‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 387 sur 442 · ACTE I, SCÈNE III. Sig · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III. Sig

CÉPHISE

Je l'aurois excusé; non, mais

THÉANE.

Quoi ! mais possible Que, trouvant mon esprit à ses vœux insensible, Il a dessous tes lois engagé son désir. O dieux! qu'il m'auroit fait un sensible plaisir!

CÉPHISE

Il ne trouve qu'en vous le sujet de sa peine; Et quand il m'aimeroit, son amour seroit vaine.

THIÊANE.

Enfin , ma chère sœur , ne dissimule point : Un secret déplaisir à ta froideur est joint; Et l'altération qu'on voit en ton visage, D'amour ou de mépris est un clair témoignage. Filandre te plaît-il ?

CEPHISE

Comme il plaît à vos yeux.

THÉANE.

Il n'est à mon sujet ni vain ni glorieux;

Il vanteroit à tort les noms que je lui donne :

Je crois qu'il est si bon qu'il ne blesse personne.

CÉPHISE

Je ne l'abaisse point : il a des qualités Capables d'asservir beaucoup de libertés; Mais il adresse ailleurs ses yeux et sa pensée. Et je n'ai pas dessein d'en être caressée.

THÉANE.

Il tenoit un papier au point de son départ : Te le présentoit-il pour m' offrir de sa part?

54o LE FILANDRE,

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