‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 107 sur 399 · ACTE I, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IX

MADiLME DERVIGKT.

Allons , partons , partons. Marianqe , Joseph.

SOPHIE, h part.

Je ne crois pas m'étre trompée ; à travers les rideaux , j'ai vu ce jeune homn^e causer avec monsieur Clairville.

joàEPH , entrant en scène.

Les voitures sont sur le boulevard , au coin de la rue de Varennes.

DUPAaC.

C'est bon. '

MADAME DnRVJGVY^ appelant.

Marianne !

M AHi AKif £ , entrant en scène chargée de paquets. • Ebi! mais^ madame, quand il faut fermer toutes les portes, descendre tous les paquets. Voilà vo;s clefs, votre ombrelle, le carton de dessins et la musique de mademoiselle, {A Joseph.) Toi ,. porte tout cela dans^ la calèche.

JosEPfi , prenant les paquets.

Que je te voie encore causer avec le portier.

MARIAITNE.

Si je t'avais cru si js^oux , je ne t'aurais pas épousé.

{Joseph sort.)

* DUPARG.

Des courses dans Pftris, une fête à la campagne, une belle place à donner, une fille à marier; que d'affaires ! Embrasse - moi , mon enfant. Sans adieu , belle-mère; à tantôt, Clairville.

(Il sort.)

MADAME DERVIGIXY^ à Sophie.

Tu fais bien d'emporter tes dessins et ta musique. Je veux que tu brilles , qu'on t'admire. (Bas à Clain^ille)

i58 LES DEUX PHILIBERT.

Ah ! monsieur Clairville , si le jeune homme ressemble

au portrait que .vous en faites^ c'est un trésor; mais

convenez que j'ai un ange k lui donner pour femme.

(Haut.) Allons^ viens, ma petite fille. (^ Claûville.)

Ne tardez pas ; nous vous attendons avec impatience.

(i?/fe soct avec Sophie et Marianne. Philibert

aine paraît et se retire précipitamment^ comme

craignant d^être vu, au moment ou madame

Dervignj sort.)

GLALRVILLE, SCul.

Voilà une af&ire qui marche plus vîte que je ne croyais : tant mienx. ^

\ ' SCÈNE X

PHII^IBERT AINE, CLAIRVILLE.

PHILIBERT AiNÉy accoîtrant. *

Vous venez de causer avec madame Dervigny , je n'ai pas osé me montrer.

CLAIRVILLE

En deux mots, j'avais refusé de prendre l'initiative; mais le père l'a prise a^ec moi» Il me pressait de lui trouver un jeune homme qui fût digne à la fois, de sa fille et d'une place majeure dont le duc de Mircoûr lui permet de disposer. Je lui. ai parlé de vous. H s'est souvenu dWoir été Tami de Siotre père; il voulait vous rendre "votre visite , et voilà sa carte que je me suis chargé de vous remettre.

PHILIBERT AiijÉ, prenant la carte.

Il me rend ma visite-!

CLAIRVILLE

Attendez donc% 11 confiait monsieur de Préval , mon-

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