‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 95 sur 442 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CÉLIMÈNE seule.

Elle a beau se contraindre, on voit en son visage De sa nouvelle flamme un trop clair témoignage. Depuis que Floridan s'est fait voir en ces lieux, Son amant l'importune et déplaît à ses yeux; Elle ne peut cacher le souci qui la touche; Son cœur à tout moment est trahi par sa bouche, Et tant de questions font assez présumer Le déplaisir qu'elle a de me le voir aimer. Je l'aimerai pourtant; et si l'effet succède A mes chastes désirs il faudra qu'elle cède. Je n'épargnerai plus ni caresses ni vœux. Mais il vient justement à l'heure que je veux.

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