‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 15 sur 399 · ACTE I, SCÈNE VIL 3i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIL 3i

innocents; il aime la chasse, la pêche, et l'agriculture; il n'est pas ennemi de la .bonne chère ,^mais jamais d'excès; il est obligeant, brave; il n'a jamais fait la guerre, mais il ne fauarait pas qu'on l'insultât ;'beau<icoup d'esprit , je m'y connais ; d'une excellente famille , et il n'en est pas, plus fier; il sait tenir son rang .sans orgueil ; un philosophe d'ailleurs , ami des idées... Coiiiif ment notre sous-préfet les appelle-t-il donc? Âmi des idées libérales et philantropiques.

• ' MADAUÏE LÉONARD.

C^est un homme parfait.

PUHOUàSAYE.

Du moins ne lui connais f je pas un défaut. Je ne finirais pas , si je vous racontais tous les betuix traits qui %ont à son honneur ; mais pardon , mon cheval doit être prêt. i^A JLéonard.) Monsieur l'auborgiste, j'ai compté avec votre servante. Votre vin est bon, et pas trop cher; j'en puis jtiger, puisque j'en vends. Ce soir, s'il pleut encore, j'en reviendrai goâter; car c'est ce soir que je termihe pour ma nouvelle ferme. {A Don-cour^ Ne croyez pas que je parle ainsi de monsieur de Boulanville par reconnaissa^ice des services qu'il a pu me rendre; c'est par justice, cVst sans passion. Interrogez se9 valets , ses nombreux amis , '^es ennemis même , s'il en a , ce que je ne cix>is pas; je défie qu'ofi vous en dise du mal. J^/parie que tous vous en diront du bien.

3a M. DE BOULA.NVILLE.

• SCENE VIII

DOMCOUR,. LÉONARD, Madame LÉONAAD.

PORIGOUR,, très-joyeux.

^ Eh bien ! mç^ amis, voilà, je crois, un éloge bien ^compleslt.

Si complet , que je le trouve un peu exagéré.

MAP A ME LiojsTARD, ironiquement.

Oh ! un peu.

DORICOÙR. ,

Ainsi, je peux remplir les veux de mon ami, rendre sa fortune à son neveu , marier ma fille à un honnête homme , à un homme de mérite..,.. Un moment, cependant ; le témoignage d'un seul hommene ^e suffit pas. Je ne suis pas de ces gens enthousiastes , qui se livrent sans Inflexion. <

LEONARD. • '

rétais étonné que monsieur oubliât sa prudence accoutumée.

DORICOUR. ■^*

Tu vois que je ne tairde pas à y revenir.

MADAME L£OirA.RD.

Voici- l'autre voyageui: que vous pouvez interroger à son tour.

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