‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 338 sur 442 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

FILIDAN, CLORIMAND.

' Fi LIBAN, le tirant par ses habits. Monsieur, monsieur, un mot.

CLORIMAND.

Quoi ?

FILIDAN.

Cette pèlerine.

Dont on vante partout la science divine, Est-elle de retour?

CLORIMANT.

Oui.

FILIDAN.

Puis-je seulement v

De la part d'un seigneur lui parler un moment?

CLORIMAND.

Attends, je le saurai.

(Il sort.) FILIDAN, seul.

Dieux! l'extrême folie, D'espérer de son art la santé de Célie! Que pense profiter cet amant importun.

Quand il la veut guérir d'un malheur si commun ? Croit-il remédier au mal qui la tourmente. Et loger la sagesse en l'esprit d'une amante ? Mais la voilà qui sort. Dieux, l'agréable objet! Quel esprit peut tenir contre un si beau sujet ?

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