ACTE I, SCENE Vlll i
• DUPiL&G. -
Diable ! voilà un obstacle.
clairtiIle. i
Ne vous effrayez pas ; il eât passionnément amoureux de votre fiUe. «
MADAME DFRVIGlfT.
U est amoHreux de ma petite-fille ? • %
GLAIRVILLE.
Sans lui avoir parlé , sans avoir jamais osé lui parler. Voilà ce qu'il vient de me confier,
MADAME DERVLGNT.
U se nomme? «
CLAIRVI1.LE. %
Philibert.
DUPARC
Philibert ! C'est le nom de Ja personne qui s'est fait écrire chez moi de si grand matin ; un nouveau voisin , à ce que m'a dit mon portier.
CLAIRVILLÈ.
u est venu se loger là tout exprès pour \piv plus souvent votre fille.
MADAME DERVIGNY
Savez-vous que voilà une preuve d'amour fort délicate?
DUPARC
Philibert ! J'ai connu un Pliilibert dans ma jeunesse.
CLAIRVILLE
Un négociant.
DUPARC
De Bouen.
CLAIRVILLE
C'était son père.
i54 LES DEUX PHILIBERT.
BUPAAC.
Il y a eu entre lui et moi un échange de services et de^bons procédés. J'aimerais fort pour mon gendre le fils d'un ancien ami.
MADAME BEAVIGNT.
Puisqu'il vous a fait une viçite ce matin , ne serait-il pas de ^ politesse de la lui i*endi^ ? «
• . nrPARG.
Sans doute.
GLAIAVII^LE,
Il n'est pas chez lui.
JDUPARC.
Je n'ai pas le temps d'attendre. Je vais mettre une cartQ à sa porte.
CLAIRVILLE
Voulez-vous me la donner ? Je -m'en charge. ; r>v^XKC,' rernettarU la carte a ClaùviUe. Aurez-vous cette complaisance ?
MADAME DERVIGNT.
Et VOUS nous répondez de tout ce que vous venez d'avancer sur son conitpte.
CLAIRVILLE
Un moment.... Je ne voudrais pas..., {Comme se décidant.) Eh bien! oui. Allons, malgré tous mes scrupules , me voilà lancé dans utie négociation de mariage. C'/5st la première fois.... Je me trompe; j'ai été pour quelque chose dans celui de la petite Ernestine Dercour, qui plaide aujourd'hui çn séparation'; mais ici , j'espère qu'il n'en sera pas de même. Cependant , comme je ne me soucie pas d'avoir toute la responsabilité.... Vous connaissez monsieur de Préval, monsieur Derlange ? Interrogez-les , interrogez monsieur Forlis lui-même.