‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 110 sur 399 · ACTE I, SCENE XI. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE XI. i

k PHILIBERT AIHli.

Je te remercie de ta protectioii , et je ne manquerai pas de la réclamer en temps et lien. En attendant, compte toujom*s sur mes ' services. Mais je t'en prie, n'en exige pas plus que je n'en peux rendre.

PHILIBERT GA9ET

Fi donc! Pour avancer ma conversion, veux^tu me donner à dîner aujourd'hui? tu me feras de la Morale, je te conterai mes projets.

PHILIBERT AINE

Je ne peux pas.

PHILIBERT CADET

Ah ! tant pis. Heureux frère ! tu es invité dans quelque bonne maison, peut-être chez ton ministre. Mais quel secret as-tu donc pour plaire ainsi à tout le monde, pour te mettre sur-le-champ au ton et au goût de chacun ? Moi , quand je me trouve avec des gens sensés et de mœurs régulières , si je veux prendre leurs manières, je suis gêné; si je veux m'égayer, je sens que je vais trop loin.

PHILIBERT AÎNÉ, U^fCC VWOCité.

Eh! de grâce, laisse-môiv... Mais je ne veux pas me mettre en colère aujourd'hui. Je ne veux songer qu'au bonheur qui m'arrive.

PHILIBERT CAnEr#

Vrai ? il t'arri ve un bonheur. Que tu le mérites bien ! Mais conte-moi donc...

PHILIBERT aîné.

. Allons, tu ne veux pas voir que je suis occupé. C'est moi qui te cède la place. Je rentre chez moi. {jipart.) Aussi-bien, il faut que je éhange d'habit;.... pour un bal!...1\Ia toilette m'a toujours fort peu occuQ^é; mais

i64 LES DEUX PHILIBERT.

(lois^je rien négliger pour tâcher de plaire,...? Taurai encore le temps.... s

(// rentre chez lui en relisant ce qu'il a écrit sur ses tablettes y pendant la scène.) -

PHILIBERT GADETy SCUl.

Eh bien ! c'est honnête ; il ne m'offre pas seulement de me montrer son nouvel appartement. Je voudrais pourtant bien saVoh* s^il y a une chambre pour moi , parce que s'il m'arrivait de ne savoir où aller coucher... Ma foi, un frère peut entier sans façon chez son frère, et en sortant de chez la -personne que je vais voir..... Tai là son nom (// tire un papier de sa pocfie^: Monsieur Duparc , ancien notaire* Tiens ! mon ami Salomon a oublié le numéro... Mais je peilx m'informer... Mon Dieu ! que je suis content que mon brave frère soit en train d'être heureux !

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