SCÈNE III
HERCULE, lOLE.
HERCULE, appuyé sur les genoux d'Iole qui travaille
en tapisserie.
Qu'avec moins de travail les mains de la nature Ont bien mis sur ton teint de plus douces peintures! Attends qu'au naturel je figure ces lis Dont elle a ton beau sein et ton front embellis ; Que tu serois charmée, et qu'en ce beau visage Je prendrois le dessein d'un agréable ouvrage ! Si je gâte ces fleurs, tu les peux corriger; Ton aiguille à mes doigts est un faix bien léger ; Mais ne t'oppose point à ce jeune caprice. Qu'ils aient avec tes mains un commun exercice ; Ou si ce passe-temps, mon cœur, t'est importun, Que nos yeux aient au moins un passe-temps commun.