‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 12 sur 399 · NARD. ^ Non , Monsieur · texte numérisé non relu

NARD. ^ Non , Monsieur

' D4>RICOUR.

Tant pis. • r .

LEONARD

Mais j'ai précisément dad^'ina maison deux hommes qui y sont entrés à cause de l'orage, et qui, tout-Â-l'heure, parlaient de lui.

a6 M. DE BOULANVILLE.

BORICOCJR.

Fort bien. Il faudisi que je les voie.

MADAME LÉPITARD, s'ai^OnCOnt,

Monsieur a donc un grahd intérêt à connaître ce monsieur de Boulanville?

^ DORIGOUR.

Un très-grand intiérêt.

Et peut-on savoir?... 'Pardon; mais lancien, attachement de ihon mari pour vous*) que je partage bien sincèrement, justifié riion indiscrétion. ,

D o R I cô u R , avec impor^khce.

Vous êtes les seules (fcrsonnes ^qu^je connaisse dans le pays ; vous nWez pasi', Vous ne poûv^ pas avoir de motifs pour vouloir me tromper ' vous le ▼oudriei, d'ailleurs, vous xx^y parviendriez pas. Je n^ vois pas ce qui m empêcherait de me confier à vous.

MADAME LKONA'RD.

Confiance qui nous honore, Monsieur : nous écoutons.

i.iojx iLiBiD y à pari.

Il n'est pas changé; il se croit discret, et il dk tout. . ,

DORIGOUR.

J'avais un ami 9 un cher et. tendre ami , Charles de Boulanville, riche. habi^aiit de la Guadeloupe; il était né en /France , à Orléans. La baîne d'une belle-mère l'avait fofcé de s'expatrier. Il me parlait avec aigreur de deux je\ines frères, tous deux fils de sa belle-mère. Ils avaient aidé , disait-il ,')à le dépouiller , à le chasser de la maison ' pate^ni/elle. Plein d^ ressentiment contre sa famille , il avait fait depuis plusieurs années un tes-

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