‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 321 sur 442 · SCÈNE IL LUCIDOR, FILIDAN · texte numérisé non relu

SCÈNE IL LUCIDOR, FILIDAN

Ah! que la vanité de ces folles constances Vaut souvent , Filidan , de longues repentances l On a promis Célie à mes vœux innocens; Tandis que la raison en maîtrisoit les sens , Je ne refusois point qu'un heureux mariage Joignît à son destin ma fortune et mon âge; Mais de la rechercher après cet accident , Il faut pour le pouvoir un esprit plus ardent. L'amour n'a pas si fort occupé ma pensée Que je puisse en mon lit souffrir une insensée; J'aurois vu de bon œil cet hymen réussi ; Mais, perdant la raison, elle me perd aussi.

FILIDAN.

Pensez-y mûrement; folle ou sage, qu'importe?

Il faut considérer ce qu'elle vous apporte:

Les plus fins, en ce temps, épousent les trésors,

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