CHAPITRE XII
Lecture du testament.
L'homme noir continua : Je donne et lègue à madame Scrupule, ma gouvernante, ma batterie de cuisine et ma cave... Item, ma g.irde-robe... Item, mon argenterie...
— Voilà bien des item, cousin?... — Hélas !...
Item... et je déclare mes neveux, ci-dessis nommés, mes légataires universels, à charge par eux d'acquitter les différents legs, etc., etc.
— Madame Scrupule, dis-je tout bas à la gouvernante, puis-je en conscience accepter les charges de la succession? — Le puis-je, dis-je aussi ? — Ah ! mes chers messieurs ! les bénéfices surpassent de beaucoup... — Vous nous le promettez, bonne madame Scrupule?
— J'eu suis garante... — Mais, dis-je, nous n'avons ui les meubles...
— Ni la cave. — Ni l'argenterie. — Ni les habits. — Ni le linge. — Ni les tableaux. — W l'argent comptant.
Nous parlions chacun à notre tour.
— Ni les bijoux. — Vous avez le reste, mes cliers messieurs. — Et de quoi se compose-t-il?... — D'une bibliothèque magnifique, composée de trente-sept gros livres, et d'un coffre de moyenne grandeur, dans lequel mon m.iître m'a dit, encore avant de mourir, qu'il avait renfermé ce qu'il avait de plus précieux. — En or?... — En diamants?... — Messieurs, il y avait probablement de tout cela. — J'accepte la succession, dis-je, alléché par l'idée du coffret. — J'accepte pareillement. — Signez, messieurs, dit Ihumme noir.
Nous signâmes...