‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 108 sur 399 · ACTE I, SCÈNE X- iSq · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X- iSq

sieur Derlange, monsieur Forlis, il est allé chez eux; et si, comme je Tespère , ces braves gens lui font votre éloge , vous allez recevoir une invitation de venir aujourd'hui même dtkier à sa maison de campagne.

PHILIBERT aîné. '

Aujourd'hui! chez son père! avec elle!

CLXIRVILLE*.

Attendez donc; un de ses cousins viendra vous prendre et vous amènera dans son cabriolet.

PHTLIBERT AIN^.

Ten mourrai de joie. -

CLAIRVILLE

Une bonne idée. C'est aujourd'hui la fête du village. Il donne un bal ; en attendant l'invitation et le cousin , faites des couplets, une romance, une ronde. Si j'ai le temps, j'y adapterai un air de ma composition. A présent que j'ai commencé, je me &is un point d'honneur d'achever. Je vais brusquer toutes mes affaires pour être plutôt avec vous. N'oubliez pas des couplets. De l'esprit, du sentiment, quelques traits de génie, voilà

tout ce qu'il faut.

( // sort en fredoruumt^

. PHILIBERT klUÉ^ seul. '

Quel aini précieux que ce bon jClairviUe ! Quel honnête homme que ce mowieiir Dupïtro 1 Voyons si , en me promenant, je pourraf trouver quelques idées.

(// iire des tablettes de sa poehe,)

itk) LES DEUX PHILIBERT.

StÈNE XL

PHILIBERT Aiwi, PHILIBERT cadet.

PHILIBERT CADET

Ah! te voilà donc, mon frère.

PHILIBERT Aiiré, brusquement^ C'est toi, mon frère; que me veux-tu?

PHILIBERT CADET

Comme tu me traites durement! Ce^e je te veux? Je viens te faire une querelle.

PHILIBERT Aiiré.

A moi ! .

» PHICIBERT CADET. *

Un sage , . un philosophe , déménager sans avertir personne ! C^est bon pour nous autres , aimables vauriens. Qu'en résulte-t-il ? Hier soir , je donne un souper délicat, trop délicat, puisque lorsqu'il s'agit de payer, je me trouve dénué de fonds. J'étais un peu gai , et ma foi j'ai trouvé plaisant de prendre ton nom et ta qualité. Ce matin ^ par procédé-, je veux te prévenir , et '^ me faut courir jusqu'aux- boulevards des Invalides pour te trouver. Heureusement j'ai une af&ire qui m'amène 'dans ce quartier : oui, je viens chercher un homme à qui mon ami Salomcm a dû me recommander. IVIais vc^ à quei tu ' fn'exposes , à quoi tu t'exposes toi-même ; si le traiteur va te chercher à ton ancien domicile?....

PHtLIBERT AIITE.

On s'y est présenté.

PHILIBERT CADET

Vois-tu?

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