ACTE m, SCENE XI
Et je suis lasse enfin de diviser les mois; Mais mon sort reconnoît sa puissance suprême.
ÉRASME
Voyez sa frénésie.
ANGÉLIQUE
O dieux ! qu'elle est extrême I
CÉLIE
Vivons oïl son pouvoir m'a voulu destiner;
Il commença mon cours et le doit terminer.
Vous qui vous opposez à cette loi fatale,
Et trouvez du désordre en ma course inégale,
Essayez une fois ces glorieux travaux,
Et vous mêlez de l'art de régir mes chevaux;
L'air en sera troublé, les saisons perverties,
Ces coteaux désolés et ces plaines rôties.
Mais où parlai-je, où suis-je, et qu'est-ce que je vois?
ÉRASITE.
O malheur de mes jours!
CÉLIE
Je meurs, conduisez-moi.
(Elle sort avec Léandre et la nourrice.)
ANGÉLIQUE, à Érosmc.
Adieu , je vais rêver sur le remède unique Qui puisse rétablir cet esprit frénétique; Et s'il ne peut guérir un mal si furieux. N'espérez plus, monsieur, sa santé que des cieux.
FIN DU TROISIÈME ACTE
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