‹ Œuvres de Jérémie Bentham, jurisconsulte anglais De l'organisation judiciaire et de la codificationChapitre 258 sur 329 · IV. AMMAL est · texte numérisé non relu

IV. AMMAL est

vel ralionale, vel irrationale.

viz. BOMO; viz. brutvm.

exemples dans la ubtc alphabétique que j'ai ajoutée à cet essai, ainsi que dans le UiciioDnaire élymolc^ique de M. Morin, où sont rassemblés un grand nombre de termes scientifiques de toute espèce, dérivés de la langue grecque.

* rUale. Dans l’original le mol antma/wm ne saurait s’appliquer au genre formé de deux espèces appelées animai et p/ania ; c’esi pour cèia qne j’ai cru convenable de le remplarcr par les mots nifoieetrirum.

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NOÜVFXLE CLASSIFICATION DF^ BRANCHES D’ART ET SCIENCE

Au premier coup trœil, on verra que chacune (les ramifications de cet arbre ( qui semble devoir être attribue plutôt à Ramée * qu’à Por|>byriiis)est bifurquée;et si on veut l’examiner d'un {>ou plus près, 00 verra que les divisions sont aussi exhaustives.

Plusieurs auteurs ont paru entrevoir les avantages d’une bifurcation exhaustive. Saunderson , J. Harris « Watts, Reid et Kaimes, etc., en font mention , quelquefois , il est vrai, pour la mettre en ridicule ; mais tous se sont alislenus d’en examiner les avantages. Dernièrement Lamarck et Decandolie sVn sont servis, à |)fu de chose près, pour classer les plantes de la Flore française, sous le nom de Méthode analytique. Mais le seul qui paraisse en avoir bien senti rutilitc, et qui l’ait adaptée à une partie importante des connaissances humaines, c’est Dumcril, qui, dans sa Zoologie analytique, a classé les animaux en suivant rigoureusement la mclhodedes bifurcations, comme on le verra dans l’extrait que je ferai plus bas de son ouvrage.

Il reste maintenant à examiner jusqu’à quel |K>int il conviendrait de poursuivre la division par bifurcation exhaustive. D’après cc que J’ai dit cidessus, la qualité exhaustive sera toujours iitiic dans la division de tout ensemble logique ; et , pour que la division fournisse la preuve de celte qualité, il faut toujours qu’elle soit rédigée d’après les principes que je viens d’établir. Dans quelque iiranche que ce soit, plus on continuera cette division, plus on retirera d’avantage par la précision qu’elle ne peut manquer de donner aux idées que l’on conçoit du sujet. Mais il existe deux obstacles qui s’opposeront toujours à sa poursuite jusqu’aux dernuTcs ramifications. D’abord , rimpossibitilé de connaître toutes les |>arties de l’ensi nible et de réunir dans la même table toutes celles que l’on connaît ; ensuite le travail delà formation , de la communication, et de la perception de ces divisions, qui ne serait pas toujours compense par le profil qu’on en retirerait.

Prenons pour exemple les plantes <|ui font le

* Selon Moréri (verbo Aarnus), Pierre RanuH? publia, en IS47, deux ouvrages sur la Logiqut* , sous les litres ü7iuti(u/iofiei diateciica et d' .4rutotelie<e animatkftsiofUi. Ses livres furent condamnés, et il ftit renvoyé de son professoral & l'àge de vingt-huit ans. Kuneini déclaré d’Aristote, U est surprenant qu'il ait pu, dans celle circonstance, se souitrairc à la morl. Mais, étant aussi protestant , il expia les deux crimes à la fois dans le massacre de la Saint-Barlhclemy, en 1573.

* La quanlilé ou le degré du bien-être, éprouvé dans une |K>rlion de temps, est en proportion directe avec la somme des plaisirs, et en proportion inverse de la

sujet de la Phylologic ou Rulanique : on évalue à peu près à 50.000 le nombre des espèces plus ou moins connues de plantes , pour ne pas parler des variétés; mais tout cc que le botaniste le plus exercé connaît de leurs propriétés distinctives ne suffit |ta$ |>oiir distinguer nettement, d’après ce système, leurs points de ressemblance et de différence. Kt, en supposant même que dans le cours d’une année on parvint à classer ainsi le grand nombre d’iiidividus compris dans cette multitude d'es|)ères, et que celle classification fût complète et exhaustive, elle ne [losséderatt plus celte qualité raimée d’après. Quant à l’espace , on voit d’almrd combien il serait difficile de réunir dans un môme tableau un système de division biftirquee dont les ramifications extrêmes seraient au nombre de 50.000, pour ne pas aller plus loin.

Ainsi , dans le cas de chaque branche, on con* tinuera plus ou moins la division selon l'objet particulier que l'on se pro|K)se. C’est surtout de la division de la branche pncumaiologiqiie qu’il résulterait peut-être lu plus d’avantage, |»arcc que cette branche comprend principalemcDl les opérations de l’esprit humain, et que les effets produits par cet instrument ne sont rien, en nombre et en variété, en comparaison de ceux <|ue produit la nature.

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