‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 181 sur 399 · ACTE I, SCENE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IL

LE CA.PITA:Iir£.

Donne. Maintenaijit , elles peuvent paraître quand elles voudront. Thomas, renvoie les ouvriers du dehors j qu'il ne reste plus que ceux de Fintérieur ; qu'on ne puisse encore ae* douter de rien. ( Thomas remonte et renvoie les ouvriers. ) Bertrand , tu n'oublieras pas de garnir de fleurs, les vases et lejs corbeilles- du pa* villon. ...

B^xa/iiri). .

^on , monsieur le capitaine. Grâce aux peintres et aux doreurs y c'est superbe à voir; graoe à moi ce sera parfumé... Monsieur le capitaine, c'est ibrt bien de construire des grottes, des rochers , des pavillons grecs, chinois ou turcs; mais est-ce que vous ne songerez pas à faire réparer les brèches qui sont à nos murs de clôture et d'espalier ?

LE CAPITAINE

Tai le temps.

• ÉERTRAKD.

C'est que , Dieu merci , on ne nous vole pas nos fleurs; mais nos fruits! On nous les vole,.... c'est une bénédiction. Morgue , il y a conscience de faire tort à un si brave, homme. Voilà vingt ans que je suis jardinier de ce château ; ]|^ ai vu sept à huit maîtres avant vous , et pas un qui vous valât. Depuis six mois que yous l^vez acheté, commp voUs faites travailler le pauvre monde ! , et sûr-tout depuis quatre jours que vous êtes venu vous y établir avec ces belles madames de Paris. •

LE GA-p*IT4I]SrE.

• Flatteur!

B£RTRANI>.

Oh ! je sab bien que c'est l'usagé des ^opnestique^

aSo LE CAPITAINE BELRONDE.

de fiiire Féloge des maîtres ({u'iis ont , aux dépens de ceux qu'ils Qnt eus. Mais vous ! on ne tous prés^ite - pas un mémoire que vous ne vous mettiez dans une colère de tous les diables ; et puis , vous payez sans compter , et vous n'oubliez jamais un généreux pourboire. ,

LE CAPiTAiiTE, donnonê-de l'argent à BeriramL Ah ! tiens. Voilà pour tes bouquets.

( // lui donne de Vorgeni. ) •

BERTRAND

Grand merci, monsieur le capitaine.

LE CAPITAINE, posant les bouquets sur un banc.

Avoir trouvé le moyen de faire venir dans ma terre des dames charmantes , et m'étre arrangé si hien que je suis seul auprès d'elles! {avec joie ^ et sejrottant les mains) ah! capitaine, est-ce adroit de ta part? Et j'espère que personne ne viendra troubler ma solitude, jusqu'à ce qu'un heureux mariage... (^Regardant par la grille h droite,) Qu'est-ce que c'est? comment? une- chaise de poste dans l'avenue ! Morbleu ! c'est au moment même où je me fiélicite de n avoir personne... Thomas , va donc voir.

THOMAS

J'y cours , mon capitaine.

(Il sort.)

LE CAPITAIlfE.

Yentrebieu! si c'est un importun^ un jeune homme, il sera mal reçu : non pas que je oraigne tous ces jeunes gens.... mais enfin.... (Regoixiant par la grille.) C'est un militaire ; je reconnais l'unifonue. Quoi ? ce serait mon fripon de neveu. (A Thomas qui revient. ) Eh •bien , ThonAsis ?

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