‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 131 sur 399 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

Bien francs, n'estai pas vrai? Je ne cherche pas à me faire meilleur que je ne suis. L'hypocrisie! ah dieu! quel vice affreux!

DUPARG.

Eh! mais, monsieur, n'êtes- vous pas attaché au ministère des affaires étrangères ?

PHILIBERT CADET

Je l'étais; je ne le suis plus.

D^PARG.

CoHitnmdt?

PHILIBERT CADET

On m'a fait des injustices, un passe-droit d'une iniquité révoltante : j'ai quitté ; comme précédemment j'avais quitté bien d'autres places. Je peux m'en passer.

DUPARG.

Vous m'étoqnez beaucoup : d'après tê que m'avaient dit les personnes que je me suis permis d'interroger sur vous....

PHILIBERT GADEX-

Eh bien ! que vous ont-elles dit ces personnes ?

DUPARG.

Rien qui annonçât ces beaux projets d'affaires.

PHILIBERT CADET

Ecoutez : j'ai cru n'en devoir faire confidence qu'à mon ami Salomon. Vous connaissez mon ami ëalomon ?

DUPARG.

Salomon! Ah! un joaillier, un juif.

Trè&-riche, très-considéré, ne prêtant que de grosses sommes , ne prêtant pas à tout le monde. (^ fi^*^') Je le sais; malgré notre amitié... •

iga LES DEUX PHILIBERT.

DUPARG.

Je l'ai vu hier; il m'a parlé d'un jeune homme....

PHILIBERT CA.DET

C'est moi. <

DUPARC

C'est vous ! ^

PHILIBERT CADET

Moi-même : jeune homme délicat, actif, et, j'ose le dire, capable ^e conduire un vaste bureau d'agence. Aflaires contentieuses ou administratives, civiles ou militaires ; j'embrasse tout , j'entreprends tout; J'ai déjà en vue un exc*ellent commis; et dès que j'aurai un premier client, je fais ilmprimer et distribuer mon prospectus.

DUPARC

Votre prospectus!

PHILIBERT CADET

C'est de vous , mon cher monsieur Duparc , que j'attends ce premier client. Soyez mon père.

DUPARC

Votre père!

Oui, mon appui, mon protecteur; vous y trouverez votre compte.

DUPARC, hparL

Je m'y {>erds. ( Haut. ) Mais , monsieur , savez - vous bien quelle est l'existence d'un agent d'affaires ?

PHILIBERT CADET

Si je le sais? A huit heures chez les négociants, les banquiers et les jurisconsultes ; |i dix heures au palais et dans les ministères ; à midi chez Tortoni ou quelqu'autre, suivant le quartier où l'on se trouve; à trois

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