ACTE V, SCÈNE II
Peut-elle appréhender un propos qui l'offense, Et qu'on ne pût tenir de la même innocence ?
JULIE
Hélas ! que l'apparence est un miroir bien faux !
FLORIMANT. *
As-tu dans son l\pnneur trouvé quelques défauts?
Pamphile en parle-t-il , et cet ami fidèle
Te peut-il rien vanter qu'il ait obtenu d'elle ?
JULIE
Il auroit obtenu ce qu'il a mérité , Et je pardonnerois à leur égalité.
Mais qu'un vil pa)'san....
FLORIMANT.
Comment! possède Nise?
JULIE
Vous croirez ce discours si votre œil l'autorise. Suivez-moi seulement.
FLORIMANT.
O dieux! que me dis-tu?
JULIE
Vous verrez des sujets de vanter sa vertu.
3i8 LA CÉLIANE,