‹ Œuvres de Jérémie Bentham, jurisconsulte anglais De l'organisation judiciaire et de la codificationChapitre 259 sur 329 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ESSAI li’lNE XOL'VF.M.r. CI.ASSIFICATIOX DES PXIXCIPALES SRVNCHCS d'art ET SCIEfICK.

Le bien-être est directement ou indirectement , sous une forme ou sous une autre, le sujet de toute pensée et l’objet de toute action de l.i part de tout être connu , sensitif on pensant ; il en est constamment ainsi , et l’on ne |>cut donner de motif raisonnable |KMir qu’il en soit autrement

I somme dos peines que l'on éprouve dans la même portion du temps.

f Si une personne regarde la somme' dtrs plaisirs qu'elle ' éprouve dans une portion de temps comme considérable, et qirelic mette hors de compte la somme des |»ciacs qu'elle éprouve dans la même portion de temps, elle est regarde^ comme étant dans un étal de iboftArur.

(Si cette même personne regarde la somme des peines qu’elle éprouve dans celle même portion de temps ('Oiume considérable, et qu’elle mette hors do compte ta somme dos plaisirs qu'elle éprouve dans la même

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BBANCHES D’AHT ET SCIENCE

Ce princi|)e admis, on peut dire f\\%ç^udémo‘ nisue dans quelqu'une des di?isions dont elle est susceptible, utt dans toutes ses dtfisions, çs^ Pol^l de^tp^ branche d’art et le sujet de toute f |>rqnchc de. science. l/Ëudémpniqyç est donc l'art lie coptribuer en quelque sorte à l’acquisition dg bicitélre , cl c'est la science^qui fait voir comment . pour exercer cet art avec effet.

Si l’on compare 1rs arts et les sciences à un édifice , rfiudcinanique en sera ta salle commune ou point commun de réunion. Chan(jex la fleure , et £ha<pie art, avec sa science correspondante, sera une branclic de l'arbre de l'Eudémonique.

Si ces remarques sontjusles, ce n’est que comme Mourcede bonheur, ou comme préservatif contre te malheur y que l’èlre , ou quelqu'une de ses modifications , |>eut avoir des droits à l'observation d’un homme.

Ainsi donc , l'EudémoDique étant le nom de cet art si universellement pratiqué, la poursuite du bonheur , on conviendra que \ctre est un moyen jMci^el sans lequel on ne }>cut aucunement poursuivre ni atteindre le but de cet art. L’étre sensible

est le seul siège du bonheur; l'ètre, quel qu'il soit, en est l'instrumenl universel. Pour parvenir d ce bonheur, sous quelque forme qu’il se présente, il est plus ou moins utile ou même nécessaire d’avoir plus ou moins de connaissance du siège du bonheur , ainsi que des êtres qui , dans chaque cas , (HTUvent lui servir d'instriimeuls. Pour désigner toute portion de science que l'on peut avoir sur l'être considéré dans le plus d'étendue dont il est susceptible , on s'est servi , depuis des siècles , du mot Ontologie *,

L’Eudémonique est l’art du bien. être ; rèUü V est nécessaire au bien^tre. L'Ontologie , comme scie nçc, marche donc de pair avec l'Eudémonique comme art.

L’art et la science se correspondant toujours dans toutes leurs ramifleations , nous ne prendrons que la science pour sujet de nos divisions, et chaque opération que nous ferons sur elle pourra également s’appliquer a l’autre.

Division, de l'Ontologie en Ontologie coénoscopique * ou * Coénontologic, et en Ontologie idioscopiqiie ^ ou Idiontologie.

portion de temps, sou éut est regardé comme un état de malheur.

Si l*on n'e«t pas satisfait de cette définition du bonheur, un en trouverait de bien differentes dans les ouvrages de divers phiiosopbes , dans Je traité de James Haras t par exemple, .a pour litre û IfonArur. Hais, d'après sa déOnition, «jui sc douterait qn'il existe du malbear dans ce bas monde?

' Eudémonique, de tviat/iovlx, bonheur, dérivé priroitivcmenl de tv, bien, et de ixi/t»», génie, servi par UN bon génie.

* Ontologie, de î«v, l'élre en général, et de

discours.

Quelque familier que soit ce mot Ontologie, l'usage en a tellement restreint l'emploi primitif, qu’il Q'esl plus exactement conforme au but actuel. Les philosophes qui ont voulu iransinctlre quelque instruction par ce mol n’oDl considéré, dans ce cas, que les propriétés qu'ils regardaient comme pouvant être possédées par tous les êtres sans distinction, telles qu'ocfuah'P’’, possibilité , néressilé . impossi&ififé , probabilité , improbabilité, certitude , simplicité, eompotiiion, pouvoir de cause, dérivation d’une cause, et ainsi de suite.

* €oénoscopique,i\çKotf6s, en commun, et de

je regarde. Coénoseopique, regardant ce qui est possédé en commun par plusieurs choses. L'Ontologie coénoseopique serait donc la brandie d'art et science qui a pour sajet les propriétés possédées en commun par tous les individus dont traite l’Ontologie, c’est-àdire par tous les êtres.

* On. a celle occasion , et même dans toutes les occasions où Pou veut éviter rincerlitude dans l’expression, la plupart des langues modernes offrent une imperfection très-embarrassante, dans la double accepion de la conjonction allcrnatlvc ou. Ce mol, placé

entre deux subslaDtifs, par exemple, peut exprimer deux idées bien distinctes : 1* que les deux subxunlifs sont deux noms donnés an même objet , cl qu'ils désignent deux objets différents. Ainsi, quand je dis que rOntologie est ou coénoseopique ou idioscopique, je veox faire entendre qne les mots coénoseopique et ù/ioscopique sont deux adjectifs qui distinguent les deux parties dans lesquelles je divise l’Ontologie ; et quand je veux ensuite ajouter le mot C'ornon/ofo^ir, comme synonyme de l'Ontologie coénoseopique, je suis encore obligé de me servir de celle même conjonction, et de dire Ontologie coénoseopique ou t'oénoniologic. Cette dupUcilé d'acception du mot ou, qui contribue al souvent à répandre l’ambiguUcel le doute, est passée sous silence par les meilleurs grammairiens français, et à peine mentionnée dans le ütetionoaire de l'Académie. Elle fut signalée par les anciens grammairiens, et, d’après eux, Harris, dans son //rrmrs , distingue ces deux acceplious par les épithètes ditjonrlive cl suhdisjonctire, qu’il donne successivement à cette conjonction ; disjonctive, lorsque les deux mots qu'elle sépare sont les noms de deux choses différentes; su6disjonctive , lorsque ce sont deux noms du même objet. La langue grecque, comme le remarque Harris, est exempte de cette imperfection : hret, à , est la conjonction ou dans son sens disjonclif; etri, dans le sens subdisjoocür. La langue russe aussi , parmi les modernes, a le même avanuge ; ou, dans le premier cas, se traduit par ift, dans le second , par inaAo.

* Idioseopique, de îJcoç, en por/tcuficr, et de noTtiu, je regarde. L’Ontologie ic/ioscopiçue est donc la branche d’art et science qui a pour sujet les propriétés apporte nant eu particulier à telles ou telles classes d'êtres.

Les mots et sont déjà Introduits dans les langues uiovlernes : le premier, ilans eoénobite ou ce-

int’ijcG by GooÿjJt.

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D*ART ET SCIENCE

L'Ontologie , sujet du cbtmp entier d'art et science, peut se diviser en deux portions en y appliquant successivement les adjoints coénoscopique et idiotcopique. La première traiterait des propriétés que l'on regarde comme possédées en commun par tous les êtres ; la seconde , de celles qui sont particulières à telle ou telle classe d'êtres.

I.a branche coénoscopique comprendrait celte branche de science si attrayante et en même temps si rebutante, à laquelle on donne le nom formidable et souvent odieux de Métaphyêique ^ aussi bien <}iie celui ^'Ontologie, 1‘ous les deux étant également indéterminés et inexpressifs, on pourrait leur substituer le mot Coénontologie. Toutes les autres branches il'arl et science , sans distinction , se rapportent à Xldionlologie,

Une division à peu près semblable s'est présentée 3 quelques philosophes moilernes, quoiqirils l'aient exprimée sous de fausses dénominations. Us donnent au mot Philosophie une acception à peu près égale à celle de l'Ontologie, et la divisent en deux branches : l'unclraitc des des corps,

c'est-à-dire des propriétés possédées par tous les êtres en commun; l’aiilrc traite de leursrf/^'Vencejr,

nobite; le 8e<‘ond, dans idiome, idiomaUque , idiosynerasie, et quelques autres peu répandus. Quant à la tertnioaison icopique, clic est déjà familière dans les mou im'rroseope, télescope, l>a/éi'doscope, et autres iuslrumenU d'optique,

< Somatoscopique, do 9ù/ta, corps, ou être maUriel, et de nor(iu,jc regarde.

* sdsomatoscopique , de ]'« privalif, de «â/ia, corps,

eide regarde.

* Pneumatologie, de itvtZfta, esprit, être immatériel, eide lôyo{, discours. Dans leur sens primitif, le mot grec ffyfû^sc aussi bien que le mot latin spiri(us,d’oü est dérivé esprit, corre«{)ODdaicnl au root français haleine. Dans le Nouveau Testameut, le Saint-Esprit est déjü désigné par les mois âyi»» nnû/iec, et le sens de ce mol a été depuis étendu à tout être immatériel. En adoptant ce mol de Pneumatologie ou I^eumatique pour la désignation de l’iüioulologie asomaloscopique, il faudra discontinuer de leur duoner l'accepliOD mesexpressive qu'ils ont reçue tous les deux, et surtout le deniier. On appeile d'ordinaire Pneumatique la branche d'art et science qui regarde l'air cl surtout set propriétés m(H:aniques. Cette erreur provient de l'opinion qu'on entretenait autrefois de riiomatérialilé de l'air.

* Le peu de Oxile aUaebé par différents auteurs au sens des mots être, matière, esprit, corps, substance, rend souvent vague et obscure toute phrase dont ils font partie. Voici le sens qu'il me parait le plus con venable d*y attacher respectivement.

LVfre désignerait , en général, tout ce dont nous pouvons nous faire la moindre idée, soit que sa nature la rende perceptible ou non à nos sens. La matière roniprciidrait tout l'oriscmble des êtres dont l'existence

c'est-à-dire des propriétés qui , n'appsrtmaQt qu'à telle ou (elle classe particulière d'êtres , la font distinguer des autres classes.

Tous les êtres , de quelque nature qu'IU soient , étant compris dans une des deux classes appelées matière et esprit , nous avons pour

II* Division , celle de l'idiontologie en Idioolologie somatoscopique * ou Somalologie, et en IdionloIogieasomatoscopique^Ou Pneumatologie’.

I..e sujet de la branche somatoscopique ( c'est-àdire qui regarde le corps \ est la matière^ i celui de la branche asomatoscopique ( c’est-à-dire qui regarde ce qui est sans corps ) est Vesprit , ce nom étant donne à toute cette classe d'êtres factices ou imaginaires qui, n'ayant point d'existence corporelle , ne peuvent être aperçus par nos sens I.e mot Physique f dont la signification varie si fréquemment , selon l'auteur qui s’en sert , désigne souvent la branche somatoscopique ; mais, comme par sa dérivation ( de ^<1,* , nature ) elle est inexpressive , cl que, par l’usage , le sens qu'on doit y attribuer est fort incertain , je lui ai substitué le mot Somatologie f qui est parfaitement expressif. 1..C nom de Pneumatologie , que j’ai donné à l'autre

nous est démontrée par quelqu'un de nos sens; et l'es* prit, l'ensemble des objets dont nous ne pouvons avoir que l'idée. Chaque espèce de matière serait une su/j stance lorsqu'on ne la considère que càimt^umen/ , c'est- à-dire lorsque l'on considère les propriétés de ses parties nlémenUtires sans égard à son étendue. Toute portion limitée de matière, considérée sous le rapport de ses propriétés mécant^uci, est un corps.

On SC sert aussi du mol esprit dans un sens tout diffi'renl de celui que je viens de lut donner ; c'est lorsqu'on veut désigner la partie iDlellecluelle de l'homme, considérée sous le rapport de ses opérations et de ses facultés.

L'dmr est celte même partie considérée sous le rapport de ses sensations.

> Sous le nom de matérialiste on désigne une secte de philosophes dont Priestley faisait partie, et selon lesi|uets il n'uxisto point d’étre, tel que l'rsprif, isolé de la matière; et ce qu’on appelle d’ordinaire esprit u'esl pour eux qu’un assemblage de quelques-unes des propriétés dont certaines portions de matière sont douées. Un des plus grands defauts dont un système de classilicalion est susceptible , c’est d'èlre basé sur une proposition qui serait regardée comme fausse par quelque classe d'hommes; car alors son utilité serait nulle pour ces hommes. Mais un léger changement de phrase lufTirail, à celle occasion, pour adapter ta classiQcation aux principes des matérialistes. On pourrait dire que la Pneumatologie regarde les corps doués de celte réunion de propriétés, nommée esprit, considères sous le rapport seul de ces propriétés, et que la Somatologie regarde les corps considérés sous loüs les rapports , excepté sous celui des propriétés appelées esprit.

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D’ART ET SCIENCE

branche , est déjà en usa{;e dans ce sens, ainsi que celui de Psychologie; raais celui-ci , par sa dérivation , est beaucoup moins expressif

111” Division , de la Somalulogie en Somnlologie pososcopique * ou Posologie . et en Somatologie poioscopique ^ ou Poiosomatologie *.

En considérant la matière . un peut se borner à la quantité, propriété commune noii'Seulemrnl à la matière , mais encore à tout espace limité non occupé par la matière ; ou bien on peut faire entrer, en même temps . la considération des autres propriétés ou qualités de la matière. De là , cette division de la Somatologie en ponoscopique (c'est-àdire quantité regardant ) , et en poioscopique ( c’est-à-dire qualité regardant ), l.a prcinière de ces branches est ordinairement désignée par le mot Mathématique, dont j’ai déjà iléinontié la mésexpression. et que , pour celte raisou, je propose de remplacer par le mot Posologie,

L’autre branche est celle que paraissent avoir eue eu vue certains auteurs, et à quelques occasions, lorsqu’ils le sont servis des termes vagues cl inexpressifs Physique *, Philosophie naturelle ®, auxquels je substitue le mot Poiosomatologie,

IV* Division, de la Posologie en Posologie morpboscopique ou Géométrie et en Posologie alégomorphique ^ ou Anlhniologie

Cette division est fondée sur les rapports de la quantité avec la forme. Le sujet de la branche morphoscopique (c'est-à-dire /br//<e regardant) est la quantité dans ses rapports avec la tonne; celui de la bmnehe alégomorphique (c'est-à-dire /orme non regardant) est la quantité seule, indépendamment des rapports qu’elle pourrait avoir avec la forme.

J'ai laissé à la première branche la dénomination

* Psychologie, de l'âme d'un homme, et de Xiyos, discours. Le mol ÿwx>i ligniQail originairement papillon. C'est peut-être cette dérivation qui s'est présentée à l'esprit de l’empereur Adrien lorsque , sur son lit de mort, il*Üt à ion àmc cette célèbre apostrophe : * Animula vaguta, blandula, etc. •

* Pososcopique, de quantité, et de cxsnto», je regarde.

3 Poioscopique, de 4to<d$, qualité, et de «xoiriu, je regarde.

* Poiosomatologie, de « , qualité, de corps, et de , discours.

Pour exprimer ici la preuve de romnicomprébension de celle division par des adjectifs monoépiqtics, ü s'cit présenté une difOculté à laquelle il serait, Je crois, difficile de remédier ; car, quoique la première branche ne renferme que U quantité, celle propriété n’est pas entièrement exclue de la seconde branche, comme on peut le voir dans rexplicatlon donnée dans le texte; ainsi la disUnclion entre ces deux branches n’est PM exprimée , aussi exactement qu’on pourrait le dé-

usitée (rébmd/rie , quoiqu’elle n’exprtmequ’imparfaitement son sujet ; mais l’idée qu'elle donne n’étant pas absolument fausse, et la signifleation qu'on lui attribue habituellement ne variant pas beaucoup, il m’a paru qu'il n’jr aurait pas assez d'avantage à lui en substituer une autre plus expressive. Celte branche renferme la Trigonométrie *•, ou art de déterminer, d’après certaines données, la quantité d’espace que renferme un triangle; la Coniométrie ou art de mesurer le degré d'ouverture d’un angle , etc.

Quant à la seconde branche , on lui donne quelquefois le nom d'.érithmétique , terme expressif, puisque les différentes modihcalions de la quantité, indépendamment de la forme, sont celles dont est susceptible le nombre, en grec Mais , comme

on a le plus souvent restreint le sens du mot Arithmétique à une des i)ranches seulement de cet art et science , J'ai cru qu'il serait mieux de lui substituer, dans le cas actuel , le mot Arithmologie,

Lorsqu’une quantité est désignée par un seul chiffre ou par un seul rang de chiffres, quelque long qu’il puisse être , pourvu qu’il ne soit pas interrompu, la valeur de cette quantité est regardée comme connue par elle-même; car toute conception qu’on en peut avoir est transmise à l’esprit d’une manière directe.

Lorsqu’au contraire une quantité est désignée par deux ou plusieurs chiffres ou rangs de chiffres séparés par d'autres espèces de signes , la valeur de cette quantité n’est pas encore connue directement ; elle ne l'est pas assez pour les usages pratiques, jusqu’à ce que cette expression composée soit transformée ou comme traduite en une expression simple formée d'un seul rang de chiffres sans l'inlcrven-

sircr, par les mots Pososcopique cl Poioscopique.

^ Physique, do nature. Voy. ce mot à la table alphabétique à la ûd de cet Essai.

* Philosophie naturelle. Voy. chpp. I, pagoSH de cet Essai.

* Morphoscopique, de forme, et de vxoïctfw,

je regarde.

* Géométrie, do terre, et de fUrpo*, mesure. Si jamais ou voyait quelque utilité à donner à r.el art et science une dénomination plus expressive , on ganterait ie terme Géométrie pour l’art et science de V Arpentage, ou mesure de la terre, branche de la Cosmographie; el on exprimerait la Posologie morpboscopique par la dénomination .Morphologie.

* Alégomorphique, de Ta privatif, du Hy^,je parle, el dcfupfii, forme.

Arithmologie , de àpi9/ài(, nombre, eide Aéysf. discours .

Trigonométrie, de r^iywsj, triangle, et de /Uxpçv, mesure.

(roniométrie.deyftiWK, angle, eldef^irpet, mesure.

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BHANCHES D ABT ET SCIENCE

lion (faiilres Toute opération «rArithmo-

logie a pour objet de remplacer une expression composée p.ir une expression équivalente simple, comme je viens de le décrire *.

V' Division , de rArilhmologic en Anthmologle gnostosymlioliqiie * ou Arilhmétique , et en Arilhroologte agnoslosymholiquc * ou Algèbre.

Pour la désignation des nombres, on a trouvé dernièrement un avantage considérable à se servir, outre les chiffres, et même qiictquerois au lieu des chiffres, de signes d’une autre espèce qui ne varient pas dans leur signiflcntion selon leur ordre relallF, comme le font les rhiffres. On a , depuis longtemps, tiré des lettres de Tnlphabet ceux de ces signes qui peuvent être traduits en signes numériques; mais comme ils ne peuvent transmettre à Tesprit, d'une manière directe, l'idée de la valeur d'un nombre, sans une opération ultérieure qui les transforme en un seul chiffre ou rang de rhiffi-es, on peut dire qucla valeur de ces signes est inconnue. De là, celte division de l'Arithmologic en ffnostasymbolique (c'est-à-dire à signes connus) , et en ognostosymboUque à signes inçonnus)^ suivant

que l'on se sera servi , pour l'expression des nombres, de chiffres seulement, ou qu'on aura employé en même temps ces signes inronnus. première branche est celle qui est désignée le plus souvent par le nom ^'Arithmétique. J, a seconde a reçu le nom A' Algèbre J mol dont l’origine arabe eslenve-

M.CS fraction» vulgaires, lonuiuVIIes sont rt^uites à letir» termes les plu» simple» po»»iblê, doivent être regardées chacune comme un chiffre. On imurrait , au reste, les réduire en chiffresqiiisc placeraient à la suite du rang de nombres entiers en se serranlde fractions décimales.

* Gnostosymbolique , de , connu , et de

«û/u€9>oy, iiqne.

* Agnosfosymboiiçur, de Ta privatif, de ywerif, connu, ci de cv/n€«i«v, signe.

* Il se priante ici une difficulté qu'on éprouvera plus on moins dans.loiile division d'entités logique» ou imaginaires, c'est la presque impossibilité de tirer la ligne qui en distingue neUetnenl les deux branches; car, pour étudier les objets dans l’étal où nous les présente la nature, si le secours de l'art humain o’esl pas toujours absolument nécessaire, du moins il facilite cette étude. Pour connaître, par exemple, la structure iutérieure d'un animai , il faut nécessairement le dissé(pier, et même pour en connaître la forme extérieure, il faut savoir eu dcicrire Iihi parties, afin de les comparer avec les partie» com^|H>uüuntcs d'autres animaux. Dans le cas actuel, cette difficulté se dissipera jusqu’à un certain point si l'on se rappelle ee que j'ai dit sur les rap- |K>rU respeedifs des mots art et science. Un pourrait expliquer la dislinclion entre l'Anthropurgie et la Physiurgie, eu disant cpie l'art de la Physturgie est l'art d’observer le» propriétés des corps dans leur étal de nature, et la science oti connaissance des propriétés

loppéc d*un nuage qu'il serait difficile de dissiper ; mais son usage étant bien établi , il est devenu par cela même en quelque sorte expressif, et il n*)' uurait pas beaucoup d'inconvénient à continuer de l'employer pour la désignation de cette branche.

Pour revenir à la Poiosomatologie, on peut considérer la matière, sujet de celte branche : 1** dans l'état où l'a laii^sée la nature avant aucune opération de la part de l’homme * ; 3° par rapport aux modifications qu’elle éprouve de la part de l'art humain guidé par la science humaine. De là la

VI* Division, delà Poiosomatologie en Poiosomatologic physiurgoscopique ^ ou Physiurgie, et en Poiosomatologie anthropurgoscopiqiie ^oii Anihro purgic. —

î,a dénomination H isto’ire naturelle esX en usage, comme synonyme de la Poiosomatologie physiurgoscopique. C'est à cause de sa mésexpression totale, dont j’ai déjà démontré les inconvénients pratiques, que je lui ai substitué le mot Physiurgie.

La seconde branche de la Poiosomatologie a reçu les dénominations encore plus mésexpressives Phy^ sique et Philosophie naturelle ^ prises chacune dans un des différents degrés d'étendue qu'on leur a donnés. Je les remplace de même par le mot Anthropurgie.

Vil* Division, de la Physiurgie en Physiurgie exocnsmoscopiqiie ^ ou Uranologie®, et en Physiurgie épicosmoscopique ® ou Épicosmologie *®.

qu’ils posst'dent dans te même état, c'est-à-dire avant que l'art humain ne les ait modifiés dans le but de les adapter plut directement à son usage; et que dans l’Anthropurgie, dont l'objet est de produire ces mo<liÛcalions, on peut distinguer deux art» et deux science», tous, il est vrai, iotimcinent lies l'un à l'autre à chaque pas que l'on fait dan» leur étude. Ce sont , 1” la science des moyens qu'il faut employer pour produire les modifications eu question, et l’art d’apprendre ou de connaître ces moyens ; 3* la production de ces modifications, et la connaissance des propriétés et des phénomènes que cet art inet au jour. Dans la Physiurgie, la science étant plu» apparente que l'art, celle branche a été rangée presque toujours au nombre des sciences. l.’Anlhropurgie, au contraire, a été placée le plus souvent au nombre des art» , la science étant dans ce cas d’une moindre importance que l’art correspondant.

® Physiurgotcopiqur, de , wafure, de o«vrage, et de je regarde.

* Jnihropurgnsropiqtie , de , Aomme, de

Ic7o>, outrage, et de je regarde.

Exocosmoseopique, de dehors, de , notre

monde, et de «««<«, je regarde.

* Vranotogie, de ci>l, corps rclei/e, et de

ikôyo;, discours.

* Épieosmoseopique , de «ni , sur, de , notre terre, eide woirtM, je regarde.

(’-elte division de la Physiurgie est parfailemenl

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES 1)*ART ET SCIENCE

J*ai i DWrTiî i|ue tons les corps . <l;ms leur étal naturel , pfuveiil dre assez liien parlaf.ês, l elativenienl leur importance jxnir nous, en deux classes, dont rime romprcndrail notre terre seule, et l'milre tout le reste des corps dont nous pouvons avoir connaissance, et qui ont reçu le nom de cnrps CiUe$tf^s,cn ^rec uni nos. La l’iiysiurgic, ou science qui en traite, serait donc aussi divisée ni deux branches, dont 1.1 première comprendrait tout ce <jui regarde notre terre considérée isolément, sans .lucnti rapportai! reste de l'unirers ; I.1 seconde aura le» corps celestes pour sujet . y compris ce qui regarde notre terre considérée romine corps céleste.

La première branche est très-bien désignée par le mol I ranologic. Elle comprend V -tstronomie * , qui, d.ins son acception vulgaire, lui est quelquefois synonyme, mars qui scniîdc restreinte plus souvent et avec plus dr justesse if la partie posolugiquc. qui traite de la distance respective et des mouumenls des curjfs célestes 5 YVt'anographie cVsl-à-<lire tout ce que nous connaissons ou que nous suppu> sons de leur formi* fl de leur composition , y compris ra[)p.irence qu’ils prthumlcnl à nos yeux; la Cosmogonie ^ ou rhlstoîrc de leur formation, connue ou su|»po.-ce, la Cosmoiogiif * , mol qui, tout impropre qu’il est à cct usage, sert souvent pour désigner ce qui regarde notre terre considérée comme corj>« céleste, branche que Ton i»oiirrait apjK'ler Vf'anologic cosmolog.qttc.

cxlwiislivc, piiUqifon ne peut nommer d'art ou seicneo pbvüiurgiqne qui ne soit t'ompris dans l’une ou l'autro tic ces deux branches ; et pour les ëlfti mânes qui fmil le stijei lie cet art cl science, celle division »^l tout aussi distiiKie, rien de cc (pjî est «ur t:i terre iie imuvant être en mèute ii*rups au debor» du la U'rre Mais U n’un est {ras ainsi do l'art et science qui en traite , puisqu'il y a de çcitaiuex propriéU‘S , comme r<imd«c, le mowrroioit, etc., qui apparlirnnent également à Tune cl à l’autre eS»«e. II wrraîl fiH'ilc d’obvier à col ioconvénieiH en divisant la bhysiurgio d’alvovti en coé«o- 4ro/»f<jMr (c'est à-Hlire rr^nrdnnt ies propriétés appar. ICHitnt CH commun n fous its rtresm Hat de nnture), et eu »dio*copj</w(r{c’e*t-à-dire regardant frs propriéfrs pfjr/ictdùrrs <i chaque classe de res êtres), et ensiiiU: en sous divisant la hraoelie idioscoplque coimiie cl dessus un eJTocosmosropiqw et en épicoimosfopMyto’, Il en est do même de chaque divUimi faite d’après la naiure des èlrtîs. Mais alors, (Hra-t-f»n, }»ourqu<»I ne pas toujours exprimur cette divi»io!i dans la lidde? C’est que, |»ar sa fr«s|ueiiie répfHilioii , elle rallongerait Iveaucoup; inconvénient plus grand que cctol que fon éprouverait pas son omission , vu qne la division est toujours 1 cvhmudive et qu'on a rarement Itesoiii *l« traiier «épa- j l'émern «ies piupriéiési couimiuic» luix «toux hrsHdie» de j

• Par !«' moncrrcpciilcndiUwifU mav*etle in.ili»?rc qui I* toniitOfrC, M)U »oil4c, Uqiilil», «oit * l'CUt «le gas |

VIII* Division , de l’Épicosmologic en épicosmo’ logle abioscopupte 8 , ou Anorganologie , cl en ' Épicosniologic cmbioscupiquc ou Kmhiologie.

Cette division est fondée sur la propricté apjielée rie, que ne posw'«lcnl pas les corps faisant le sujet de la première brauchi: , et que possèdent . au contraire , ceux «pii font le sujet de la jM,*condc.

Il règne une grande confusion dans les termes emjdoyës « la désignation de» braïuhes «l’arl et science «pii ont pour sujet ies corps privés de vie ou inorganisés, l’our exprimer la IMiysïurgie nbioj scopi«pie en général , on sVsl servi quelquefois «lu I terme }Hnérahgie «pu hjuefoi» de ceux de Géologie ** , de Cosmologie, ou même «le Géogiiosic j mai», «lans ce cas, ou a beaucotip idemlu la sigui*

I ficMlion ordinaire de ce» mots, l’om éviter les in- I cünvjlnienis do ces variations, j'ai donné i celte j branche le nuiivea» imm d' Inorgnnohfjic,

1 I V Divisicm, de l’Anorganologic en Anorganologie coë«oscopi«pie ou Coénanorganologie, et en Anorgaiioiogie idîos« 0|ii«pi€ ** ou Minéralogie.

n.in» la première bram he «le celle division , on consiflère les proprndés générales îles corj>s inorganisés ; «lans la secomle on ne considère «pfc le» propriétés dîslincltvrs «les espèces. Le terme Mind ruiogie y que j'aî .ulojdé pour la seemnie I»ranche , n’est pas bien expressif ; mais étant déjà en usage, j'ai cru convenable de le laisser.

La subdivision de la Min« ralogie m’enlrainerait

la divisi«>n sans traiter en même temps de celles qui sont particulière» k chacune. Il est des cas |HiurUnl uii j’ai cm convenable d'exprimer celle division ; c’est ,

I 1 D.iiis celui de ('Ontologie, i* dan» i'Anorganoiogie , 3" Zof)logic, et l" IMivlologle.

‘ ./stronoimV, de SrifSv, étoile , et «le hi.

* l ranoqrapltie,iU' ov^ati{, ffc/,elde7piy«,jcdécTii.

> Cosmogonie , «le univers ou et «lo

ydvos . origine , farmatloH.Lv mot ieé»,«»teu grec, mundii.i en latin , monde en fraïujais, a été appliqué iiidi»lit)« U'uifiit à lool l’univers et à mrtre momie en panicolier ; Je crois qu’il serait cuuveuabte de le resliuiodre k la dernière aiceptloB. Le mot »«/>»»&« en grec, wnn’cr» eu rrançrsit, désignerait IViistmddir des eor[» cclestca. !.a C«)SUK)g>«uie w.*rait dune appelée rrunoséniV.

* Cosmologie, «le «H «le W70Î, discours.

^ .ibioscopigur , de l'a privatif, de < pie, et «le

je regarde.

* .-inorganotogie, de l'a privatif, d«; Sfe/ativ, organe (ce nom étant «lonné aux différentes parties «les «:««rps vivant»), et de ièyet, discours.

’ tfincVa/oijuV, de mineralia, imWraiw-, et de dwo«/r».

* Céologie, «le joi, terre, «U de ièyes • discours.

^ (iéognosie . âi! y»J, terre, et de y*vvit, connaissance.

Coènoseopigue. Voy«*x page 3i'i. iHite 3.

“ Idtarcopiqur. Voyez iùid-, note 5.

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D*ART ET SCIENCE

(ro|» loin du but de cel oiirrage. H serait facile d'adapter le système bifurqué aux classifications existantes des différents minéralogistes ; fi celle de [ Berzélius , par exemple , basée sur les propriétés chimiques des minéraux.

X* Division, de la Coénanorganoiogie en Coénanorganoiogie aéroscopiqiie * ou Acrologie, et en Coénanorgaoologie anaéroscopique * ou Cosmologie.

La première branche renferme (oui ce qui regarde l'air ou mieux Vatmoaphcrc ; ce mot désigne tout l’ensemble des corps en élat de gaz , qui , ayant moins de densité, et , par conséquent, une moindre gravité spécifique , se tiennent à rexlérieur de la masse de substances solides ou liquides désignée plus particulièrement sous le nom de cosmos ou monde. On comprend aussi sous le nom tXalmosphère les corps solides ou liquides toutes les fois qu'ils sont mêlés ou comme suspendus dans l’air ; par exemple , les nuages, les corps météoriques ou pierres du ciel , etc. L'Aérologie renferme VJé^ rostatique qui regarde les propriétés de l'air résultant de l'attraction «le gravité ; V Aérographie * ou description de la forme, de la profondeur, etc. , de la masse atmosphérique; la Météoroiogiey ou art et science des météores », nom donné aux dilférenls phénomènes qu'on observe dans l'air, tels que les vents, la chute de la pluie, de la neige , des pierres du ciel , etc.; la yéphélognosie » ou connaissance de ce qui regarde les nuages et brouillards.

La Coénanorganologie anaëroscopi(|Ue ne peut regarder que la masse compacte de corps inorganisés , solides ou liquides , appelée terre et mer y et à laquelle le mot grec cosmos a été plus particulièrement restreint. Cette branche pourrait donc garder sans inconvénient le nom de Cosmologie , qui, ainsi que celui éi Aérologie y est déjà en usage.

XI* Division , de la Cosmologie en Cosmologie prosthénoscopique '’ou Pusthénorosmologie,et en Cosmologie p.ironoscopiqiic * ou Paronocosmologie.

Celte division est fondée sur la distinction entre le temps passé et le temps présent, distinction sur

* Aéroscopique , de air ou atmosphère , cl de

je regarde.

* Anaérotcopique y de I'k privatif , de air, et î

de regarde.

» Aéroitatiquey de air, et de «rxrexÿs, m état de repos.

* Aérographie. de air, ci de ‘/pufu, je décris.

* .Vétéore, de /«jTiwfOi, étevé.

* yéphétognoiic, de viyfijg, nuage, et de rovmawsanec.

laquelle nous reviendrons plusieurs fois,' et qui pourrait même s'élentlre presque à toutes les branches de l'arbre ontologique. Mais, ici eucorc, quelque distantes que soient les idées présentées à Pespril par les mots présent et passé , on ne peut tirer la ligne fixe qui en sépare les parties les plus rapprochées; le temps pi'ésent n'élant littéralement qu'un point qui change à chaque instant pour ne faire qu’une portion du temps passé , et , comme le point géométrique, n'est, pour ainsi dire, qiruneenlitë imaginaire qui le termine. Il fatndonc s’écarter, dans ce cas, du sens littéral, et comprendre dans le temps présent le temps nécessaire pour que les idées que nous transmettent les différents êtres se forment dans notre esprit. On peut rendre plus claire cette distinction entre la branche de tout art et science qui regarde le temps passé et celle qui regarde le présent, en disant que le sujet de la première est la comparaison d’un événement ou d'un état de choses avec ceux qui l'oiil précédé ou suivi , et que le sujet de la seconde est la comparaison entre les cvcnemeiits ou les étals de choses qui ofK lieu ou que nous croyons avoir lieu au moment où nous nous en occupons.

La Prosthenocosmologie renferme la Cosmogonie y divisée en Géogénie et en Itydrogénie ; la Paléologie ou Archéologie cosmologique y etc. Voyez , pour l’étymologie et la signification de ces mots , la Table alphabétique à la fin du volume.

XII* Division , de la Paronocosmologie en Paronocosmologie coénoscupii|uc, et en Paronocosmologic idioscopique

La première bronche , qui a clé appelée Cosmographie traite des propriétés générales de notre monde , sans égard à l'histoire de sa formation , à sa position , à ses mouvements relativement aux corps célestes , et aux propriétés qui servent à distinguer soit sa division générale en solide cl en liquide . soit les différentes divisions qu’on en a faites selon la nature des substances qui la composent. La Cosmographie a donc pour sujet la forme extérieure de la terre, sa division en degrés de longitude cl latitude, en zones , etc.

XIII* Diwsiun , de la Paronocosmologie idToscopique en Paronocosmologie stéréoscopique ** ou

Prosthénoscopique y de passé, au temps

passé, eide nonité,je regarde.

» ^ronoicopique, de Kxpùv, présent , et de nexjw, je re^rde. Prostiténochronoscopique, et Paronœhronoscopique, seraient plus expressifs, mais trop longs.

Coénoscoptque. cl Idioscopique. Vovez page Si.*!.

*** Cosmographie , de monde, cl de vp»ÿ^* je

décris.

** Stéréoscopique, de «uptH, solide, et de s/oxi», je regarde.

NOUVELLE CI.ASSIFICATION DES BRANCHES D’ART ET SCIENCE

Géologie ^et en Paroaocosmoiogiebygroscopique* ou Hydrologie \

I.a Géologie renferme réliule de la structure généralcdela masse de matière solide appelée terre ( par opposition à l’eau ) , c’cst-à-dire l’étude <îc la proportion « de la position , de la forme et de la composition relalires des différentes masses appeléès terrains granitiques , calcaires ^ etc., branche plus particulièrement distinguée , dans le langage ordinaire , sous les noms de Géologie , et de Géognoshf et qui . quoique distincte, est néanmoins très-rapprochée de la Minéralogie. Elle comprend aussi la Géographie * , ou description de la surface extérieure de la terre, de la forme des montagnes , vallées, plaines. Iles , conlimnts, etc.

L’Hydrologie comprend Y Hydrographie ^ ^ ou description de la forme extérieure des niasses liquidesap|>eléesf/2era, rivières^ lacSf élangsj etc., y compris leur profondeur ; cl Y Hydrostatique'^^ ou branche d’art et science (|ui regarde les propriétés de l’eau résultant de l’aUraclion de gravite, telles que les courants des rivières , la force des chutes d'eau, etc. Les autres propriétés naliircilcs de l'eau appartiennent à la branche à laquelle on a plus particulièrement donné le uo^kY Hydrologie.

XIV* Division , de l’Emliiologie en Kmbiologic zooscopiquc^oii Zoologie, et en Embiologic nzooscopiqtie • ou Phylolûgie

La {première branche, regardant les êtres doués de vie animale, est très-bien désignée par le nom usité Zoologie, f..a seconde regarde les êlresdoués de vie, mais non de vie animale. Toute cotte classe d’êtres étant comprise sous le nomdc plantes, cette branche aussi est très-bien désignée sous les noms existants Phytologie cl Botanique Quoiqu'ils soient tous les deux bien expressifs , j’ai préféré le premier , \e moi Botanique étant souvent restreint à la partie idioscopique de Part et science.

J/CS animaux ainsi que les végétaux }»€uvent être envisagés sous deux aspects ; d'abord sous celui des propriétés générales, c’est-à-dire qui appartiennent en commun à la plus grande partie de ces êtres; ensuite sous le rapport des propriétés

' Géologie, de pi, terre, et de discoure.

* Hygroscopique , de «7^ , liquide, et de Mviu, je regarde

* Hydrologie, de f<i«, et de AAyos » discourt.

* Géographie, de p, terre, et de ypây»», je décrit. Voyez à la table alphabétique, à la dn de cet Essai , l’cxplicatioo de remploi exleosif donoc à ce mol daus le langage ordinaire.

* Hydrographie, de eau, et de jfe décrit.

^ Bydrostatique, de tdup , eau, et de rranx^, en

étal de repût.

’’ Zooteopique, de animal, c’est-à-dire être

particulières aux différentes classes d'animaux et qui servent à les distinguer l’une de l'autre. De là les

XV* Division, de la Zoologie en Zoologie coénoscopique ou Coénozoologie, et en Zoologie idioscopique ou Idiozoologie ;

XVI* Division, de la Phytologie en Pbytologie coénoscopique ou Coénophytologie , et en Pbyiologie idioscopique ou Miophytologie.

Les branches coénoscopiques ont reçu généralement les noms de Physiologie animale et.r>égétale ; les branches idioscopiqiies ont été apjielées improprement Zoologie et Botanique proprement dite.

La table systématique ci -jointe n'étant qu’une vue générale des premiers embranchements de l’arbre ontologique, je n’ai, dans aucun cas, suivi les divisions jusqu’au bout; car un pareil travail , supposé qu’il fiU possible, demanderait un traité particulier sur cbaipie branche. Dans le cas de la Zoologie ainsi que de la Phytologie idioscopi*|ue , je me suis arrêté à ce point dans la table générale ; mais, pour donner un exemple de la tnanière dont ces bifurcations pourraient se prolonger, je vais indiquer ici les sources où l’on n puisé les premières subdivisions.

La division <ie la Zoologie idioscopique sera nécessairement fondée sur la considération de la nature des êtres qui en font le sujet. Sur celte base Duméril,dans sa Zoologie analytique, a pousse la classification des animaux Jusqu’aux gcnî'es zoologii{Ues, d'après la methoilc bifurquée. Ses divisions sont exhaustives , à très-peu dVxcmpIcs près ; ce dont on se convaincra facilement en parcourant son ouvrage, dont je transcris ci-contre, n* I , le premier tableau. Le n* II est celte même classification adaptée aux branches d’art et science relatives aux dilférenls objets distribués dans ce premier tableau. Les subdivisions ultérieures étant en général de peu d’importance comme sciences séparées, je ne crois pas qu’il soit avantageux de continuer plus loin leur nomenclature systématique, malgré les noms scienlifiqiies qu’en ont reçus quelques branches éparses, telles i\\Y Arachnologie **, Ostréotogic **, Helminlhologie etc.

Quant aux sous-divisions de ridiopbytologic, il

doué de rte anima/e, et do o<e:ztv, je regarde.

* AmOOtenpique , de l’a privatif, de Çmov, anima/, et

de je regarde.

* Phytologie , de ywo», plante, cl de , ditcourt.

Botanique, de /îoTiwi, plante.

'< Coénoteopique , et Idioicopique. Voy. p. 323.

*• .^rae/moo/üÿie, de ipàx'na, araignée, cl de discourt.

Ottréologie , de huUre, et de iioyss, dit’

court.

Hclminthologie, deDiU(v$'/u/9«{, tw in/es/iM/, cl de diicouri.

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D’ART ET SCIENCE

parait inuUlc de donner à toutes ses differentes branrhcsdcsnomssyslêmaliquea, vu le peu d'importance pour nous de ces distinctions *. J’ai transcrit cicontre, n^lll , le tableau des premières divisions des êtres mêmes «l’oprès In méthode de Derandollc

llerenons maintenant à la branche coénosropique, qui regarde les propriétés tjénératety c'e8l-â-«lirc appartenant à tous, ou du moins è la plus grande partie des êtres qui en font le sujet. I>a division de eette branche devra donc être basée sur la nature •les propriétés qu'on prend en consiiléralion , ou sur le point de vue sous lequel on envisage les êtres. Ainsi nous en séparerons d'nbord tout ce qui regarde les changements qu'ils ont subis dans les temps passés, et nous établirons la

XVII« Division, de laCoénozoologieen Coénozoologieprosthcnoscopiqiic^ourroslhénozoologie. et en (loénozoologie paronoscopique * ou Paronozoologie.

La Prosthënozoologic ou Histoire animale renferme tout ce qui regarde la manière dont quelques animaux se sont multipliés cl répandus sur notre glol>e, ainsi que tout ce que nous pouvons connaître de ceux qui en ont entièrement dispani. C’est .î cette •lernière partie de la Prosthénozoologic qu'un a donné, depuis peu. le nom de Paldozooingie I.,e mol Orÿr/o^nos/e^estquclqiiefuis synonyme de la Paléologie, mais elle est prise plus souvent dans une acception un peu moins étendue.

XVlll* Division , de la Paronozoologie en Paronozoologic mérizoscopique ^ ou Mérizuzoologie , et en Paronozoologie amérizoscopi<|iie

Dans la première branche, qu'on étudie beaucoup maintenant, sous le nom de fl^orjraphie ani~

* Qiiebpies branches ont pourtant déjà reçu des noms

parliruliers, teliqiie ^fycologù.iWM'^^^ttChampiynon ; .Huscnhgic, de niuscus , mousse; .-/jrns/ojrfipAiV, de i'/pmrtt, graminée, et description ; .^sfra-

galogir, de itrpifalof, asiragaie, et ainsi de suite.

' l.amarek et Ocoandolle, dans leur Flore française, ont classé lus plantes de la Krancc d'après le système bifurqué, qu'ils appcltenl méllmdc analytique. Il est à regretter que cette méthode, si commode pour les rocherches des cspèt'es , n'.ait pas encore été étendue û la distribution de toutes les plantes connues.

* et • Prosthènoseopique et Paronoscopique. Voyez page 550 , notes 7 et 8.

* PaUogootogie, de ital«(à(,ancim,de;6«»,am‘mu/. et de discours.

* Orgetognosie , de épvxTàt, enfoui ou fossile, cl de

connaissance.

^ .Mérizoscopique, de /ttpi^ttyjedislribue, et de »»»<«•, je regarde.

* .^mérizoscopique , de !’■ privatif, de pipt;«i, je distribue , et de sxoxiw, je regarde.

* .4nthroposeopique, de homme, et de

troniuyje regarde.

.llogozooscopique , de i}9/w anima/, à

ma/e, on considère la position relative des animaux dans les differentes |>arlies de notre globe. I^ seconde liraiiche a reçu plus particulièrement le nom de Physiologie animale, el regarde les différenta organes ou parties tics animaux considérés relativement à leur structure , i leurs fonctions, etc.

La grande importance pour nous de la connaissance de notre propre corps relativement à celle des autres animaux m'engage à établir ici la

XIX* Division, de la Paronozoologie amérizoscopique en Paronozoologie anlhroposcopique ^ ou Anthropologie, et en Paronozoologie alogozooscopiqiie ou Alogozoologie.

Le corjis humain se présente à nos observations tians deux états différents, qu'il est im|>ortanl tl'étudier séparément : d'abortl en état de santé, ensuite en état de maladie. De là la

XX* Division , tic l’Anlhropologie en Anthropologie hygioscopique ** ou Organulogie ** humaine, cl en Anlhropologieno$oscopique*^ou Nosologie ** humaine.

XXI* Division, de l’Organologie humaine en Organologieharmoscopiqiie *'ou Anlhropographie**, et en Organologie cinésioscopiqnc ou Anthropodynamique

La première branche regartle la structure et la forme des organes de l'homme, cl a reçu quelquefois le nom tW-ln/hroposomaioloffie : la seconde Iraitcde leurs fonctions et de leur action réciproque, principes qui constituent cssenliclleiuent la propriété appelée de.

XXII* Division, de l'AiUhropographie en Aoihropographie stéréoscopique et en Anihro-

l'opposilion de l'Aommr, et de nex<«, je regarde.

" Hygioscopique, de en santé, et de c*oiUu,je regarde.

'■ Organologie , üeS/rys»»*, organe, et de discours.

\ososcopique , de v69o«, ma/adie, et de 9S9nim,jê regarde.

iVoso/oyie , de maladie, ei dcJ4v««, discours. Ce mot est déjà reçu dans la langue mctlicale, ainsi que V.lnthropologie, V./natomie , etc. Ces branches font partie de relIcsqu'onréunitsousIenomdeScienees médicales ou de tlygiastique. Voyez ce mot à la table alphabétique, où j'ai indiqué la place que tloivent en occuper tes diiïérenles branches.

//armoscopique ,do ip/i^,structure ,c\ de«xo«<s», je regarde.

•• .^nthropographie.de M^ittyhommeclde ypif*», je décris.

f.'iMésiosropiçue, dexfravu, mouoemenf, et de n«nla,je regarde.

'* .énfAropodynamiçue , de Mpunsi, homme , et de force , pouvoir , acUon.

** ^/éréoscopiçue, de mpiàc, solide , el de 9t9%i<n,je regarde.

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D’ART ET SCIENCE

|M)(i;ra|>hie bygroscopiqae * ou Ilygrotologir.

Cette division est fondée sur le degré de consis* tance des parties du corps humain. Les organes solides font le sujet de la première branche^ qui a reçu plus particulièrement le nom peu expressif A' Anatomie on pourrait donner à la seconde, qui traite des organes liquides ou humeurs, la dénomination monoépique kY Uygrotologie

Ces deux branches derronl être subdivisées selon la nature des organes qui en font le sujet : ainsi les médecins divisent l’Anatomie en Ostêologie ^ et en Sarcofogie^; et celle-ci en 3hjologie Splanch' nologie ^ , Angiolngie *, IS'errologie ®, Dermotogie <0, et Trichologie **. Fresque toutes les branches d’Organologie, qui se rapportent aux différents organes du corps humain, ont aussi reçu des noms particuliers , tels que O^phalnhgie *», Cardiologie Crànologie **, Hématologie Chylotogie *®,el une foule d’autres qu’il serait trop long d'énumérer ici.

I/Alogozoologic peut suivre la même distribution que l’Anthropologie , et ses branches pourront être désignées par des noms analogues ; ainsi j’ai établi, dans la Table, les divisions suivantes :

XXIII* Division, de l’Alogozoologie en Alogozoo* logie hygioscopique ou Zoorganologic, et en Alo< gozoologte nososcopique ou Nosozoologic.

XXIV* Division, de la Zoorganologic en Zoorganologie harmoscopiqiie ou Zoorganographie, et en Zoorganologie cinésioscopiqtic ou Zoorganodynamique, ou, pour abréger, Zoodynainiqtie.

XXV* Division, <lc la Zoorganogra])hir en Zoorganographie stéréoscopitpic ou ^otomie, et en Zoorganographie hygrosropiqucou Zohygrolologic.

* Uygroscopique , de C7pSi, liquide , et de 9xox<u, je regarde.

* Anatomie, de disseetion.

’ Hygrotologie, do \rfp6eon, Awmeurs, et de diêcourt,

* Oitéologie , de ot, et de discours.

^Sarmlogie, de cAair, et de Aéy»(,

ducoMrs.

* Hyologie, de muscle, cl de , dis-

cours.

^ Splanchnolosie , de entrailles, et de

diseour#.

* Angiülogie , de iyyitoy, vaûseou,ct deiSyoc, discours.

* .VétTofoÿiV , de , nerf, et de , discours.

^^hermologie ,dcHpftti ^ fteau, et de (Utcours.

Trichologie, de , rpt%hs , pa*7, cAereu, et de >ays(, discours.

'* CèphaUilogie , de tête, et de dis-

cours.

” Cardiülogie, do *upSlu, cœur , rt de , discours.

La Coénopbytologie sera partagée comme la Coénozoologie; j'ai pourtant prolongé moins les ramifications de la première de ces branches , puisque l’élude des plantes est , peut*ètre , moins importante pour nous que celle des animaux. Les noms étant j aussi partout analogues à ceux que je viens d'expliquer, je vais simplement énumérer ici les divisions suivantes, que j’ai conservées dans la Table.

XXVI* Div ision, de la Coénopbytologie en Coénopbytologie prosthénoscopiqiie ou Prosthénophytologie , c’est-à-dire Histoire végétale; et en Coénopbytologie paronoscopique on Paronophytologte.

XXVII* Division , de la Paronopbytologie en Paronopbytologie mérizoscopi(|iie ou Mérizophylologie , et en Paronophytologie, amérizoscopique ou Phytorganologie.

XXVlll* Division , de la Phytorganologie en Phytorganuiogie harmoscopique ou Phytographie, et en Phytorganologie cinésioscopique ou Phytodynamique.

Revenant maintenant à l’Anthropiirgie, nous établirons la

XXIX* Division, de l’Anlhropurgie en Antliropurgie bolodynamiqiie ou Dynamique ‘®, et en Anthropiirgie sloéchiodynamique ou Chimie

L'art humain ne peut modifier les corps considérés en masse qu'au moyen «lu mouvement. C’est celte dernière propriété qui fait le sujet de la première branche de î’Anthropiirgie. Cette branche a été désignée par le nom de Dynamique; celuide;Vécornique lui a été également donné, mais il est plus souvent restreint à une partie seulement de cet art et science.

La branche sloéchiodynamique a pour sujet

** CrdRofoyie, de crdne. et de ^èyo$, dût-

cours.

Hématologie , de sang, cl de

discours.

Chyiologie , de chyle, et de , dis-

cours.

//olodi/nami^ue, de «>«$, en mlier, etde iina/tti,

! pouvoir , force , propriété.

i Dynamique , de iv-ntpts. (ktlle dénomination, dans

I le langage ordinaire , est opposée h la Statique , et l'on ' regarde quelquefois les deux comme désignant dot branches de la Mécanique. Mais ce dernier mot est alors pris dans une acception beaucoup plus étendue que celle qui lui est naturelle. Les propriétés qui font le sujet de la Sialique apiiarlenanl aux èlrca avant qu’ils aient subi aucune niodiUcalkm de la part de l’homme , cette branche d’art et science se trouve nécessairement comprise dans la Pbysiurgie.

'•.Stoéffciodÿuamiçue, de partie éténsen-

taire , et de force , propriété.

*® CAimiV, mol dérivé, par les uns, de l’arabe, parles autres I de tue.

■ Pn.

: ^oo^k

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D’ART ET SCIENCE

les modifîcstions que l’homme fait éprouver aux parties élémentaires des corps, ainsi que les prO' priétés qui leur sont données au moj'cn de ces modîRcalions. Letle branche, depuis longtemps désignée par le nom de Chimie y comprend la composition, décomposition, et recomposition des corps.

XXX* Division, de la Dynamique en Dynamique abarysomatifiue *, c’est-à-dire corps imiyondéra^ blés regardant ; en Dynamique barysomalique \ ou cor^j pondérables regardant.

Les corps impondérables connus ou supposés sont au nombre de quatre : la lumière , le calorique, le fluide électrique, et le fluide magnéliqti*. I.a partie de la Dynamique qui regarde les deux premiers a reçu le nom xVOptique. [.es deux autres n'enlrcnt dans le domaine de la Dynamique qu’en tant que leur production ou leur modiflcalion demandent des o]>érations mécaniques, telles que la friction , etc.

XXXI* Division , de la Dynamique barysomatique en échoscopique ^ ou Acoustique et en Anéchoscopique * ou Mécanique *.

I.a première brandie regarde les vibrations des corps, c’rst-à-dirc l’espèce de mouvement qui produit la sensation du son. A la seconde se rapportent toutes les autres espèces de mouvement ipie l’homme peut communiquer ou modifier.

* /f6arysomn/i^ue, de Ta privatif, de pesant , et de corps,

* liarysornalique , de prsnni, et de aH/ta,

corps.

* Echoscopiqvf , de r;«o« , ton , et do y je re-

garde.

* dcousliqur , de ixriitv, entendre.

* .dnécboseopique.dc privatif , de ?, j(«i, son, cl de

9X9niiitje regarde.

® Mécanique, de » machine.

^ Cc8 premiers moteurs sont :

i*L'A'xrrn'ononimn/r,ycuniprUrJ?Jcr(ion/<umame. Ce premier moteur est le plus fréquemment usité.

2* l.a Croissance végétale. Malgré les effet* qu’on lui voit produire, tels que lu soulèvement de pierres, le renversement de murs, etc., par U croissance de racines d’arbres, ce moteur agit avec tant de lenteur qu’il serait trop faible pour être employé avantageusement par le mécanicien.

3* I.C Cent. Employé avec grand av-antage dans les moulins à vent , les voiles des vaisscans, etc.

4" La Chute d’eau. Elle provient de ratlraclion de gravité, et fournit une grande force.

Dans les autres cas où l'on fait agir l'attraction de gravité comme dans la machine ii enfoncer les pilotis , le lourne-broche, etc., elle ne donne aucune augmentation (le pouvoir; il faut toujours une opération préalable d'un autre moteur agissant en sens contraire avec une force au moins ^atc.

3* Mouvements d’ KUutieité on .éUraetions et Béput-

Tout l'objet de la Mécanique se réduit à t.i résolution du problème suivant :

Un corps élanl mis en mouvement par un prO‘ mier moteur quelconque, construire un appareil qui communique à un autre corps ce mouvement, (lont on modifie la direction , In continuité oti le degré de vitesse selon l’objet particulier que l'on a en vue, et cela avec le moins de perte de force possible.

Cet appareil, quel qu’il soit, est une machine y en grec y«>îz*5d! ; de là le nom de Mécanique donné à cette branche d’art cl science.

Pour rendre ci-Ue définition plus claire, et pour en bien faire sentir l'exactitude , il parait nécessaire d'examiner ici, arec quelques détails, les principes sur lesquels clic est fondée , les idées qu'on entretient à ce sujet étant souvent confuses et inexactes.

Il existe dans la nature un certain nombre de causes de mouvement dont les unes agissent continuellement, sans aucun secours de la part de l’homme , et dont les autres demandent une opération préalable de l'art cl science humaine pour les roctlrc en action. Ces causes de mouvement sont appelées premiers moteurs. On trouvera dans la note ci-dessous une liste de celles dont on a déjà fait usage, ou qui pourraient être employées en Mécanique avec plus ou moins d’avantage

rions élastiques. Toiilcs les foi* que l’on considère Pattraction de coUésioii , et la répulsion correspondante , comme motnirr, elles reçoivent le nom dVforlicilé ; quand on ne regarde que la résistance qu’offre cette c*iM>ce (railraciion, elle eut appelé .éttraction decohésiun. L’élaslieitédo la vapeur d'eau agit avec une grande force dans la nmchinc appelée, pour celle raison , machine d tapeur. L'explosion de la poudre à canon e«l auKKÎ produite par l’élasticité des gaz qui se dégagent par sa décomposition. Dan* ces deux cas , il ne faut qu’une opération cliimi(|ue peu importante pour faire agir ce moteur : mais il n'en est point ainsi pour rétaslicité d’un ressort; il faut, pour le monter, l'action préalable d'un autre moteur qui lui soit au moins équivalent en force.

6® Mouvements de capillarité, ils proviennent de l’attraction capillaire, et sont si faibles qu'ils seront toujours ^ peu près itiultb^s au mécanicien. 1^ gonflement d'une éponge, par l'absorption de l’eau, est un exemple de mouvement produit par ce moyen.

7* Moutemenit électriques, et %• .Mouvements magnétiques. Ce sont encore des moteurs dont ruliiité est à peu près nulle, à cause de la dépense de force qu’il faut pour les mettre en action, et qui est au moins égale à la force qu'on gagnerait par leur moyen.

&• Mourcmmli dVxpansïon et de contraction de solides, mouvements sont causés par de* variations dans le degré de chaleur ou dans le degré d'humidité, la» premiers sont trop faibles pour être utile*. Quant aux autres, IVxpan*ion par humidité du bois, par

Di

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D*ART ET SCIENCE

I/actiofi (le ces différents moteurs est constamment entravée par l'action contraire, directe ou indirecte, et plus ou moins Forte, d’une ou plusieurs de ces causes de résistance appelées aUractioM. Le degré de résistance (|u'iin moteur peut vaincre dans un temps donné est appelé la force de ce moteur.

L’attraction de gravité étant la seule de ces attractions qui agisse d’une manière régulière est aussi la seule qui peut servir de mesure ii la Force d'un moteur. Ainsi la Force d’un moteur est en proportion, soit du poids qu'il élèvera à une certaine hauteur dans un temps donné . soit du temps qu'il mettra à élever à cette hauteur un poids donné, soit de la hauteur  laquelle il élèvera un ccriain poids dans un temps donné; car le moteur qui élèverait un quintal à un pied de hauteur dans une minute serait absolument de la même force qu'un autre qui élèverait le poids d’une livre â cent pieds de hauteur dans le même temps , ou qui élèverait cent quintaux à un pied de hauteur dans cent minutes , en supposant toujours que , dans chaque cas. toute la Force du moteur agit d'une manière convenable pour produire cet effet. Tout ce que peut faire la Mécanique . c'est de modifier la direction , la vitesse ou U continuité du mouvcnieul de manière à ce que le moteur perde le moins possible de sa force ; car toujours il en penira par le frottement , qui a plus ou moins heu dans la machine la mieux consiriiile.

XXXII* Division, de la Chimie en Chimie embioscopiqiie * on organique , et en Chimie abioscopique ou inorganique.

XXXIll* Division, de la Chimie organique en Chimie zooscopique ou animale, et en Chimie azooscopique ou végétale.

l>a Chimie inorganique renferme tout ce qui regarde la production des substances impondérables , en tant qu'elle a lieu pour la decompositioa des corps dont ces substances font partie, ainsi que leur modification et leur réunion avec d’autres corps. Cette branche renferme aussi la considéra-

exemple, est employée sonvenl pour détacher lespierres i meules et autres grosses pierres.

10» .tfouveuicnfi d'expantion ei de contraction de liquides. Ils sont causés par des variations dans le degré de chaleur, et paraissent encore à peu près iniilMes au mécanicien ; les mouvements tbermomélriques en offrent un exemple.

i l * Jfout'emenli aërobariquet ou hart^mefrtçues, provenant des variations dans la pression atmosphérique. On faisait voir, U y a une quarantaine d’années, dans le musée de (U)xe, le prétendu mouvement perpétuel d’une pendule qui se montait au moyen des variations d'un gros baromètre.

' Emtnoêcopique , abioseopique , sooteopique et

tion des moyens de composer, de décomposer et de recomposer les différents corps pondérables inorganisés. La Chimie organique, au contraire, se borne à la décomposition, la slructuredes corps organisés étant beaucoup trop compIi<|uée pour que l’art humain puisse jamais espérer de l'imiter.

Jusqu’Ici, dans la division de l'AnlhroptirgièT^ nous avons considéré la manière dont agit Parti humain. Maintenant il se présente un autre point l de rue sous lequel on peut envisager le même sujet, savoir si les produits de cet art et science^ sont ou ne sont pas déjà appliqués aux usages , ordinaires de la vie par le moyen d'arts et métiers et de manufactures établies commercialement. Dans | le premier cas, la division est basée sur la nature | du sujet de la science; dans le second , sur celle de l’objet de l’art. -J

XXXIV* Division , de l'Anthropurgie en Anlhropurgie anapirique ^ ou Anaptroiogie, et en Anlhropurgie catastatique ® ou Technologie

La première de ces branches n été (ptchpiefois désignée par le nom mésexpresslf Philosophie experimentale. Le mot Technologie ipie j'ai conservé à-la seconde Iiranclie c»l déjà très-usité.

Celte division de rAnthropurgie est fondée sur l.i nature de l'objet de l’urt comme la SO* l'est sur la nature du sujet de la science. L’objet de la Technologie est la préparation ou conFt'ction d'objets applicables immédiatement au but de procurer le plaisir ou le bonheur , ou de préserver conire la douleur ou le malheur. OIni de l'Anapirologie est la recherche des moyens de faire ou de préparer de noureau.r olijcts qui puissent s'appliquer à ce but ou bien de faire subir à ceux qu'on emploie déjà de nourelles modifications qui les rendent plus propres au même but.

On voit donc que celte division nVsl pas subordonnée à la 29*, mais qu’elle lui est coordonnée, c’est-à-dire que toutes les deux sont faites sur le même ensemble, mais puisées dans de dilferentes sources. Cliaque branche de la dernière peut dune également renfermer une partie de la Chimie et une

azooscopique. f 'oy. ci-dessus pag. 5î9, 530, notes.

• .4napirique , de cj*périmrn#(i/. l.e mot

empin^ue .depuis longtemps introduit dans nos langues , avait bien dans son origine la même signiücation ; malt H y a été longtemps restreint à la désignation d’une secte de médecins «jui se conduisent par l’expérience seule sans le secours d’une portion suffisante de science. Il renferme donc une espèce de blâme qui le rend impropre à Pusage actuel. Le mol anapirique que je lui ai substitué était aussi en usage parmi les Cws.

* Catastatique^ dexaraffraTtr.^, regardantes qui est établi.

i * TerJtnologic , de rix^, art, et de >6y*<, diseourt.

NOl'VELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D*ART ET SCIENCE.

partie <1e la Dynaini(|iie. Malgré celle irrégiilaritCf j'ai cru devoir insérer cette double division dans mon laldeaii , vu son utilité pour la pratique, et parce que les dénominations sont déjà établies pour en désigner les branches. Il est vrai qu'à nicsiire que les produits «le la première branche deviennent îles objets de commerce, ils passent ronlinuellement dans le domaine de (a seconde; niais la justesse des dénominations qui leur sont données n'en reste pas moins toujours la même *.

Si l'on avait occasion de continuer la subdiiisioii de rAnapirologie ou Philosophie esjiérimrnlale, celle branche pourrait être, comme rAulhropurgie en général, |>arlagée, selon la nature des moyens employés dans Pesercice «le Part, d'aliord en hotndynamique et en atoéchioiiynamique , et ainsi de suite, comme on le voit ci dessus, page 353.

(gluant à la Technologie, la sulNlivision bifurqitée de cette portion si ini|K>rlante du champ ontologique serait susceptible d'une grantle extension; mais cette o;>ération m'enlralnerait trop loin de mon but actuel cl allongerait trop la table générale pour que je pusse y reunir le résultat de celte 0}»cration. Je vais donc seub meut indiqiirr queli]uesunes «les sources variées de division , ;>ar la combinaison des<|ueilei il serait facile de se frayer des cliemiiis, en tous sens, à travers le vaste champ de la Technologie

I>a première division pourrait être basée sur la considération de la propriété d'e/re en r/c, propriété qui appartient à quelqucs-iios des êtres dont s'occu|)e le tedinologisle, et non aux autres. Cette distinction me parait d'autant plus convenable, que l'action de Part humain s'exerce d'une manière très-tlilférrnlesur ces deux classes d'êtres. A Pegard des êtres virants, le pouvoir de Phomme se borne à leur éducation, c'rsl-à-dire à facdîler indirectement telles opérations de la nature , qui |>eiivent contribuer au but général de la Technologie; car tonte opération de la part de Phumiiie qui aurait |KUir

' On pourrait faire une iroitiêmc divisioa de l'An ihropuiÿte en prosthénosropiqucou /emps p<iii*é rejar» fiant , et en paronoscopique ou tempi prrsmt rrgarflant : la première branche renfermerait PArebéologie, ou ce qui regarde Ica antiquités, ce nom désignant les produits des arts usités cbex les ancieos. I.a acconde branche ac diviacrail comme cl •dessus.

* M. Iti’nlhain s'était Ivorné à esposer dans une note i|udquet-unes de cet sources do division. J'ai cru devoir développer celle luulie en PinséraDl dans le texte ; mais je n’ai pas été assex assure do la justesse de mes vues pour oser réunir au tableau général la division systématique de ce champ si vaste et si compli(iué.

*/iiopédi>, de i vir . et de éduca-

tion.

objet direct «le changer la forme ou la nature <lc ces êtres détruirait pour l'ordinaire leur vie et les exclurait ainsi du sujet de ces branches. l.es corps, au contraire, qui rentrent dans la seconde classe, celle des êtres non vivants , peuvent éprouver des modifications de la |>art de Phomme d'une manière bien plus directe, puisqu'un changement dans leur forme n'entralncr.iil pas nécessairement d'alteration dans leur nature et qne leur decom|>osition ne les priverait pas des caractères qui distinguent la classe dont ils font }>artie. Ces deux branches <le la Technologie, quoiqu'elles soient si généralement étudiées et prali<|uées sé|»arément , n'ont |)oint encore reçu de noms distinctifs fixes et appropriés. Ou s'esi bien servi qu(‘b|iiefuis des termes .dgricuUure , j4gronomiCf Économie rurale ^ |>oiir «lésigner la branche (Part et science qui a pour sujet l'éducation de tous les êtres vivants, à l’exception de Phomme, tant les animaux que les plantes; mais dans ces cas. la signification ordinaire et naturelle de ces mots , celle (tes deux premiers surtout, a été considérablement étendue. Quant au troisième, outre son inexpression, il a PinconvéDieiil d'être aussi biépiqtie. On |K)iirrail appeler Binpédie ^ la branche «pii regarde les êtres vivants, et le nom deSomaturgie^ serait jKMit-êire assez bien adapté â l'autre.

1^ Biu{)édic se diviserait très-naliircllrroenl en Anthnyposomatopédie en Zoopédie * , cl en Phylopèdie l.’Anthroiiosomalopédie ne comprend i)ue Pcdiicalion du corps de l'homme, tout ce qui regarde son esprit appartenant au domaine de la Pneumatoiogie ; elle se divise en Propftylac^ tique * on art de préserver la santé, et en Thérapeutique * ou art de rétablir la santé. I.a ProphylactHpie renferme la Cotmètique ou art d’cmlielbr le corps : la Thérapeutique se divise en ThérajHiuiique mécanique ou Chirurgie •*, cl en Thérapeutique chimique, I«a Phytopudie a été plus i^arliculieremcnl appelée Agriculture^^ ou Agronomie^^^ et renferme aussi le JatAinage, Plusieurs branches

* Somafurgie , do corps , cl de outrage , ttataH.

* Anthroposomatopédie , de Aomme, de

vMjua, corps , et de éducation.

* Zoof)édie , de , aitimaf , et de , éduca -

tioH. U* oiot Ahgoxoopedie serait plus exact, mais trop long.

Phylopédie , de yurS*, plante, et de édu-

cation.

* l^rophylaclique, de KpsfwAétw, inrésertr,

* Thérapeutique , de guéris.

Cosmcli^uc , de f embeliU.

Chtrurgie, de main, et detpyo*, ourrage ,

travail.

'* .tgriculture, de ager, cAamp.ct de cultura, culture.

Agronomie, de âypSs, cAump . cl de loi.

NOUVELLE CLASSIFIOATION DES BRANCHES D’ART ET SCIENCE

de le Zoopédie ont ausii reçu des noms particuHcrs : ainsi le Manège est Tart de dresser les chevaux, YUippiatrique * est l’art de les g^iiérir, V^rt vétérinaire comprend la guérison des maladies de tous les animaux en général ; ainsi de suite.

Les différentes branches <le la Somaturgie sont très-variées, quoique souvent très-M{iprochée$; elles se confondent même dans un grand nombre d’opérations. Leur division, d'après le principe bifurqué, tout utile qu’elle pourrait être, deviendrait en même temps un travail long et difficile. Ce champ, d’ailleurs, s’accroît dans une proporliun plus grande, peut-être , que toute autre partie du doroainede l’Ontologie ;rar. tous les jours, l’homme approprie à son usage de nouveaux objets, ou bien fait éprouver de nouvelles modifications à ceux dont il se sert déjà.

Une première source de division de la Somaturgie pourrait se tirer de la considération de l’emploi plus ou moins immédiat que l'on peut faire de ses différents produits. Sous ce point de vue, la matière brute et le travail achevé sont les deux extrêmes, entre lesquels U existe une infinité de degrés intermédiaires. Avant qu'un objet puisse donc être utilisé immédiatement par l'homme, il faut qu’il passe par un nombre plus ou moins considérable de ces différents degrés, et qu'il subisse un nombre correspondant d’opérations successives. Lorsque le but d'une branche de la Somaturgie est la confection d’un objet qui ne demande qu’un petit nombre de ces opérations, quelle que soit d’ailleurs sa proximité à l'utilité , cette branche reçoit , dans le langage ordinaire , les noms é^Arl industriel ou d*.^rf et Métier. lorsqu’au contraire le nombre de ces opérations nécessaires à la confection de l’objet est considérable, et qu’elles sont toutes regardées comme appartenant à la même branche, et rassemblées dans le même établissement , l’ensemble de cc$ opérations , ainsi que l’établissement où elles se font, reçoivent le nom de Manufacture ou de Fabrique *.

Parmi les branches somatiirgiques dont les produits sont applicables immédiatement au but géné-

* Mippiafriqu», de fnitoi , cheval, et de tar^ueJi, médecine.

* n n’cxiile point de terme dans la langue française qui désigne indisUoclemenl tout élablissemcnl destiné à l'exercice d'une branche de la Technologie. Le russe est même peut-être le seul qui offre cet STantage. Dans celte langua , le mot savod , avec l’additioD de l’adjectif approprié S chaque cas, peut s’appliquer tout aussi bien h un haras de chevaux qu’à la boutique du savetier, ou à la roanuracture la plus compliquée.

•On dit d'ordinaire peine physique lorsqu’on parle de la peine corporelle par opposition à la pcinr mora/c ■SATiin. — tuas III.

ral de ta Technologie , et qu’on pourrait qualifier de branches primaires ou du premier ordre, on peut distinguer celles dont les produits sont employés au soulien de la vie etù renlrelicnüe la santé, et celles dont l’objet est de garantir le corps humain contre tout ce qui peut le mettre dans un état de peine ou de malaise corporel ^ oii de lui procurer 1111 plus grand degré de bien-être corporel.

Sous la première de ces branches se rangerait :

la Siiiosceuastique * ou préparation d’aliments, renfermant la Cuisine, l’Art de préparer les boissons et liqueurs, l'Art du boulanger, du pâtissier, etc.; 2* la préparation des médicaments , qui sont chimiques ou mécaniques. Les premiers font le sujet de la branche appelée Pharmacie ou Pharmaceutique^. La préparation des médicaments mécaniques renferme l’Art du bandagisle, etc.

On pourrait diviser la seconde classe de branches primaires de la Somaturgie d'après la nature de leur objet, qui est, ou <le garantir contre le malaise, ou bien de procurer Y aise cor|>oi'clle. Celle «lislinction qii’on pourrait exprimer par les lettatsOdynoUiétique et Uédonistique est moins exacte et précise, il e&t vrai, qu'il ne serait à désirer, puisque la peine et le plaisir n’étant que «les ternies relatifs, l'absence de l’une est ordinairement siiiue «le la présence de l’autre. Cependant leurs proportions respectives dans l’objet des deux branches dont il s’agit maintenant pourront peut-être autoriser l’emploi de cette consûléralion comme source de division dans ce cas , comme dans celui de la Pathoscopie , dont je parlerai plus bas.

Pour la subdivision de la branche O«)yno(bétiqne, il faut considérer la source de la peine ou malaise^ contre lequel il s'agit de se garantir. Si celte }>eine est pbysiurgiqiie ou causée par la nature, on doit rapporter à la branche correspondante de la Soroalurgie la construction des aAria, tels que maisons, parapluies, habillements, etc., et celle des paratonnerres , parasols , paravents , et ainsi «le suite. Si la peine ou le malaise est antbropurgiqiie ou artificiel, on doit y rapporter la construction d’armes offensives et défensives, l’art militaire, celui des

00 mentale; nais cette expression est três-inexscte , l’esprit étant une production tout aosii naturelle qoe la naatière.

• Sùtoieeuailiçiie, (JeffiTa,affmeiUa>etde«iuui;w, je prépare.

• Pharmaceutique, de f«^/iaxfvrciui} , dérivé de fàpfiuxn , médicament.

• OdjfnolhétiqueeiHédonùtique.'Voj. pi as bas, p. 342, notes 1 et 2.

• Il est évident qoe Je ne parle ici que de la peine corporelle, tont ce quia égard à la peine morale oo spl~ rituelle se rapportant h la Pneumatologie.

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558 NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D’ART ET SCIENCE

fortifications, eic. A la branche Mëdonistiqne . dont Ir but est simplement de procurer ou d’augmenter Taise . on doit rapporter la confection de tous objets de luxe, ameublements, ornements, instruments d’optique , etc. . ainsi que la Phonique ou PhonotechniCf qui comprend la fobricationd’insirumenU de musique.

Quant aux branches secondaires de la Somatiirgie . leur but ne peut être que la confection «robjels necessaires ou utiles i l’opération des branches pri« maires. Ces objets se partageraient assez bien en deux classes, les instruments et les matériaux ; division qui s’appliquerait, surtout, aux branches mécaniques; car, dans les branches chimiques, les deux classes se confondraient trop souvent pour que leur distinction pélt être avantageuse.

Aucun objet ne peut servir au but auquel il est destiné , avant d’ètre arrivé au lieu convenable à son emploi. L’importante série des moyens de transport devra donc se ranger parmi 1rs instruments somatiirgiques, et pourrait se subdiviser en iostrumeots fixes ou stationuaires ^ savoir: chemins, canaux, etc., et en instruments moAi/M ou machines de tronsfwri. Cette classe en comprendrait encore trois autres, les voitures ou machines de transport terrestres, les vaisseaux ou machines aquatiques, et les ballons ou machines aériennes. Une autre distinction qu’on pourrait établir dans ces cas, c’est entre la construction des machines de transport . et l’application des moteurs physiques à leur mise en action. Ainsi, dans le cas des machines aquatiques . cette dernière branche a reçu le nom de Piarigation. I.a plupart des moteurs physiques dont j'ai donné le détail ci-dessus, en parlant de la Mécanique, sont aussi applicables au but dont il s'agit actuellement.

Les matériaux sur lesquels le tecbnologiste opère SC divisent naturellement en deux classes, /ez débris des êtres organisés , et tes corps privés de toute organisation. Otte distinction me semble autorisée par la dilÜérence dans la manière dont Tart humain agit dans les «leux cas. I.es corps qui ne serrent à leurs buts qu’en tant qu'ils conservent leur organisation demandent itneopération distincte, destinée h résister à l'influence des objets extérieurs, qui tendent toujours à les détruire : opération bien moins importante et souvent inutile dans le cas des corps inorganisés.

* Zoogénurgie , de çfiv*. antmaf , de , je proviens , et de U avait.

* Phytogènurgir , de plante, de ycvs.act, je

proviens , et do frarait.

^ Ànorganurgir . «te Ta privatif, de organe ,

et de ouvrage. A ccUe braoehe doit aussi se rap- |>ort«T Textraclion d'alcalis cl d'acidet végétaiir et anL

Les débris d’êtres vivants proviennent d’animaux ou bien de plantes. Ile là , la division de la branche «le Somaturgie qui regarde leur préparation et modification, en «leux classes, qu’on pourrait appeler Xoogènurgte * cl Phytogénurgie ».

Les principsux corps zoogènes qui jiisipTici ont été tkiiimis à l’o|H;raliou de Tart humain sont : 1® Osseux f tels que o.v, corne, fro/re, écaille, coquilles, coraux, etc.; 2* Membraneux, tels qiierrmz, ftelleleries , boyaux, etc.; 5* Filamenteux : cuirs, poils, laines, soies, etc. ; 4* Charnus ou firaisseux : huiles et graisses animales. Parmi les phytogèiies on peut distinguer : 1* les corps Ligneu.r et Corticaux : bois, écorces, osiers, pailles, etc. ; 2“ les Filamenteux :fits,cotons, etc, ; 3- 1rs (iommo-résineux ; gommes, caoutchouc, résine, poix, etc.; 4* les Liquides, tels qu*Ai#//e# essentielles et fixes , esprits , etc.

L'opération de Tart humain sur les corps inor> ganisés. un V Anorganurgie^. est mécanique ou bit'ii chimique, selon que le but est d’en modifier la forme ou In nature. La première classe se siiIkIi* viserait encore en «leux autres .suivant que l«>s corps qui en font le sujet sont en état liquide ousolùle. I,a première branche a déjà reçu \er\omiV Hydrotechnique, et venfvxmeV H ydraulique e\ V .4rchitecture hydraulique; à la seconde branche on devra rap* porter les arts «lu lapidaire, i\u tailleur de pierre, du sculpteur en pierre et en marbre, etc., la forgerie des minéraux cl un grami nombre «Tarts analogues. La ritnfication, la fabrication «le teintures, de savons, la préfiaralion «le ciments , la fonte et composition de métaux, serviront d’exemple de branches chimiques de TAiiorgantirgie.

Tour revenir maintenant à la Pneumatoloqie . nous établirons la

XXXV* Division, de la Pneiiinatologie en Pneumatologic nooscopique * ou Noologie, et Pneumatologie anooscopique » ou Anoopneumatologie.

I,c terme IS'oologie désigne bien la première branche , qui ne coosklère l’esprit que par rapfvort à la partie intellectuelle de la machine animale, y compris ses dilférentes opérations et facultés détaillées ci-dessus chapitre II; comme, par exemple, la perception, la mémoire, le jugement, le raisonnement, etc. Otle branche a aussi reçu les noms éi Idéologie » et de Logique, pris loirs

maux , cet substances n'étant produites que par la «lêsorganisation des corpa dont elles proviennent.

* iVoofCopiçuc , «le i^»s, dmr ou esprit humain , et de nsfféw, y> regarde.

* Anooseopique , de T« privatif, de esprit , et «le

je regarde.

** Identogie , de <o<x, idee , et «le èSysc , cfùcotirs.

;li

NOÜVELLK CLASSIFICATION DES BDANCHRS D’AUT ET SCIENCE

les deux dsns leur acception ta plus étcn<lue.

XXXVI* Dirisiony de la Noologie en Noologic proslhénoscopique ou Histoire noologique, et en Noologie paron09Copii|ue * ou Parononoologie.

première hranchc comprend THistoire ou Chronologie des connaissances humaines, c’est-àdire des progrès qu’a faits jusqu'ici l'esprit humain dans l’exploitation du vaste domaine ile la pi nsée et de l’action.

XXXVIJ* Division, de la Parononoologie en Noologie piasioscopiqiie ^ ou l.ogique et en Noologie coénonésioscopuiue * ou Goënonèsiologie.

A la Noologie plasioscopiqiie , c’est-à-dire /ôrmotion regardant y se rapportent l'art de penser et la science correspondante , qui traite de la formation seule des idées . sans égard à leur communication. L’idée que différents auteurs ont attachée ad mot Logique n'a jamais été aussi fixe et déterminée qu’on pourrait le désirer ; mais , dans une au moins de ses acceptions, ce mut est synonyme de la Noologie plasioscopique. La hranche coénonésioscopiqiie , qui regarde la communication des iilées , est désignée quelquefois par le terme Élocution et Belleg-Lettres.

I.a CoénonéMotogie a pour but la communication simple des idées, ou bien son objet est d’influer en même temps sur les affections. De là , la

XXXVIII* Division, de la Coénonésiologie en Coénonéstologie aplotlidactiqiie s ou Grammaire , et en Coénonésiologie palhégérélique*ou Rhétorique.

Si la signification ordinaire du mot Grammaire ^ n'a pas toujours exactement la même étendue que celle de la Coénonésiologie apIo<lidacliqiie, elle s’y trouve du moins comprise. Quant à la Coénonésiofogie pathégérétique , elle est la même que la Rhétotique dans l’accepiion ordinaire de ce mot.

On doit rapportera la branche apIo<li(lactique ou à la Grammaire les règles relatives aux rapports fixes qui ont toujours lieu entre les mots employés ]K>ur la communication de la pensée, quels que soient , 4l'ailleurs, le but et l’occasion de la communication et la nature des pensées communiquées. Elle regarde l'expression |>oétiquc ou l’art de la Versification aussi bien que l’expression en prose.

* pTOSthinoscopique et Paronoscopique. Voyes page 330 , notes 7 et H.

* Plasioscopique ,AcitXàwti, formation, et de je regarde.

* Logique, de dérivé de Xtya,je parte.

* Coénonêsioscopiqve , de xoivwvtv, je communique, et de woit4«»,y> regarde.

^ dplodidactique , «jtiôç, simplement , cl de fui tn^lruil.

* Palhèg&étique . de siOoç, passion, et j'excite.

A la Rhétorique ^ se rapi>ortent les règles relatives au choix à faire de mots, ou de combinaisons de mots , lorsque le but de la communication est d'influer sur les affections, soit dans un état de tranquillité, soit dans cet état de force et de trouble que l’on appelle passions.

lies mots et combinaisons de mots regardés comme propres à ce but sont nommés dans leslivres d’instruction figures de Rhétorique; mais dans les listes que l’on donne de ces figures, on en voit beaucoup qui s’appliquent plutôt à l'imagination qu'aux affections, et on en trouve d’autres encore qui , sans se rapporter ni à l’une ni à l'autre de ces deux classes, sont regardées comme propres à la communication simple de la pensée, par le moyen d'associations indirectes y c’est-à-dire par des Idées accessoires associées à l'idée principale.

Les rapports que j’ai établis ci-dessus entre les mots Grammaire et Rhétorique paraissent être ceux que leur ont donnés tous les auteurs, depuis le plus ancien des Grecs dont 1rs ouvrages nous restent, jusqu’à nos contemporains, liais ces rapports sont bien différents de ceux qui doivent avoir eu lieu originairement entre ces deux mots, ou du moins entre leurs racines primitives. I.e mot Rhétorique vient du verbe {rhéô), je coule, qui, dans quelques-uns de ses dérivés (non dans tous), désigne cette espèce de flux que l’on a nommé parole. Il n'a donc pu être donné d’abortl qu’aux seuls signes attdiàles ^ de la communication des idées ; et, par le mot Grammaire (tle gra-

phô, j’écris ), on n’a dfl entendre que les signes risibles et tangibles.

Ainsi , à en juger d'après les étymologies incontestables de ces deux mots, la Rhélorique a dfl être , avant l’invention des signes visibles , le terme qui désignait l'art de communiquer la |»ensée dans toute son étendue, et à quelque but qu’on l’appliquât. De même, lorsqu’on eut inventé les signes visibles, on a dâ donner d'abord au mot Grammaire la même signification illimitée , en ne la faisant différer de celle du mol Rhétorique que par la nature (les signes employés par ces deux branches.

Voici quelle me parait être la cause de celle dévia

’ Crflmmrtirr , de ypiuy* , èerit , lettre. On a improprement étendu quelquefois la signlûcaiion de ce mot a tout ouvrage destiné à enseigner quelque branche que ce soit d'art et science ; ainsi on a dit Grammaire de Géographie, Grammaire de Hêcaniqae , etc.

• Rhétorique, de orntcur. Voyez ci-aprés

dans le teste.

^ .indibles. J’ai été encore obligé d'introduire ce mol, puisqu'il n'en existe point qui rende mon idée, et qu'une périphrase n'aurait pas la prérision nécessaire dans ce ras.

uigiii

Vjl

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D*ART ET SCIENCE

tioD importante des atgntficaUoDS originaires , tant absolues que relatires , de ces deux dénominations. Avant que Tusage des lettres eût été introduit parmi les nations grecques , la forme qu*ellc8 avaient adoptée dans leur constitution politique avait déjà établi l’habitude de parler devant un auditoire nombreux, sur des sujets très-compliqués, en prolongeant considérablement leurs discours; (r/tdiâr) devint donc le nom )iar lequel on désignait l’homme qui s’engageait plus particulièrement dans ce genre d’occupation.

Mais, en s’adressant ainsi, sur de tels sujets, à de pareils auditoires , l’orateur ne pouvait manquer de trouver de nombreuses oceasions où il lui importait d’exerceraulant d'influence que possible sur les affections ou même sur les passions, soit directe* ment, soit par le mojen de Pimagination. C’est ainsi que la HMtorfque , c’est-à-dire le langage du rhéteur ou orateur publie ^ vint à ne plus signifier le discours en général, mais le discours considéré comme s’adressant directement ou indirectement aux affections ou auX passions.

Quant aux rapports particuliers qui doivent toujours avoir lieu entre les membres d’une phrase, on n’a pu s’en apercevoir qu’après que l’art exercé par l’orateur public eut été en usage depuis un temps plus ou moins considérable, et que les signes inventés pour rendre permanentes les idées transmises par les signes audibles et fugitifs eurent aussi été établis depuis quelque temps. Avant cette époque, il était certainement impossible qu’un homme , quelque vastes que fussent ses connaissances, pût embrasser dans son esprit tout l’cosemble des mots dont se composait le langage de ces peuples, tu point de pouvoir les séparer et les distribuer dans les huit ou dix classes nommées eollectivemenC parties du discours. Cette entreprise était trop difficile pour être exécutée, ou même projetée, avant que l’introduction des signes permanents eût donné le moyen de présenter les mots à l'œil et à l’esprit pendant un laps de temps assex long pour que l’intelligence pût les saisir clans toutes les combinaisons dont ils sont susceptibles.

C’est ainsi qu’à mesure que l’art de l’éducation faisait des progrès, lorsqu'on enseignait à connaître la signification et à tracer la forme des caractères visibles , on j a ajoute peu à peu les règles relatives à la nature de eus rapports de sigoifieatioo , selon lesquels tous les mots qui composent une langue sont distribués dans les differentes parties du discours; et le terme Grammaire fut à la fin transféré en entier A celte dernière branche d’instruction.

On a divisé la Grammaire en Orthoépie ou art de bien parler, et en Orthographie o\x art de bien écrire, distribution qui semble au premier alvord

distincte et cmnpiète ; mtb en rexamiaant iTuo peu plus près , 00 peut aisément voir qu’elle est loia de possMer l’une ou l'autre de ces qualités.

D’abord, les règles les plus importantes de la Grammaire, celles qui établissent les rapports mutuels que doivent avoir entre elles les parties élémentaires d’une phrase, et qu’on a rapportées exclusivement à rOrtfaoépie, s’appliquent tout aussi bien aux expressions rendues par des signes visibles , qu’à celles qui ne le sont que par des signes audibles. Ensuite la Pantomime , manière très^if* férente de communiquer nos idées, a été entièrement oubliée dans cette distribution.

Ainsi il me parait qu’on aurait dû diviser la Grammaire en deux branches, dont 1a première regarderait l’expression par mots, queüe que soit la nature des signes employés, et dont la seconde aurait pour sujet le geste ou la panlomiiDe» eoo* sidérés comme moyen de commuoicatioo.

A l'égard de l’expression par mots, on ponmit encore adapter ici la distinction en coénosoopigmtt en idioscopique, sur laquelle je suis revenu si souvent. La première de ces branches regarderait les rapports (|ue doivent toujours avoir les mots entre eux pour que l’expression des idées soit claire et exacte, et renfermerait les divisions connues sous les noms û'Élymologief iUüyniaxeeldeProsodie, A la seconde se rapporteraient les règles particulières à chaque espèce de signes. S’ilssont audibles, la brauche de Grammaire à laquelle ils se rattachent recevra le nom expressif d'Or/Aoé^’e, mot qui serait dans ce cas synonyme de Prononciation, S’ils sont visibles ou tangibles, c’est à VOrthographiê ott Écriture qu’on devra les rapporter.

VOrihoépie ne me parait pas susceptible d*aotre division que de celle qui serait basée sur la différence dans les langues qu’emploient les diverses rare» (l'buinmespoiir l'expre&ftioii de leurs pensées. Quant à \'Orl/iograp/m’, ou iK>urrail en établir une autre, ba^-e sur IVit uduc du sens attribué à chaque signe ; l'Ecriture se partagerait en symboliguecl en sytialnque , suivant que chaque signe désigne seul un mot ou une piusee entière, ou qu'il ne puisse trausnieltre d'ûlce qu'au moyen de sa réunion avec piuatirurs autres. C'est dans ce dernier cas que les règle» de i'Éci iture ont reçu plus particulièrement le nom tS'UrthnyrxipIteùo Orthographie. Alphabet étant le nom donné à la collection des lettres employées dans une même langue, l’Écriture syllabique a aussi reçu le nom ^Écriture alphabétique.

Parmi les différentes espèces d’Écritures, tant syllabiques que symboliques, employées jusqu'à présent, les plus remarquables sont les ÉcHtiipes :

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D'ART ET SCIENCE

5il

1* J^éthnographiquen * ou nationales, qui tout ou alphabétiques, telles que celles de nos lan* ffiies européennes, ou symboliques, telles que les Ecritures chinoise et hiéix^ljrpbique ;

Siénographiques inrentées dans le but d'écrire arec la rapidité de la parole;

9^ Crjfptographiques^ ou stéganographiques^, employées dans 1rs communications secrètes quand on ne veut être compris que par la personne h qui Ton s’adresse ;

4* Télégraphiques destinées à transmettre les idées avec promptitude à de grandes distances.

En considérant l’Écriture sous l’aspect du moyen employé pour tracer les signes, on peut encore la diviser en chéirographique^ ^ glyptique ’ et typographique*. Si elle est syllabique, ces trois espèces ont reçu les noms A' Écriture, de Glyptique et d7mprimerie. Si elle est symbolique, on les appelle Peinture , Gravure ^ et Sculpture.

Ces différentes considérations m’ont fourni les

XXXIX* Division , de la Grammaire en Grammaire logopbrasoscopique ou Orthologie **, et en Grammaire mimopfarasoscopique ** ou Pantomime

* Idiéümographiqus , de tf , en pariicoUer , de

no/ton, el de y^if»,/écns.

* SiénoQTaphiqut , de ffrrvè«, serré, el de fictis. Différents aotenrs ont donné à cette espèce d'écriture les noms de Braehygrapkie , de Tathygraphie , de Grapkodromie , d'Okygraphie , de Logographis, etc., qui tous ont à peu près U mèine dérivation.

* Cryptographique, de , caché, et de

jf’éerw.

* Stéganographiqus, de aTty«và«, caché, et de ji'éens.

* Tiiégraphique , de t»îJi, loin, et de ypi>f^,j'écrit.

* CftéiroyrapAiçiie, de matn, et de yieris.

^ Glyptique, de je graoe.

* Typographique , de vviras , figure ou earactire , et de yp*fu,j’ écris. Outre ces trois moyens, on a encore imaginé d’exprimer des mots par des nasuds, par des tailles , etc.

V Ces trois mots ont pourtant une acception beaucoup plus étendue, puisque l'objet de ces trois arts u’est pas seulement de eommuniquer des Idées, mais encore de plaire aux sens. Voyez plus bas, à la Palhoscopie.

M Logophrmsoseopique , de Xéyn , moi, de fpivtc, expression , et de «x»ir<w , je regarde.

** Ortholagis , de correct, et de Aèyec, diseours.

** Mimophrasotcopique , de fttfü9/ia.t, imiter par geste , de » expression , et do , js re-

gortü.

Pantomime, de tout, et de fufUs/iai^

miter par geste.

** Coénoeymboloseopique, de xoivt*, eu eomaiMii, de cv/tfisle», ligne, ti de eneniit, je regarde.

XL* Division , de l’Orthologie en Orthologie coénosymboloscopique ou Coénorthologie , et en Orthologie idiosymboloscopique ou Idiorlbologie.

XLI* Division , de la Coénorthologie en Coénortbologie épopoioscopique ** ou Prosodie, et en Coénorthologie aoépopoioscopique

XLll* Division , de la Coénorthologie anépopoioscopique en logopoioscopiqtie ou Étymologie et en logotassoscopique ou Syntaxe

XLIII* Division, de ITdiorthologie en Idiorthologie acoustosymboloscopique ** ou Orthoépie , et en Idiortbologie optosymboloscopique ** ou Orthographie ** , et

XLIV* Division, de l'Orlhographie en Orthographie symbolique et eu Orthographie sylûbique*’.

XLV* Division, de l’Anoopneumatologie en Anoopoeumalologiethélémaloscopique ** ou Éthique et en Anoopneumatologicalégolbélématique ou Palhoscopie**.

Tout ce qui est du domaine de la Pncumatologie aooosco^Hque, et qui n'a aucun rapport avec la volonté ni avec riofluence que celle faculté poiir-

** Idiosymboloscopique , de m particulier, de »v/«8oiov, signe, el de s*9itiu,je regarde.

Épopoioscopique , de Iftùg , vers, de nodv, je fait , et de 9X9iT<u, je regarde.

Anépopoioteopique , de l’« privatif, de (no«, vers, de V9ii«»,je fais, et de e*9itiu,je regarde.

** Logopoioscopique, de Aéyoc, mot, de n9<tu,je fais, et de n9vt’>è, je regarde.

Étymologie, de irv/àoioyUt, dérivé de trv/io«, vrai, et de ><y«,/c parie.

Logotassoscopique , de mot , de viveu, je mets en ordre, el de ncoiciw, je regarde.

** Syntaxe, de «vv, ensemble, et de ti999»,je mets en ordre.

** ^eouiiosymêoioscoptqwe, de Axavertc, audible, de «v/tSoAev, ligne, el de axentu, je regarde.

Orthoépie, de 9/>6h, correct, el de lice/cxi, je parte.

V* Opiosymêoiofcopique, de mièie, de

ffv/i8oiov, signe, el do ax»7r<w, je regarde.

•» Orthographie, de correct, et de ypifu

f écris.

Symèolique, de ei/tSeXov, signe.

Sÿliaèiçue, de avJtiaSii, syWdte ou lettre.

** Thélématoieopique, de volonté, faculté de

la volonté, en oppoettioo aux facultés iDieUectuelles. U manque k la langue un adjeciif correspondant au substantif roionic, le mot eob^aire ayant reçu une acception toute différente.

Éthique, de f黫 , mœurs.

^ Jlégolhélématique,deVe prir»üf,deUyu, je parle, et de éOu.M, volonté.

** Pathoseopie, de nétfof, lensalioR, et de «xoKiv,yc regarde.

NOUVELLE CL.VSSIFiCAT10N DES BRANCHES D'ART ET SCIENCE.

r^it aroir tur nos actions, ne peut re^^arder que les vensalions. Ainsi le mot de Palhoscopie désigne ' bien cette branche d’art et science. Le mtA Éthique^ I par lequel je désigne la Pneumalologie thélemato- \ scopique, doit être pris dans l’acception la plus [étendue qu'on lui ait donnée.

I.a Palhoscopie regarde l’influence qu'exercent les produits des autres branches d’art et science sur nos sens , soit pour produire les sensations agréa* blés, soit pour détruire celles qui sont pénibles.

C'est donc le goût qui Fait le sujet de celte branche. Le goât. c’est la science du degré de plaisir que produit telle ou telle opération corporelle ou men* talc, cl du degré de peine qu'elle détruit: c'est l’art de choisir les objets ou les opérations les plus propres à produire le plaisir et i détruire la peine.

Le sujet de la Palhoscopie est intimement lié à celui de la Technologie ; le but des deux branches est le même : la différence ne consiste qu’en ce que l’opération de l'une est purement spirituelle ou mentale, et que celle de l'autre est corporelle ou physique.

XLVl* Division, de la Palhoscopie en Patho* scopie hëtlonisticoscopiquc ou > Hédonopalboscopie, cl en Palhoscopie odyoothéticoscupique * ou Ody* nopatboscopie.

Ces deux branches, tout distincts que sont leurs t>oinl5 les plus éloignés, semblent se confondre dans leurs parties rapprochées ; mais c'est ici un inconvé* nient qu’il est difficile ou même impossible d’éviter, et qui se rencontrera presque à chaque pas que l’on fera dans la division de (cul ensemble logique.

XLYII* Division , de niédonopalhoscopie en Uédonopatboscopie somatique et en Hédonopalho^copie pneumatique *.

L’Uédonopalhoscopie est somati(|ue lorsque l'on considère le corps comme siège immédiat du plaisir : ainsi l’on doit y rapporter tout ce qui regarde le choix des moyens de retenir le corps dans ce qu'on |H‘Ut appeler un état quant au degré de

calorique qu’il contient, etc.; ainsi que le goùi i\ans le choix des mets, le goût en parfumerie, en boissons enivrantes ou autres, etc.

Le plaisir dont le siège immédiat est dans l'esprit

* Ilédoniêdcoicopique, de pUtUir, et de je regarde.

^ * OdynotkéUcoscopique, de douleur, de

je pote ou j'écarte, et de 9xonità,je regarde.

’ Somatique, do eorpt.

* Pneumatique , de trviv/ia, etprit.

“ Dic^tiqw, de iuà^u,jejuge.

* Déontologie , de iiw , of «vt»$ , ce qu'il faut faire , et de discourt, mot Déontologie détigoc donc l'indication de ce qu'it convient de faire, [.'emploi d'un pareil terme , si jamais il devient général, semble devoir

fait le sujet de ITIédonopathoscopie pneumatique • on tloit rapporter à celte branche les differenta jeux, soit gymnastiques, soit d’adresse ou de hasard ; ainsi que VPsthétique ou goât en littérature et en beaux-arts, y compris l'art de la composition , en Littérature, Musique, Peinture, Sculpture, etc.

I^a division de la branche odynolhéliqiie de la Pathoscopie serait aussi susceptible d’une grande extension. Elle serait basée sur la nature de la source de la «loiileur à combattre. Ainsi l'Odynopa* tboscopie , comme la branche correspondante de la Technologie , serait divisée en p/iÿsiurgiqtté et en anl/iropurgique, suivant ipie la douleur est causée par la nature ou par l’homme.

XLVMI« Division, de l’Éthique en Éthique dlcas^, lique^, ou Déontologie^, et en Éthique exégétîqiie'^./

L’Éthique dtcaetique, c'est-à-dire censoria/e , a (>our sujet les dilférentes actions de la volonté, • lorsque l’on veut y attacher une expression «l'approbation ou de blâme. L'objet de cette branche est d’indiquer si telle ou telle action doit ou ne doit pas être faite. Il n’existe point de dénomination qui lui soit appropriée ; oo pourrait lui donner celle de Déontologie.

Dans l’cxcrcice de l'Éthique exégélique ( c'est-àdire exposUoire ou énonciative), en omettant toutes ces expressions d’approbation, de blâme, ou d'indifférence, on indique seulement ce qui a été fait, ce qui se fait d’ordinaire , ou ce qu'il est probable que l'on ferait dans telles ou telles circonstances.

La distinction entre ces deux branches consiste dans la nature de la faculté à laquelle s’adresse le discours. La Déontologie cherche à influer sur la volonté; l*Élhique exégétique ne fait «{u’instruire l’esprit.

XLIX* Division, de la Déontologie en Déontologie polioscopique ^ ou Politique et en Déontologie apolioscopique ou Morale.

Déontologie polioscopique est celle qui regarde l’espèce de communauté appelée état politique. Elle a reçu les noms de Gouvernement et de Po/idont l'un semble plutôt désigner l'art , et l’autre la science correspondante.

La Déontologie apolioscopique, ou Morale privée,

être suivi d'importants avantages dana toutes les parties du champ de l’Ethique, dans la Politique surtout, tant intérieure qu’extérieure, où l’on a trop souvent confondu ce qui se fait à de ecrtaiues occasions avec ce qni doit se faire dans des cas pareils.

* Exégétique , de expotUotre.

* Polioscopique, de état politique , et de vssirtw,

je regarde.

^ l’ofitiçue.de ^rsiiru'^, dérivéde ni'Àtf,étatpQlUique.

À polioscopique , de l'« privatif, de niXtt, état politique, et de 9A9Jiiv,je regarde.

NOUVELLE CLASSIFICATION DES BRANCHES D*ART ET SCIENCE

regarite tout ce qu’il convient à chaque individu de l^irc, soit pour son propre inlérèt, soit pour l’inlèrèl d’autrui. Cette distinction nous fournil la

L* Division, de la Horale en Morale au(osco> pique * ou soi-méme regardant f et en Morale hété> roscopique * ou regardant d'auiret êtres que soi.

La jMorale doit comprendre aussi la Religion et la Théologie privées. Le Gouvernement ou Politique renferme de même la Rcligiou et la Théologie politiques.

LI* Division, de la Politique en Politique endoscopique * ou intérieure^ et en Politique eioscopique * ou extérieure.

\js Politique intérieure regarde la conduite du GoiiTeroemenl (c'est>à-<lire des personnes qui régissent une communauté politique) envers les membres de cette même communauté. l.a Politique extérieure ou intemationate regarde la con<luile d'un gouvernement envers les membres de telle ou telle autre communauté politique-

L'art du Gouvernement s’exerce en établissant des hiSf ou bien en gouvernant d'après celles qui sont déjà établies : de là la

LU* Division, de la Politique en Politique nomothéticoscopique ^ ou Ijégislation et en Politique aneuDomolbélicoscopique ^ ou Administration.

Pour bien sentir cette distinction entre la législation et l'Administration , deux branches q<ii ne sont que trop souvent confondues, il est nécessaire d’établir une définition claire et exacte du mot loif dont on a tant étendu la signification figurée.

Une loi est l’expression, en termes ordinairement généraux et toujours précis, de la volonté de la personne ou des personnes à qui les membres de la communauté politique pour laquelle cette loi est biite sont, dans le cas en question, disposés à oléir, soit par habitude, soit par engagement exprès.

Telle est la seule acception qu’il convient de donner au mot loi dans le sens propre ; c’est la seule où il désigne une entité réelle; dans toute autre il n’est qu’impropre et figuré , et ne désigne qu’une entité factice. Toutes les expressions telles que loi naturellef toi divine, etc,, ne sont que figurées, et^ toute proposition où l'on s’en sert

* Auioteopique , de ovr6(, lot-méme, et de'vxontu • je regarde.

* Uélèroscopique , de triées, un autre, et de je regarde.

’ Endoscopique , de Mn, en dedans, et de sfontta , je regarde.

* Exoscopique , de lt«, en dehors, et de je

regarde.

* IS'omolhélieoseopique , de loi, de e(9n/àttje pote, et de 9»oniv,je regarde.

comme désignant des entités réelles sera toujours fausse cl dciusive.

Dans cette définition, je me suis servi de la phrase en termes ordhsairement généraux , expression inexacte que je n’ai pu éviter. On n'a point encore tiré la ligne précise qui doit séparer la généralité des termes d’une loi, île la particularité de ceux d’une ordonnance administrative ; et celte définition m’entraînerait trop loin du sujet qui nous occupe pour que je m'y arrête en ce moment. '•

LUI* Division, de l'Admintslralion en Admiois- " tration érisiiqiie ^ (c’est-à-dirc contentieuse), eten Administration anérislique ^ (c’esl-à-dirc non con tentieuse).

L'Administration éristiquea reçu le nom de Jum* prudence. seconde branche est l' Administration dans l'acception la plus reslreinte et peiil èlre la plus commune du mot.

Dans l'exercice de la Jurisprudence, la décision du juge est fondée sur sa propre opinion guidée |>ar ce que l'on appelle la loi commune ou non écrite , ou bien elle est basée sur des lois écrites. De là , la

IdV* Division , de la Jurisprudence en Jurisprudence autolbétique et en Jurisprudence catanomolhétique

L’Éthique exégélique ou expositoire pourrait suivre les mêmes divisons que (a Déontologie , cependant je crois que la classification suivante serait mieux adaptée à l'importaDce relative de ses différentes branches.

LV* Division, de l’Éthique exégélique en Prosthénoscopique ou Histoire éthique, et en Paronoscopique ou Éthique paronexégélique.

LVl* Division, de TUisloire éthique en Polioscopique (c'est-à-dire état politique regardant), et en Apolioscopique ( c’est à-dire état politique non regardant).

La première branche est ce qu’on appelle d'ordinaire Histoire politique, et renferme tout ce qu'a eu en vue d'Âlemberl par les termes Histoire civile, ecclésiastique , retigieisse, atscienne elmodernc.

La seconde branche de la Chronologie apolioscopique renferme celle qui a reçu le nom de Biographie.

* Législation , de legislatio, dérivé de Ux, loi, et de ferOfje porte.

^ Aneunomothéticoicopique, de sans, de loi, de TîSyj/tipjc pose, cl de irxoTréw ,je regarde.

*Éristique, de eonfmtû’ux.

* Anérislique, de l’ec privatif, et de iptvrnbs, conientieu.t.

Autothétique , de aùr^t, soi-mépie, et de rcêij/xc, je pose.

Catanomothélique , de , selon, de loi,

et du ri9ij/u,je pose.

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