‹ Œuvres de l'abbé Fleury (volume 2)Chapitre 62 sur 131 · LETTRE · texte numérisé non relu

LETTRE

L'Institution au droit ecclésiastique, que je prends la liberté de vous envoyer, sera peut-être de quelque secours pour donner à vos jeunes clercs les principes de la disci-' pline de l'Église ; et si Dieu permet que je mette au jour quelque volume de THistoire ecclésiastique , je ne manquerai pas de vous l'envoyer. Cependant je crois me devoir appliquer tout entier à ce travail ; et je ne l'aurais pas quitté pendant quelques semaines , si je n'avais considéré votre lettre comme un ordre de Dieu, auquel il ne m'était pas possible Ze résister. Ayez donc la bonté, Monseigneur, de ne m'en pas demander davantage. Quant à faire travailler quelque autre suivant mes vues, j'y vois^ encore plus de difficulté qu'à travailler moi-même. Je sens ce qui me manque et pour le fond de théologie , et pour la connaissance de la doctrine des Indiens et des Chinois ; et je ne sais où trouver quelqu'un assez instruit de l'une et de l'autre ensemble, et en même temps assez docile pour vouloir travailler sur le plan d'autrui. Au reste, me déBant avec raison de mes pensées , j'ai communiqué ce Mémoire à quelques uns de mes meilleurs amis; et monseigneur l'évêque de Meaux, le premier théologien de notre siècle, a bien voulu prendre la peine de l'examiner et me donner ses avis, que je n'ai pas manqué de suivre. J'espère que vous aurez la bonté d'excuser les fautes qui y sont restées. Trouvez bon, je vous supplie, que je présente ici mes respects à monseigneur l'évêque de Rosalie * , et que je vous demande à l'un et à l'autre votre sainte bénédiction.

Je suis avec un profond respect,

Monseigneur,

Votre, etc.

A Paris, ce 3 mars 1689.

' M. de Lionne.

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