‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 101 sur 399 · ACTE I, SCENE VU · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VU

reuses : pendant qu'elles ne songent qu'à se parer et à s'amuser, nous auti:es, nous travaillons, nous nous in* quiétons de l'avenir pour elles et pour nons. «

CLAIRVILLE

Ce n'est pas vous que l'avenir doit inquiéter.

PUt»ARC.

Quand votre petite sera en âge d'être mariée , vous saurez ce que c'est que les embarras d'un père d» famille.

CLAIRVILLE

Avec votre fortune et une fille aussi aiiïiable que la votre, on peut choisir.

DU PARC

Tenez, mon cher ClairVille, je puis me confier a vous. Vous connaissez mon caractère prompt et impatient. Je me «uis toujours dit que je marierais ma fille à dix-huit ans , et parce qu'elle en a dix*sept , depuis quelques^ mois , je mé crois déjà en retard. Je mg trouve presse d'ailleurs par une circonstance,..; le duc de Mircour,qui vient d'être nommé ministre, m'honore de son amitié. Il vaque en ce moment près de lui une place superbe, et il a eu la bonté de me faire entendre , qu'il la donnerait volontiers à celui ^fxe je choisirais pour mon gendre.

CLAIRVILLE

Cela fait une belle dot;

' nÛPARC.

. Qui rendra moins exigeant sur celle que je comptais donner ; mais vous sentez qtk'il n'y a pas de temps à perdre ; car il faut que la place soit remplie , et si je tarde à proposer un sujet au duc , il en preiidra un do la main d'un autre , qui a peut-être aussi une fille à marier. Or, vous savez que ma belle-mère a imaginé

i5o LES DEUX PHILIBERT.

de donner des bals à Paris et à la campagne , prétendant que plus d'une mère avait trouvé de la sorte un niar4pour sa fille.

GLAIRVILLE.

Oui, cela se pratique ainsi dans beaucoup d'honnêtes maisons.

BUFARC.

Et cela réussit.

CLAIRVILL£.

Quelquefois.

DUPARC

Eh bien ! nous venons de passer en revue tous les jeunes gens de notre connaissance, et nous n'en voyons pas un seul qui réunisse toutes les qualités.... Il j a bien notre cousin Pastoureau , que je ci*ois amoureux de Sophie.

^ CLAIRVILLE

Le tendre fôiseur d'élégies, mon fournisseur de romances, le grand joueur de boston et de billard.

DUPARC

Il a quelque fortune^ il est avocat, il plaide peu; mais ijia belle-mère veut une inclination réciproque , *et moi-même, si je pouvais trouver mieux.... Parbleu! mon ami, vous qui donnez des leçons aux jeunes gens ** des meilleures familles , vous devriez bien me chercher mon affaire parmi vos écolier^.

GLAIRVILLE.

Moi! • -

OUPARG.

Oui, VOUS. Il faut au duc un homme actif, intelligent, instruit', il faut a ma fille un jeune homme aimable, sensible. Moi, je vettx un gendre d'une humeur

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