‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 14 sur 399 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

DORICOUR , LÉONARD , ^Madamp LÉONARD ,

DUHOUSSAYE.

^^. DUPOUSSAYK. ^

Je me sei^l mieux ; je peux^* braver la pluie. Hé! la fille, mon cheval.

BORicotjR, à Duhoussayè. ^ Monsieur est un habitant du pays, m'a-t-on dit

DCHOUSSATE.

On vous a dît vrai. 'Vous voyez en moi Guillaume Dufaoussaye, laboureur et vigneron. Est-ce du- blé, est-ce du vin que monsieur veut acheter ?

DOKICOUR. -

Monsieur, je désirerais prendre des informations ^ur un monsieur de Boulanville : le connaîtriez- vous ?

DUHOUSSAYE.

Oui, monsieur, j'ai l'honneur , j'ai le bonheur de le eonnaître.

DORICOUR.

Ah! ah! {A Léonard^ Cela commence bi^n. {Haui,) Ainsi , vous l'estimez ?

.DUHOUSj^ATE.

Si je l'estime ! c'est un tr^ékfr de bonté , un prû4îg^ de vertu.

DORfcOUR.

En vérité! il doit être jeun^.

DUHOU!^SAT£.

Mais oui , c'est un jeune homme ; trente à trentedeux ans. Bien fait, figure agréable, franche, ouverte*

3o M. DE BOULA.NVILLE. -

DOKicovn^ à pari.

De mieux en mieux. (Haut,) A-t-il de la fortune?

DUHOUS^ATE.

Cest un des plus riches propriétaires du pays; et quel emploi délicat il fait de sa richesse ! ses amis ne l'implorent jamais en vain : c'est le père des pauvres.

DORICOUll.

11 est fort beau d'être charitable ; mais aloi's ne seraitil pas bn peu prodigue ?

liuHÔUSSAYE.

Point. De Tordre, point de dettes; une maison fort honorable, et tenue avec une écY>nomie!

MADAMC LlioNARD.

Il est marié peut-êti^ ?

BUHOUSSAYE.

Pas encore.

DORICOUR, â(/iâr/.

, Tant mieux. .

DUH013SSATE.

Les mères se le disputent pour leurs filles \ on m'a parlé d'une de ses parentes,, une veuve qui habite Orléans , dont j'ignore le npm , et qui a des prétentions sur son cœur.

MADAME LEOICARD.

.ih ! une* de ses parenles a des prétentions !

DTJli(>IISSATE.

a'est-à-dire, qu'elle est folle de lui. Il est bieb fait pour inspirer des passions. Entre nous , je ne vois pas dans le pays un seul parti digne d^ monsieur de Boulanville. Je félicite de tout mon cœur la femme qu'il épousera. Elle sera heureuse cell^làlll a des moeurs, une joyeuse humeur , une belle ame , des goûts purs ,

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