‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 382 sur 442 · ACTE I, SCENE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE

Je vivrai dans l'espoir de l'obtenir un jour. Ses maux sont infinis, et votre résistance Aurait pu ruiner la plus forte constance.

THÉAjvE , tirant un papier de sa poche.

Il a beaucoup souffert , si ces lignes au moins Sont de sa passion de fidèles témoins.

Je les reçus hier; écoute en quel langage Sa plume a figuré sa peine et son servage,

CÉPHISE

Donnez que je les lise.

THÉANE.

' Ecoutez seulement.

« A l'aimable beauté qui cause mon tourment. » « Donc en cette saison nouvelle, » Où toutes choses font l'amour, M Théane est encor si cruelle » Qu'il faut que je perde le jour !

» Sou âme est encor dépourvue »

CÉPHISE

Voici Filandre.

THÉANE.

Adieu, sauve-moi de sa vue.

Tu me retrouveras sous ces feuillages verts, Où je vais admirer la suite de ces vers.

( Elle va s^asseoir sous des arbres.)

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