SCÈNE PREMIÈRE
FLORIMANT seul.
l^UE je bénis , Amour, la douce violence Dont tes aimables traits ont forcé ma défense , Et que je me repens de tous les vains propos Dont mon cœur t'accusoit de troubler son repos ! Non, tu n'es point l'auteur de ces cruelles flammes; Ce poison des esprits , ce tyran de nos âmes , Cet ennemi des cœurs, ni cet enfant sans yeux Qui trouble le repos des hommes et des dieux. Si tu couvres de fiel les flèches de ta trousse , C'est pour nous rendre après notre flamme plus douce ; Et l'espoir seulement qui ravit mes esprits , Après un peu de maux m'est un trop digne prix.
3i6 LA CÉLIANE,