte mère.
Vous voyez bien que je ne cherche pas à faire de longues lettres : je ne manquerois pas de matière pour grossir celle-ci; je pourrois vous rapporter cent de vo^ passages, comme vous rapportez presque tous les miens; mais , ou ils seroient ennuyeux, et je ne veux pas que vous vous ennuyiez vous-mêmes; ou ils ssroicnt divertissants-^ et j'3 ne veux pas qu'on me reproche, tomme à vous, que je ne divertis que par les passages des autres. Je prévois même que Je ne vous écrirai pas davantage. Je ne refuse point de lire vos apologies, ni d'être spectateur de vos disputes; mais je ne veux point y être mêlé. Ce seroit une chose étrange que, pour un avis que j'ai donné en passant, je me fusse attiré sur les bras tous les disciples de saint Augustin. Ils n'y trouveroient pas leur compte, ils n'ont point accoutumé d'avoir affaire à des inconnus. Il leur fiut des gens connus et des plus élevés en dignité; je ne
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suis iii l'un ni l'autre, et par conséquent je crains peu ces vérités dont vous me menacez. II se pourroit faire <pien voulant me dire des injures vous en diriez au meilleur de vos amis : croyez-moi, retournez aîix jésuites; ce sont vos ennemis naturels.
Je suis, etc.
De Paris, ce lo mai 1666.
ABREGE DE L'HISTOIRE
DE