‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 130 sur 399 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DUPARC, PHILIÉERT cadet.

PHILIBERT CADET, parlant de la coulisse. Je suis beau joueur, monsieur Pastoureau, et^je ne ni'en irai pas sans vous donner votre revanche.

DUPARC

Le billard a donc bien de rattrait pour vous , jeune homme?

PHILIBERT CADET

Beaucoup d'attrait, je ne m'en cache pas. Avezvous vu comme j'ai lestement gagné cette première partie? Je pourrais céder des points à l'élève du café Turc. Laissons cela. Vous avez dé^ré me parler.

DUPARC

Oui, monsieur.

PHILIBERT CADET

Moi-même , j'ai de grands projets à vous confier.

PUPARC.

£h bien! monsieur, causons.

' PHILIBERT CADET

Caus(Mis.

DUPARC

C'est d'après le témoignage de plusieurs de vos * amis que nous avons cherché à faire connaissance avec vous.

PHILIBERT CADET

De plusieurs de mes amis!

DUPARC

Oui.

igo LES DEUX PHILIBERT.

PHILIBERT GAD£T

Cest possible. J'ai cru qu'il n'y en avait qu'un ; tant mieux s'il y en a plus.

DUPARG.

Tous m'ont vanté vos excellentes qualités.

PHILIBERT GADBT.

Monsieur y ces amis*là sont bien bons , et je leur ai beaucoup d'obligation.

DUPARG.

Mais pour que nous v6us accordions tout-à-»faît notre estime , il est bon que vous vous fassiez connaître par vous-même.

PHILIBERT GADET.

C'est juste. Je vous dirai d'abord , monsieur , pour vous rendre votre politesse , qu'on m'a parlé de vous comme d*un homme plein de probité , fort habile , et qui , ayant la <^nfiance de plusieurs très*riches particuliers, pouvait être très -utile aux jeunes gens qui voulaient faire des affaires.

DUPARG.

Plaît-il, monsieur?

PHILIBERT tïADET.

Oh! c'est la vérité. Vous avez beau repbusser l'éloge, je sais que vous le méritez. Quant à moi , vous avez connu mon père ; ainsi je n'ai rien à vous apprendre sur ma famille. J'ai eu, comiçe tant d'autres ^ une jeunesse un peu dissipée. Il est temps de mettre un terme à mes fredaines et à mes caravanes. Quand on a de l'ame et des sentiments , on ne doit jamais perdre courage.

DUPARG*

£]i! mais, voilà des aveux....

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