‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 413 sur 442 · C:ÉPHISE · texte numérisé non relu

C:ÉPHISE

Ta curiosité pourra te mettre en peine.

NEREE»

II n'importe, je veux

CÉPHISE

Quoi?

N^RÉE.

Voir ce que tu tiens.

CÉPHISE

Eh bien, tu le verras. Connois-tu ces liens? NÉRÉE, regardant les cheveux.

Sont-ils de Célidor? Sa chevelure est blonde. O perfide! 6 cruel, le plus traître du monde! Qui te les a donnés?

CÉPHISE

Mon désir et ma main , Car je les ai coupés. Mais ce discours est vain : Tu ne peux sans regret savoir d'où vient ce gage; Et d'autres entretiens te plairont davantage.

NÉRÉE

Hélas! tu m'apprends tout en ne me disant rien ; Il vient de Célidor, ce tyran de mon bien.

CÉPHISE

Te l'a-t-il confessé?

WÉRÉE.

Depuis que ce volage A tes rares beautés rend un secret hommage , J'évite sa rencontre et je crains son abord Plus que les criminels ne redoutent la mort; Je fuis les faux appas de cette âme traîtresse. Tu l'honores beaucoup d'avoir pris cette tresse.

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